Trois questions sur le Forum Social Mondial
7 février 2011

Benoît Hamon était présent à Dakar début février à l’occasion du Forum Social Mondial aux côtés de Martine Aubry. Retour sur un déplacement riche en rencontres, en débats et en perspectives pour la gauche.
Que retiens-tu de ce Forum Social Mondial ?
Ce séjour avait une dimension très personnelle pour moi. J’ai vécu à Dakar entre 1976 et 1980. De la 9ème (CE2) à la 5ème j’ai étudié au cours Sainte Marie de Hann, chez les pères Maristes. Je suis retourné, dans ce grand établissement qui scolarise des enfants de 68 nationalités différentes. Les retrouvailles avec les salles de classe de 9ème orange, et de 6ème rouge étaient pour moi très émouvantes. Au-delà, outre les odeurs des marchés, l’atmosphère de la rue dakaroise, le charme de ses nuits, ce séjour a été l’occasion de deux rencontres. La première avec Khalifa Sall, maire de Dakar qui m’est apparu solide et clairvoyant sur l’avenir du Sénégal. La seconde avec le Président Lula dont les convictions politiques et sociales sont intactes.
Quels sont les sujets qui ont été abordés durant ces journées ?
Ce Forum Social Mondial se déroulait dans un contexte particulier : les conséquences sociales de la crise de 2008 et le vent de démocratie qui souffle dans le monde arabe. Au cour des débats, ateliers et conférences de ce Forum qui réunit les 5 continents et des acteurs civils, politiques, syndicaux de tous horizons, on a beaucoup parlé dégâts du libre échange, développement, coopération Nord/Sud, échanges Sud/Sud, sauvegarde des biens publics fondamentaux (l’eau, l’énergie)…
Qu’est-ce que la gauche doit retirer de ce Forum Social Mondial ?
Ce que la gauche doit retenir de ce Forum Social Mondial, c’est d’abord que c’est là et nulle part ailleurs qu’ont été imaginés le principe d’une taxe « altruiste » sur les mouvements spéculatifs ou d’une taxe pour lutter contre le dumping social et environnemental dont les recettes iraient fiancer le développement des projets de coopération entre le Nord et le Sud. C’est aussi là que l’on exige avec le plus de force que la distribution et la production d’un bien public fondamental comme l’eau ne soient pas soumis aux règles du marché.
« Ce qu’une seule personne peut réussir, deux le feront mieux » : Proverbe Wolof
Commentaires
Soyez le premier à réagir !






