Démocratisation de l'enseignement supérieur : parlons des vrais problèmes pour donner les bonnes réponses.
11 janvier 2010
Tribune de Benoit HAMON, Porte parole du parti socialiste, Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche.
Depuis plusieurs jours, une polémique surjouée par Valérie Pécresse l’oppose à la Conférence des Grandes Ecoles au sujet de l’accueil des élèves boursiers. Ce débat délibérément mal posé cache les véritables enjeux de la démocratisation de ces écoles, mais plus généralement des filières longues et prestigieuses de l’enseignement supérieur.
Evidemment, l’affirmation par la CGE que l’ouverture des grandes écoles à plus de boursiers entraînerait une baisse de niveau est lamentable : c’est à la fois une absurdité pédagogique et le signe qu’il faut encore faire violence à des conservatismes archaïques dans notre société. Mais ne soyons pas dupes : la proposition de Valérie Pécresse de fixer un objectif de 30% d’étudiants boursiers dans ces écoles n’est qu’un trompe-l’œil. Fidèle à la politique du chiffre que le gouvernement met en œuvre dans tous les domaines, la Ministre met en avant un indicateur partiel et partial qu’elle peut manipuler à sa guise. Elle a par exemple annoncé récemment que le taux de boursiers en classes préparatoires avait fait un bond de 23% à 30%. Certes, mais les boursiers les plus modestes – touchant une bourse d’échelon 4 à 6 – y sont toujours aussi faiblement représentés. Ce sont les boursiers d’échelon 0 – simplement exonérés des frais d’inscription – qui ont vu leur nombre augmenter. L’incidence sur la composition sociale des effectifs de ces établissements a donc été minime.
On peut débattre sans fin de la forme des concours, de quotas divers et variés. Cela a son importance car il faut s’attaquer à tout ce qui favorise la reproduction sociale. Mais en focalisant le débat sur quelques aspects du problème, Valérie Pécresse élude les véritables questions qui touchent l’école et l’enseignement supérieur.
Car la réalité est sévère : la destinée sociale d’un élève puis d’un étudiant reste déterminée par l’origine sociale de ses parents. Un rapport du Sénat publié en 2007 rappelait que si 21% des enfants d’enseignants ou de père exerçant une profession libérale accèdent aux grandes écoles, la proportion est de 0,8% pour les enfants d’ouvriers non qualifiés, de 1% pour les enfants d’ouvriers qualifiés et de moins de 4% pour les enfants d’employés
Ce marqueur social est souligné par la politique menée par la droite, en particulier les suppressions de postes dans l’Education Nationale, qui renforce les inégalités entre les élèves en fonction de leur milieu d’origine et sanctuarise la reproduction des élites entre elles en favorisant les étudiants les plus richement dotés – par l’argent ou le capital culturel de leur parents. Quand le gouvernement s’intéresse à ce qui se passe à la fin du processus scolaire, et s’offusque d’inégalités qu’il a lui-même amplifiées, il trompe les Français.
Et alors que nous observons que la pauvreté et la précarité des étudiants constituent le principal obstacle à leur investissement dans les études, cette question semble mise de côté par le gouvernement. Comment poursuivre des études longues et prenantes sans stabilité financière ou sans logement ? La nécessité de travailler pour survivre tout en poursuivant des études écarte de fait de très bons étudiants de nombreuses filières, y compris à l’université. Ils doivent choisir des cursus compatibles avec l’occupation simultanée d’un emploi. D’autant plus si l’accès à ces filières suppose – comme c’est malheureusement de plus en plus fréquent –de payer des formations privées de préparation aux concours, comme en médecine.
Conséquence de ces inégalités sociales, on observe une auto-censure chez de nombreux étudiants de très bon niveau issus de milieu modeste. Cette disposition de certains étudiants à concevoir que les filières d’excellence ne sont pas faites pour eux relève d’un habitus social qui doit être mieux combattu par l’action combinée de l’aide sociale et de l’orientation individuelle.
Pour le parti Socialiste, il est urgent de mettre en place une allocation d’autonomie, afin de permettre à chaque étudiant, quel que soit son milieu d’origine, d’effectuer son véritable travail : celui d’étudier.
Au-delà, nous proposons de mettre en place des parcours rémunérés pour certaines filières comme l’enseignement, afin d’inciter les étudiants d’origine modeste à s’y engager. Voilà une mesure juste, efficace, rapide à mettre en place. A cet égard, la réforme de la formation des enseignants, en reculant l’entrée dans un statut rémunéré, va à l’encontre de la démocratisation. Le gouvernement doit être cohérent avec lui-même, et revenir sur cette réforme rejetée par tous.
Face à un enseignement supérieur à deux vitesses, renforcé par les discours et la politique du gouvernement, nous souhaitons au contraire nous attaquer à la partition historique entre grandes écoles et universités et rapprocher les universités, les classes préparatoires, et les écoles. Nous voulons améliorer fortement l’accueil et l’encadrement pédagogique à l’université, par le biais d’enseignements en petits groupes à l’entrée à l’université. Nous voulons que l’Etat consacre autant d’argent aux étudiants des universités qu’à tous les autres quand la différence aujourd’hui va du simple au double. Nous voulons refonder les processus d’orientation et les formes de sélection dans le supérieur, qui envoient trop souvent des étudiants dans des filières qui ne correspondent pas à leur motivation profonde, et sont souvent inégalitaires, engendrant échec et souffrance.
La démocratisation est aujourd’hui interrompue par la politique du gouvernement. Pour Valérie Pécresse, l’urgence est ailleurs. Il s’agit plutôt de créer des écrans de fumée pour masquer son mauvais bilan, et tenter de s’enfuir au plus vite d’un ministère où sa crédibilité fond comme neige au soleil.







Black Jack
12 janvier 2010 à 21:39
D accord pour faire monter le niveau de la premiere année universitaire au niveau des prepa. Lorsqu’ils y seront on pourra reparler de la suppression des prepa mais pas avant. L’université doit d abord démontrer sa capacité a faire aussi bien. Pas de chèque en blanc.
marilou
12 janvier 2010 à 22:04
Mais pourquoi faut-il que les politiciens, analystes et commentateurs en tout genre placent le mot « vrai » partout et tout le temps? On l’entend dans toutes les bouches, comme un disque rayé, comme une pub. Les « vraies » réformes, le « parler vrai », les « vrais problèmes », etc, etc, etc… C’est une nausée. Ce mot a été rincé de tout son sens. N’essayez pas de le lui rendre, c’est trop tard. Cette tribune méritait un titre moins téléphoné. Par pitié, Benoît, chasse ce mot perdu de ton vocabulaire!
GG
13 janvier 2010 à 14:04
Bonjour Benoit,
Je veux juste te dire que le nouveau site du parti est vraiment mal fait, faut revoir tout çà, parce que c’est n’importe quoi;)
rosalie
13 janvier 2010 à 18:24
Mr Hamon et Mr Monthubert;
Votre haine vis à vis de la droite vous aveugle et cet aveuglement vous empêchera de régler les problèmes en profondeur comme vous dîtes le souhaiter.
Si je ne suis pas d’accord avec tout ce qui a été mis en place, je reconnais à Valérie Pécresse, le courage d’avoir tenu et enfin d’avoir mis un coup de pied dans la fourmilière. Car vous le savez, même si vous ne voulez pas l’avouer, l’Université avait besoin d’un grand coup de neuf et de réformes.
D’ailleurs le PS avait un excellent représentant avec Claude Allègre qui connaissait parfaitement les carences de l’Université et qui avait de bonnes idées pour y rémédier. Mais une fois de plus, par démagogie, parce qu’il avait osé prononcé le mot mammouth( qui pourtant était approprié) et que tous les enseignants étaient dans la rue, vous l’avez mis à la porte sans tambour ni trompettes.
Les différents ministres PS de l’enseignement, Lionel Jospin et Jack Lang n’ont pas apporté les bons remèdes alors qu’ils auraient pu, ils étaient aux manettes. Quant on décrète que 85 % d’une tranche d’âge doit obtenir le bac, il faut donner les moyens de ses ambitions et non pas diminuer le niveau ou faire changer les notes des bacheliers pour atteindre les quotas. Cela ne s’appelle pas de la démocratisation mais de la démagogie et le bac étant devenu un diplôme sans valeur, ne vous étonnez pas des problèmes rencontrés à l’Université. Quant à J.Lang, à part discuter et ne rien faire, on n’a aucun souvenir positif de son passage.
Vous voudriez maintenant mettre des petits groupes de travail à l’entrée en fac pour pallier à ce qui n’a pas été fait plus tôt. N’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs? Si vous repreniez le problème à la base, dès la maternelle qui a été sacrifiée autant par la gauche que par la droite, car dans le cas de l’éducation des enfants, il me semble qu’il ne devrait pas y avoir de problèmes de partis. Vous parlez toujours d’accorder plus de moyens, donner plus d’argent, mais est-ce suffisant? s’il n’y a aucun contrôle de ce qui est fait avec ces moyens et cet argent. On a, pendant des années, baisser le niveau de l’école élémentaire pour donner accès en sixième à tous les enfants. Certains y accédant sans savoir lire, il a bien fallu aussi s’en accomoder et les gouvernements de gauche comme de droite ne sont pas parvenus à mettre en place des structures qui permettaient à ceux qui avaient des problèmes de ne pas ralentir ceux qui n’en avaient pas. A force de vouloir tout niveler pour ne pas déplaire et avec toujours en tête l’idée de gagner des voix, on lance de grandes réflexions, des états généraux, qui ne sont jamais suivi d’effets parce qu’ ensuite on se fiche du terrain, ce qui compte c’est plaire aux citoyens-parents-électeurs.
Quand un jour on voudra vraiment régler le problème de l’éducation de nos enfants, qui est cruciale, on s’y prendra autrement et permettez moi de douter de vos propos, même si, au fond dans doute, vous avez une certaine envie de voir les choses s’améliorer.
D’ailleurs à aucun moment vous ne parlez de mérite ou de sélection, ces 2 mots sont bannis du vocabulaire socialiste. Il faut faire croire que tout le monde peut réussir et arriver au sommet. Et bien non, messieurs, désolée, ce n’est pas possible. Je regrette aussi, comme vous, que certains étudiants de milieux défavorisés ne soient pas plus aidés et là- dessus je vous rejoins, il faut faire le maximum pour eux, mais il faut une obligation de résultat également. On ne peut pas donner de l’argent à quelqu’un qui n’en fait rien ensuite. C’est LE problème essentiel du PS à tous les niveaux, on donne de l’argent sans contrepartie et on croit bien faire. Et bien, beaucoup comme moi, ne sont pas d’accord et quand vous écrivez:
« La démocratisation est aujourd’hui interrompue par la politique du gouvernement. »
je dis NON également et votre tribune ne fera pas plus avancer le schmilblik.
Valérie
14 janvier 2010 à 23:00
D’accord avec BH, bertrand Monthubert t une fois n’es pas coutume avec rosalie à quelques nuances près,
1) On ne peut parler de société de méritocratie car seul le résultat compte dans l’Eneignement Supérieur sans que l’égalité des conditions de travail ne soit mise en place pour arriver au résultat exigé. Et comme le dit un professeur d’Université français exerçant à Stanford (USA), l’héritage de la France est l’Ancien Régime et non la démocratie.
2) Les privilégiés financièrement et socialement français feront toujours en sorte d’échapper à un système d’Enseignement Supérieur trop égalitariste en protégeant l’avenir de lur progéniture et l’arme qu’ils utilisent pour cela est donc la discrimination social, autrement dit l’argent comme moyen de sélection. Au final, je vous assure qu’ils ne sont pas + intelligents et débrouillards mais ils ont de bons salaires et un bon grade mais c’est aussi à cause d’eux qui ne connaissent rien à la recheche que la France ne cesse de reculer sur le classement de la recherche. Les retombées en sont de mauvais choix stratégiques sur le plan décisionnel et un déclin de la France et donc de l’emploi pour tous les français.
Autre conséquence: auto-engendrement des modes de pensée et réflexion amoindrie.
3) Oui, il y a bien un manque de moyens et d’investissements financiers dans les Universités françaises comparativement à bien d’autres pays (USA, Canada, etc.): locaux minables, matériels informatiques pas vraiment à la page, problème d’encadrement, etc.
4) L’enseignement dans les universités doit davantage privilégié le pragmatisme et la mise en valeur de compétences de manière à rendre + opérationnels les diplômés sur le marché de l’emploi, des compétences vlaent aussi bien qu’une tête bien pleine en savoirs théoriques. Ailleurs dans le monde, l’accent est mis sur la pratique, les compétences donc le choix des unités d’enseignements est très significatif sur le marché de l’emploi, autant que le diplôme de psychologie, sociologie, etc. L’Europe a rendu d’ailleurs obligatoire un livret ou diplôme (je ne sais plus) des compétences, qualifications obtenues dès une licence. Donc il faut aussi une + grande collaboration au niveau local avec les entreprises françaises et arrêter d’êre dogmatique et c’est aussi de cette façon que e diplômes universitaires seront davantage reconnus dans la société française. Il ne faut pas trop écouter les vieux cons que sont certains fonctionnaires de l’enseignement supérieur qui ne veulent surtout pas trop être bousculés dans leurs habitudes et leurs pantoufles (pour certains). Je précise qu’un enseignant du Supérieur surtout à l’Université est surchargé en travail comparativement à un enseignant du secondaire !!
5) Les enseignants-chercheurs français doivent accepter au même titre que leurs confrères dans le monde d’être notés et promus en fonction de critères objectifs tels que: note attibuées par les étudiants en fonction de la pédagogie et de leur disponibilité et de leurs travaux ou publications. Ils doivent aussi accepter d’être sur un siège éjectable en cas dans le cas où ils seraient de mauvais enseignants et mauvais chercheurs car hélas, il y en a dans les universités françaises et ils bloquent le renouvellement et l’engagement de jeunes et donc l’attrativité des universités françaises.
6) Le fléchage ou l’orientation des bacheliers dans l’Enseignement Supérieur pourrait très bien se faire par l’intermédiaire d’un test d’aptitudes aux disciplines dont le résultat se traduirait en termes de conseils et non d’obligations. Effectivement, 85 % d’une classe d’âge qui obtient le bac et parmi lesquels il y en a qui sont candidats à des diplômes universitaires explique aussi en partie l’échec de quelques uns car il y en a pas mal qui y perdent quelques années de formation précieuses et donc dévalorisent aussi l’Université. Donc il ne faut pas trop dilapider les moyens. Il faudrait une sélection par filière beaucoup + en amont de l’entrée en master afin que l’argent ne soit pas le seul critère de sélection aux bac+5 ou bac+8.
7) Oui, il faut des quotas de boursiers partout donc aussi en fac et pas à 30 % car c’est un chiffre absurde et inégalitaire mais à 50 % !!! Si on veut une égalité entre les riches et les moins riches alors le quota doit être de la moitié donc 50 % avec une augmentation des aides, des bourses accordées !!!!
Est-ce que l’on réussit sa vie en ayant fait une grande école ou la fac ? La réponse est Non !!!!
Et je dirai même +: dans le contexte actuel qui est le désengagement des fonds publics alors que les fonds privés auprès des universités est beaucoup moins important en France comparativement à d’autres pays (beaucoup + de fondations privées aux USA, en Allemagne, en Grande-Bretagne) est catastrophique pour la valeur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en France.
En conclusion: les français qui ont fait de grandes écoles de commerce pourront toujours chercher à commercialiser des produits français mais si de l’argent n’a pas été investi en + grosse quantité dans la recherche, la balance commerciale française sur le plan mondial sera toujours davantage négative !!
A Rosalie, Claude Allègre parlait de mamouth uniquement pour l’enseignement secondaire !
Valérie
14 janvier 2010 à 23:23
9) Pour la création de conseils de l’ordre dans plusieurs disciplines enseignées à l’Univerité: les médecins et les avocats ont un conseil de l’ordre et c’est aussi ce qui donne de la valeur à leurs diplômes et professions donc je ne vois pas pourquoi ces conseils n’existeraient dans dautres disciplines comme par exemple: en psychologie (sacant que cela existe au Canada), en sociologie, en Histoire !!!
La seconde vertu des conseils de l’ordre est qu’ils renseignent les clients ou patients sur les professionnels à consulter pour tel ou tel type de problème car tous les psys, par exemple, ne ont pas formés pour toutes les prises en charge et peuvent malgré tout accepter de suivre un patient alors qu’ils n’en ont pas les compétences !
Valérie
14 janvier 2010 à 23:40
La réussite du niveau d’études à égalité pour tous, quelque soit la condition sociale et financière d’origine, est à 50 % !!
30 % et 70 %, c’est pas l’égalité mais un déséqulibre voulu !!!
En statistique pour dire qu’un résultat est significatif, on parle de 50 % et + et dans le contraire ce n’est pas significatif donc inégalitaire.
Conclusion: valérie Pécresse tend consciemment ou inconsciemment en piège en posant ce chiffre éséquilibr de 30 % comme objectif acceptable ou tolérable de pauvres diplômés. Mais attention, pas plus !!!
Bon, les gens de droit voudraient dire beaucoup moins voire pas du tout !!! Hein, alors l’héritage de la France, c’est bien l’Ancien Régime !!!
Voilà pourquoi on a encore des révolutionnaires en France !!!
Valérie
14 janvier 2010 à 23:55
Pour être + explicite: quand valérie Pécresse indique un quota ou objectif de 30 % de boursiers dans les Grandes écoles ou devrions-nous +tôt parler d’écoles de grandes fortunes, elle entérine ainsi l’idée qu’il doit y avoir d’un côté des écoles réservées aux gens riches et de l’autre des universités qui acceptent les pauvres à l’entrée (à la sortie, c’est autre chose).
Au final, le système américain est + égalitariste et démocratique que le système français !!
Alors qu’un quota de 50 % de boursiers partout fait rompre ainsi la barrière entre écoles de fortunés et universités et voilà alors les moyens seront mieux réparties partout tandis que si l’UNEF accepte l’idée d’un quota à 30 % pour les écoldes de fortunés, il accepte également que les moyens iront davantage à ces mêmes écoles et que les étudiants d’universités soient moins bien lotis !!!
Ben voilà, il est fait mon programme de l’Enseignement Supérieur pour 2012 !!!
Valérie
15 janvier 2010 à 00:21
A Black Jack,
Allez chiche !!! Chèque en blanc à condition que les enseignants de tout le supérieur acceptent d’être notés et virables sur leur pédagogie et leurs pubications et ainsi ce serait drôle de voir les étudiants des écoles de fortunés manifester dans la rue !!
Ils ne sont pas notés les profs des écoles appelés qu’en France « grandes écoles » !!!
Valérie
15 janvier 2010 à 00:33
A Black Jack again,
Et les parents des écoldes de fortunés ou boites à diplôme, ils font pas un chèque en blanc peut-être à ces écoldes pensant faire un bon investissement afin de garantir un emploi sûr à leur progéniture !!!???
Bn si parce que ces diplômés en aussi dû mal à trouver u emploi après et à le garder: un étudiant sortant d’une écolde commerce met entre 6 et 24 mois pour trouver un emploi en lien avec sa fomation et pour HEC, c’est la même chose ! Et tous ceux qui prétendent le contraire mentent !
Valérie
15 janvier 2010 à 02:03
INFO:
http://fqppu.org/bibliotheque/prises-de-position/lettres-ouvertes/20071/devenir-professeur-universite-quebec.html
Valérie
16 janvier 2010 à 16:30
En fait, comme l’égalité d’accès à l’Enseignement Supérieur n’existe pas pour les plus modestes, on ne peut donc pas dire 50 % de boursiers partout au sein de l’Enseignement Supérieur car ils seraient en nombre insuffisant les boursiers, déjà qu’ils ne dépassent 50 % des étudiants à l’Université !
Donc ce qu’il faut dire, c’est: 50% des étudiants boursiers doivent se retrouver dans les Ecoles appelées Grandes Ecoles afin qu’ils ne se retrouvent pas tous à l’Université !!!
Black Jack
19 janvier 2010 à 18:07
Pas de chèque en blanc pour l’Université. Qu’elle commence a se reformer de l intérieur et qu’elle montre ce qu elle sait faire. Les grandes écoles se passent très bien des pédagogues car elles préfèrent se mesurer tous les ans sur la réussite des élèves. Dans les grandes écoles comme a l Université réussissent d abord ceux qui travaillent. Il faut une sélection par le mérite pendant le cursus scolaire car sinon la sélection se fera ultérieurement sur des critères qui ont de forte chance de ne pas être démocratique.
@Valérie D accord pour une plus grande écoute des besoins de l économie par l enseignement pour qu il fasse preuve de plus de réalisme dans ses formations. Pas d accord sur la notation par les élèves mais plutôt une notation sur les résultats obtenus par les élèves sur le marché de l’emploi. Assez d experts pédagogues, ils ont fait assez de mal comme cela dans l éducation nationale.
Je ne connait des grandes écoles que celles qui forment des ingénieurs pour y avoir été moi même étudiant boursier. Je ne connais pas d école d ingénieur boite a diplôme mais il vrai que pour y rentrer il faut travailler ( c est + difficile qu’une première année de fac) et que parfois quelques cours particuliers complètent bien la formation dispensée dans les lycées. Mais la est un autre sujet, celui du niveau des lycées qui dépend de celui des collèges qui dépend …Il faudra bien un jour secouer pour de bon le Mamouth mais en commençant par le bon bout!!!
Valérie
20 janvier 2010 à 20:52
A Black Jack,
Les gouvernants font bien des chèques en blanc aux entreprises par le biais des subventions et des crédits d’impôts !!
Et pour délocaliser un peu trop souvent !
Si les écoldes d’ingénieurs forment selon toi mieux, c’est aussi parce qu’elles ont + de moyens financiers !
Si tu crois que les universités ont la capacité de se réformer de l’intérieur, tu te plantes car il faut toujours que le politique intervienne et c’est partout ainsi !
Ce ne sont pas les universitaires ou personnels qui ont la sécurité de l’emploi qui se réformeront seuls car la conscience professionnelle qu’ils possèdent s’arrête aux enjeux que eux ils perçoivent donc: une renommée dans le monde la Recherche pour les chercheurs et pour le personnel administratif la volonté d’être tranquilles pour travailler d’où l’agressivité qu’ils manifestent assez régulièrement envers les étudiants.
Il manque des coordinateurs dans chaque université car les secrétaires sont volontaires, respectueuses dans le secondaire avec les élèves parce qu’il y a des chefs alors que dans les universités elles méprisent un peu trop souvent les étudiants parce qu’il n’y a pas de chefs au-dessus d’elles.
Parler de méritocratie est une erreur car sont pénalisés les étudiants obligés de travailler pour financer leurs études et les boursiers les + en difficulté donc il y a bien discrimination sociale dans l’enseignement supérieur même s’il y a des rares personnes comme toi ou moi qu arrivons au bout de notre objectif mais moi qui suis en doctorat et où les bourses n’existent plus, je peux te dire qu’il y a bien discrimination sociale de manière insidieuse car le temps de présence au labo est davantage possible pour les + favorisés socialement !
Dernier point concernant la notation en fonction de l’insertion sur le marché de l’emploi: ok sauf que la mentalité de la société française vis-à-vis des diplômés universitires doit aussi considérablement changer car il en est tout autre dans tous les autres pays bien que les universités françaises ont aussi leur part de responsabilité puisqu’elles ne développent pas assez les compétences des étudiants (question de moyen tout de même).
Conclusion: Augmentation des dotations budgétaires allouées aux universités françaises avec des engagements en contre-partie des universitaires et des employeurs aussi !!!