Benoît Hamon - Ministre délégué à l'économie sociale et solidaire
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14 septembre 2011

Benoit Hamon - Tourner la page

Reprenons la marche du progrès social

Le capitalisme financier a précipité le monde dans la crise. Les marchés, toujours indomptés, multiplient les déflagrations économiques. Le néolibéralisme paralyse la marche du progrès social.

Les pays émergents contestent la suprématie occidentale. Un vent de démocratie souffle sur les pays arabes, et pendant ce temps, en Europe et en France, tout continue comme avant… En dépit de l’impact destructeur de la crise sur nos vies, en dépit des responsabilités des marchés financiers, les élites intellectuelles, politiques, médiatiques et économiques justifient que la facture soit payée par les peuples. Il faudrait sacrifier ce qui subsiste de nos services publics et de nos solidarités. Le discours sur les “contraintes imposées par la mondialisation” sature le débat politique, finissant par convaincre nos concitoyens que le seul choix qui leur reste est d’indiquer dans quel ordre ils acceptent d’abandonner leurs droits.

Pourtant le message des peuples est limpide: ces politiques d’austérité ne sont pas seulement injustes, elles sont illégitimes et inacceptables. Persévérer dans cette voie nourrit un rejet profond de la démocratie et la tentation d’un vote massif en faveur de l’extrême droite. Pour éviter que la politique soit exclusivement la fille de la peur, la gauche doit redonner un sens et un contenu au progrès. Ce livre propose des objectifs et une stratégie pour desserrer l’étau et reprendre la marche du progrès.

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3 commentaires

  1. Marmout

    20 septembre 2011 à 12:45

    bonjour à vous ,

    il y a une page lourde a tourner, semble-t-il .

    Bonjour ,

    Pourquoi donc ce silence de la part des candidats aux primaires ( pas un mot dans le débat ) socialistes sur la présence des soldats français en Afghanistan, sur le coût financier qui en découle alors qu’il est question de règle d’or en France et dans plusieurs pays Européens , sur le coût en vies humaines ?

    Est-ce une entente tacite entre les candidats qui ont choisi de ne pas aborder ce sujet ? Est-ce à dire qu’ils sont tous en accord avec la politique extérieure du chef actuel des armées ?

    Afghanistan, la mort de l’opposition politique française ou les raisons d’une guerre .

    Quelques jours sans mauvaises nouvelles d’Afghanistan et revoilà la liste de soldats morts ou blessés pour la défense des valeurs démocratiques, comme ils disent, qui s’allonge.
    Déloger Ben Laden et son réseau, a bien été au commencement de cette guerre engagée par M Jacques Chirac au nom du peuple français, en soutien à l’opération Américaine ’’ Enduring freedoom’’ ou liberté immuable.

    Vous pouvez en avoir la confirmation ici, rapport d’étape de Messieurs Lamy et Lellouche, rapporteurs , assemblée nationale, Paris 29 octobre 2008, je cite :

    ’’Les attentats du 11 septembre furent à l’origine directe du conflit actuel. Par leur ampleur exceptionnelle (plus de 3000 morts), ils représentèrent un véritable traumatisme. Ils suscitèrent immédiatement le soutien unanime de la communauté internationale, qu’il s’agisse de l’alliance atlantique, qui, pour la première fois de son histoire, décida d’appliquer l’article V de sa Charte3, ou d’autres ensembles. Le monde arabo-musulman manifesta également sa solidarité.

    Les autorités américaines désignèrent Al Qaida coupable de ces attentats, alors même qu’Oussama ben Laden en revendiquait la paternité. Les Talibans refusèrent de se plier à l’ultimatum fixé par les Etats-Unis et leurs alliés de livrer ce dernier. C’est en conséquence de ce refus qu’une opération militaire fut décidée. Celle-ci était menée par les Etats-Unis, au nom du droit à la légitime défense, auxquels se sont joints certains alliés, volontaires, tels la France, qui mit en avant l’application de l’article V de la Charte atlantique.’’

    Et encore plus loin , je cite :

    ’’Il convient ainsi de souligner que, sur le plan militaire, la guerre en Afghanistan peut être caractérisée comme une impasse. En effet, si, de son côté, la coalition empêche les Talibans et leurs alliés de reprendre le pouvoir à Kaboul, elle ne parvient pas d’un autre côté à réduire la pression des insurgés, ceux-ci conservant même l’initiative militaire, forts de leur expérience guerrière et tactique (petits groupes très mobiles, équipes de deux soldats suffisant pour tirer des roquettes, attentats ciblés, enlèvements).’’

    A noter( ce qui peut intéresser les militaires sur le terrain ) que dans ce rapport dont je conseille vivement la lecture, il est indiqué que la présence du militaire devrait être portée à 12/24 mois sur le terrain et non pas 6 mois . Monsieur Lamy , un des rapporteur, ne s’est pas associé à cette proposition . Il est vrai que sur les bancs de l’assemblée, les snipeurs et IED sont moins à craindre qu’en Kapisa .

    Les résolutions internationales sont malaxées comme pâte à modeler, et, le plus souvent dans le cas de l’ONU, un droit pour les pays membres permanents est une obligation pour les autres. On le voit dans la dérive des résolutions de départ et cela que ce soit en Afghanistan ou en Lybie . Je vous invite à nouveau à lire ce qui suit :

    Extrait du compte rendu fait par M Pierre Lellouche suite à son déplacement effectué en Afghanistan en février 2009. Commission de la défense nationale et des forces armées, mercredi 20 mai 2009, séance de 10 heures, présidence de M Guy Tessier. Compte rendu 46 . Je cite l’extrait :

    “M. Jean-Claude Viollet. Cette vision transverse de la situation est tout à fait intéressante. Pour quelqu’un comme moi qui ai voté le maintien des troupes françaises en Afghanistan tout en demandant une clarification du positionnement de la France, l’adoption de la stratégie globale qui vient d’être évoquée est une bonne chose. Il est aussi important de dire que nous menons une lutte, et non pas une guerre, contre le terrorisme, car cela permet de souligner qu’il ne s’agit pas seulement de conduire des actions militaires.

    Je m’interroge sur la situation actuelle de la sécurité alimentaire en Afghanistan. Il est en effet essentiel de développer des cultures alternatives pour lutter contre le trafic de drogue et, au-delà, contre le terrorisme. On a évoqué les ponctions effectuées sur l’aide au développement avant même son arrivée en Afghanistan mais il règne bien dans le pays une corruption massive qui fait l’affaire des talibans, toujours prompts à se présenter comme des garants de l’éthique… Que fait-on pour lutter contre ce phénomène ?

    Enfin, il faut absolument développer la présence économique des entreprises françaises en Afghanistan. Il n’est pas normal, de façon plus générale, que notre importante présence militaire dans le monde n’ait aucun « effet retour » pour des secteurs industriels d’excellence comme ceux de la santé, du traitement de l’eau ou des déchets par exemple. Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas. M. Yves Fromion.

    Je reviens moi-même d’Afghanistan et du Pakistan – dans le cadre de ma mission de contrôle des fonds spéciaux – et confirme la description de la situation présentée par Pierre Lellouche. La présence de la Turquie dans la région s’explique par le fait qu’elle constitue un point d’appui très fort pour les États-Unis. Je rappelle que ceux-ci sont intervenus en Irak et sont très présents en Afghanistan, notamment le long de la frontière iranienne, ce qui leur permet d’accroître leur contrôle sur la région et d’encercler l’Iran. Il ne faut pas regarder le Président Karzaï avec des yeux de démocrate français. La situation en Afghanistan est très complexe : il a eu l’intelligence de s’imposer et d’asseoir l’autorité de l’État. Cela ne veut naturellement pas dire qu’il faut s’accommoder de tout ce qu’il fait.

    Je crois, comme Françoise Olivier-Coupeau, que les militaires français attendent beaucoup des moyens qui pourront leur être donnés pour les actions civilo-militaires, qui sont la réplique des SAS employés avec efficacité en Algérie. Il nous faut avoir aussi des petites actions rapides de ce type. Nous devons conquérir la paix, notamment dans la région de la Kapisa, et imposer notre présence comme pacificateurs.” Fin de l’extrait .

    Comme disait le philosophe*(a) qui a mal tourné ( c’est courant chez eux avec l’âge, même dans notre beau pays ) :

    ’’ la folle tentative de réduire l’être humain aux seuls étants convocables aux exigences de l’utilitaire.’’

    Alors mourir au service de la patrie ou pour l’industrie et ses actionnaires ? Vous me direz les deux mon capitaine .
    Algérie , pacification, ça ne vous rappelle rien ? Le sort des harkis à la fin de la guerre d’Algérie peut-il faire craindre un même drame pour les soldats de L’ANA si revenaient au pouvoir les talibans ?

    Peut-on imaginer les voir tiraillés entre le désir de quitter L’ANA ou de lui rester fidèle, au regard d’un avenir incertain suite à cette énorme faute stratégique qui a été d’annoncer à l’avance un calendrier de départ des forces françaises ? Cette faute ne met-elle pas lourdement en danger les militaires Français présents sur le terrain ?
    Et le retour des talibans au pouvoir, complètement impossible ?

    Ce n’est pas l’avis d’un spécialiste le général Vincent Desportes*(b) qui déclarait sur France -inter le jeudi 18 août 2011 , je cite , en parlant de la déclaration d’une personne politique de premier plan :

    ’’ la solution militaire n’existe pas , elle a raison de dire que la solution est politique . Ou encore ( en écoute libre sur le site de France-inter ) vers 83.11 ( durée de l’enregistrement ) : On est dans une démarche politique, tactique, au service de la politique des talibans . 85.00 : les talibans sont maintenant dans le jeu politique Afghan . Il n’y aura pas de solution sans les talibans.’’

    Un autre stratège, SUN TSU , je cite , disait en son temps ( en mandarin ), c’est à dire au IV siècle, dans l’art de la guerre ou Pinyin , littéralement ’ stratégie militaire de maître Sun *(c), je cite :

    ’’la meilleure conduite n’est pas de mener cent batailles ou de remporter cent victoires mais de battre son adversaire sans même l’avoir affronté .’’

    Ou encore : ’’ la fluidité de l’eau l’emporte sur la dureté de la pierre ’’ .

    Ce sont des préceptes suivis de tous temps par l’adversaire des armées conquérantes pour défendre son territoire quand la souveraineté de son pays est en danger . On voit comment s’y prennent les talibans de nos jours pour éviter le combat rapproché et faire toujours plus de victimes dans le camp occidental. Vous n’extirperez pas le patchtounwâli d’un coup de baguette magique , droit ancestral de recueillir chez soi, même le pire ennemi , ni l’ardeur au combat jusqu’au sacrifice de ce peuple . Pas plus que la fierté insulaire corse, les volcans d’Auvergne , les Tiki de Polynésie ou l’hermine Bretonne.

    L’antienne sempiternelle reprise en cœur par les pèlerins ( bien intéressés ) à la messe des croque- vivants, l’accusation de Munichois qualifiant ceux qui disent stop au carnage, est ridicule . Où voyez- vous les Sudètes et une future annexion d’un pays occidental . Avez-vous un taliban sous votre lit ? Entendez-vous la multiplication des attentats dans le monde , jusqu’en plein Kaboul et la mort de policiers au British Council . Plus de neuf heures de combat . Des morts au Pakistan chaque semaine . Plus de soixante morts et des centaines de blessés en Irak après la décision des américains de prolonger leur présence dans ce pays . La terreur se nourrit des prétextes qu’on lui offre .

    Entendez-vous les roquettes chinoises tirées par les talibans sur les bases françaises en ces jours où approche le 11 septembre funeste ?

    Le meilleur moyen de ne pas perdre une guerre est de ne pas la commencer alors même qu’elle est injuste par les buts trompeurs qui sont évoqués avant son déclenchement.
    La guerre en Afghanistan coûte cent quarante milliards d’euros par an, dont 80% de dépenses militaires pures ( déclaration du Général vincent Desportes sur France -inter ) . Je paie des impôts comme de nombreux français de la classe moyenne et estime donc avoir un droit de regard sur cette immense dépense . Le peuple français devrait avoir le droit de se prononcer quant à la poursuite d’une telle gabegie en euros et surtout ce qui est le plus important en vies sacrifiées de nos soldats sur l’autel de l’imposture.

    Les politiques Français de l’opposition ont une responsabilité criante de par une certaine frilosité dans l’attitude qui participe à ne pas relayer l’opinion de la majorité des Français : ’’Que cesse cette guerre au plus vite ’’ .

    *(a) Heidegger , la technique .
    *(b) général Vincent Desportes , maître de conférence en stratégie à L’ IEP ( institut d’étude politique ) de Paris , professeur de stratégie à HEC , ancien directeur de l’école de guerre et conseiller de Panhard général défense .
    *(c) Sun Tsu dont se seraient inspirés les vietnamiens pendant la guerre d’Indochine puis contre les américains et les chinois contre les japonais.

    écrit le 8 septembre 2011, yo , auteur sur Rue89 du témoignage lu jusqu’en Kapisa: Afghanistan , théâtre d’une aberration .

    Sincères salutations à vous .

  2. youen

    23 septembre 2011 à 17:43

    Bonjour,

    Je vois que mon précédent commentaire sur la situation en Afghanistan ne vous a pas intéressé . Comme c’est la cas d’ailleurs pour l’ensemble de l’opposition ( qui porte bien mal son nom ) de gauche actuellement .

    je recommande à ceux et celles que le sujet intéresse de regarder le documentaire d’infrarouge : ” c’est pas le pied la guerre ? , filmé par de jeunes soldats à l’insu de leur hiérarchie. Jeudi 29 , 22h15 , France2 . Ou la guerre sans tabous et criante de vérité. Suivi d’un documentaire sur la névrose traumatique, 23h10 .

    Se mobiliser pour libérer ce conflit de la chappe de silence qui participe à assourdir le citoyen Français, n’est pas un vain combat .

    Certains ont le courage de le mener, d’autres manifestement pas .

    Salutations à vous .

  3. Devaux Lemonnier

    30 septembre 2011 à 18:03

    Votre programme c’est du rafistolage.
    Vous êtes des bons gestionnaires du capitalisme. Vous recommencez comme en 2002.
    A l’époque, l’opinion publique pensait: PS= UMP. Çà nous a conduit dans le mur.
    Ni Mme Aubry, ni M. Hollande, ni M. Valls sont vraiment de gauche.
    Il reste soit M. Montebourg, soit Mme Royale qui proposent vraiment un changement.
    Et j’irai voter.
    Cordialement.

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Benoît Hamon - benoithamon.fr - 2011
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