J’ai signé la pétition pour défendre l’hôpital public
3 février 2010

La frénésie budgétaire du gouvernement est manifestement à géométrie variable. Il fait faire des économies aux catégories les plus aisées pour faire des économies sur le dos de celles et ceux qui subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise.
Les dernières nouvelles autour de l’hôpital public confirment la tendance. Pourtant, tous les médecins le disent : vouloir maintenir les dépenses de santé du pays à un niveau constant est une absurdité. Depuis des dizaines d’années, les besoins et des demandes de soins de la population à tous les âges de la vie s’accroissent. Les dépenses de santé suivent, en toute logique, la même courbe.
Comme toutes les suppressions de postes de fonctionnaires (éducation, service postal, police), le plan social annoncé dans les hôpitaux d’Ile de France aura des conséquences immédiates sur la qualité du service rendu aux patients. Même en période de crise, le gouvernement ne recule manifestement devant rien pour financer ses choix politiques budgétaires. Même pas devant l’impératif de protéger la santé des français.
Pour signer la pétition : http://petition-mdhp.fr/index.html







Christophe
3 février 2010 à 18:53
Le mouvement socialiste est trop discret. Il faut qu’on vous voient sur des choses qui tiennent à coeur. Peu de personne se documentent, peu de personne lisent le journal, peu de personne s’intéressent à la vie politique. Et la vous faites une grosse erreur vous pensez que c’est aux citoyens de venir a la politique alors que c’est le contraire !! Vous avez une multitude de sujets a défendre avec ce gouvernement qui commet erreur sur loi impopulaire. Et on ne vous entend pas quand on vous entend c’est vraiment beaucoup trop léger même furtif.
rosalie
4 février 2010 à 16:45
moi aussi
Thomas
28 février 2010 à 14:33
Médecin, je partage mon temps professionnel entre l’hôpital public (CHU) et une clinique privée. La dégradation des conditions de travail à l’hôpital a été vertigineuse en l’espace de 3 ans. L’hôpital est devenu un paradis administratif et un cauchemar médical. Les chefs de service ont uniquement le pouvoir de relayer les plaintes de leurs subordonnés auprès de l’administration. Il n’y a aucune réactivité de la part de cette dernière, faute d’argent, faute d’envie…
En pratique, les plannings au bloc commencent avec plusieurs heures de retard, les patients n’arrivent pas au scanner ou à l’IRM, faute de brancardier. Nous sommes contraints parfois d’opérer sans infirmière, je tape moi même des compte rendus…Je commence à 8h30 pour terminer souvent à 21h, en mangeant un sandwich à midi pour rattraper le temps perdu le matin. Beaucoup d’énergie est dépensée pour un rendement médiocre. Le personnel que j’affectionne est dégoûté, démobilisé, simplement malheureux. A tous les niveaux, chacun pense à une porte de sortie car cet hôpital nous use.
Tout n’est pas rose dans le secteur privé mais je peux au moins optimiser mon fonctionnement.
Nous devrions être 3 médecins démissionnaires cette année.
turner
22 mars 2010 à 21:24
Moi également
Je suis médecin hospitalier, temps plein, travaillant dans un CHG et partage la vision de Thomas sur la dichotomie entre moyens alloués et la charge de travail croissante pour l’ensemble du personnel hospitalier. J’y vois dailleurs une analogie avec l’Education Nationale ou les gens attendent de plus en plus de cette institution et ou l’état diminue les moyens humains menacant cette entité de fonctionner correctement. Marche-ton sur la tête ? Mais en plus dans le domaine de la santé, la T2a avec cette logique productiviste du soins ne peut qu’empirer cette logique de rupture entre administratifs et personnel soignant avec pour corrolaire une dégradation des condittions de travail. Qui en sera pénalisé ? Tout le monde, les soignés et aussi les soignants chez qui on imprime (consciemment et inconsciemment) une idée du soin rentable, remmettant la motivation initiale (soigner, écouter, prendre le temps dans des moments bien spécifiques de souffrance,..) en second plan et générant des frustrations, des modifications de profil de poste,..
J’en profite pour aussi exprimer une surprise sur le thème de « l’identité nationale ». La France a son histoire, sa langue, sa diversité de paysages, ses diversités humaines sociales, culturelles, ethniques,.. et son histoire ne peut qu’évoluer pour sa survie. Alors la reprise du thème « Identité Nationale » n’est que le reflet d’un conservatisme incroyable dan lequel est inclus des visions de celui ci (non acceptation de la différence, racisme, privilèges, castes,..
Et puis nos élistes qui partent vivre en Suisse ou Belgique pour ne pas payer d’impôt, sont-ils représentatifs de la France? Les entreprises qui font faire leur produits hors CEE ou pire qui délocalisent en mettant plein de gens au chomage, sont-ils nationalistes ?
C’est peut etre un argument à utiliser
Fercoq
21 mai 2010 à 23:29
S’il n’y avait que l’hopital qui manque de personnel, mais malheureusement ce sont tous les secteurs qui sont touchés. Pourquoi laisse on fermer des entreprises qui font des bénéfices sur le dos de leurs ouvriers et les laissent on partir à l’étranger se délocaliser parcequ’à l’étranger la main d’oeuvre est moins chère, mais on obligerait toutes ces entreprises a rester en France certainement qu’il y aurait donc du travail et tous les jeunes pourraient au moins travailler et donc plus cotiserait pour la sécurité sociale je crois que notre gouvernement actuel est responsable de tout ce désastre. Il faudrait rétablir cela au plus vite car ce n’est pas en fermant tout que ça va être la solution. Il aurait aussi fallu laisser les apprentissages pour ceux qui ont du mal à l’école et c’est aussi un moyen de commencer a travailler beaucoup plus tôt, mais le gouvernement ne voit rien ou plutot ne veux rien voire à tout cela. Les voyages ça ils connaissent mais le reste et bien français payer la note.