Dépasser le Parti socialiste
10 juin 2009
Intervention au Conseil national du PS du 9 juin
Cher-e-s Camarades,
Tout à l’heure, un camarade, le visage bronzé, me prenant par le bras, me disait « je suis social démocrate et je pense que ton discours a trop déporté le parti sur la gauche, ce qui explique que tant de voix se soient déplacées des socialistes vers les verts. »
Je me demande parfois pourquoi on ne se respecte pas davantage ? Pourquoi on s’inflige ce type d’analyse grossière et pourquoi on ne regarde pas la réalité de notre échec collectif en face ? Je me demande pourquoi, alors qu’on vient d’enregistrer un échec, après trois défaites successives à des scrutins nationaux, on en est encore à penser que, dans la bataille de l’interprétation, il y a encore une petite place à gratter, une petite victoire à emporter dans l’appareil ? Je me demande pourquoi on en est encore à essayer d’enfoncer un peu plus les uns pour se renforcer un peu plus soi-même. J’en prends ma part. Je n’ai jamais prétendu être exemplaire mais je pense que ce qu’on attend de nous, à l’issue d’une campagne difficile, c’est que nous nous respections. Nous appartenons à une grande formation politique qui mérite, à défaut de nous aimer tous, de nous respecter.
Je voudrais remercier tous ces militants qui, dans une campagne qui n’était pas facile parce qu’on ne nous aura rien épargné, ont mis leur orgueil et leurs états d’âme dans leur poche. Je remercie ces camarades qui ont décidé de faire campagne pour le PS, certains avec beaucoup d’engagement et d’envie, d’autres simplement par devoir parce qu’il fallait travailler pour le parti.
Je voudrais dire en quelques mots ce que je vois à l’issue de cette élection. Nous avons obtenu 2,1 millions de voix de moins qu’en 2004. L’extrême gauche en a recueilli 600 000 de plus et les Verts 1,5 million de plus, soit 2,1 millions au total. Il y a sans doute des voix qui se sont éparpillées ailleurs mais pour l’essentiel c’est au sein de la gauche que les voix se sont redistribuées.
La question qui nous est donc posée aujourd’hui est de savoir pourquoi les classes populaires ne votent plus pour nous et pire, pourquoi ont-elles pris l’habitude de ne plus venir voter ?
Si on veut préparer 2012 sérieusement, nous devrons savoir régler cette question là dans les trois ans qui viennent. C’est une question centrale.
Objectivement, la social-démocratie européenne – nous le disons tous avec nos mots – n’en finit pas d’être en crise. C’est même de ses rangs qu’est venu le principal argument qui nous a mis à genou, au début de la campagne. Certains pensaient que nous pouvions faire campagne, parler de la crise économique et sociale, offrir des solutions et en même temps que Barroso devait rester président de la Commission.
Quand Mme Lagarde demande que les déficits liés à la crise soient mis de côté, qui s’oppose à cela ? Deux socialistes européens. D’un côté Joaquin Amunia commissaire des affaires économiques et monétaires issu du PSOE et le ministre des finances allemand Peer Steinbrück du SPD. Ce sont des camarades, qui sur la question du pacte de stabilité et de croissance qui – alors que Mme Lagarde ne peut pas être suspecte d’une grande conversion sociale et régulatrice – défendent l’orthodoxie libérale. Cette crise de la sociale démocratie existe, ne soyons pas dans le déni. Ne soyons pas dans le déni parce que cette crise explique aussi pourquoi certaines thèses que nous avons défendues ensemble au sein du Parti socialiste européen – quelque soit notre appartenance à un courant ou à un autre – n’aient pas été entendues.
Pour cette législature, nous n’aurons, je crois, que 157 euro-députés socialistes. J’observe que les pays dans lesquels nous avons fait un bon score étaient ceux où le débat était le plus clivé. J’observe que là où les camarades ont gouverné en coalition, là où ils se sont considérablement recentrés, là où ils ont mis plus de temps à tirer les leçons de la crise que les libéraux, ils ont connu des échecs comparables ou pires que celui que nous connaissons en France.
Nous avons deux tâches historiques : préparer demain la manière dont la gauche socialiste française va reconquérir le pouvoir en France et préparer la refondation de la sociale démocratie européenne.
C’est pour ça que je pense que la réponse à ce que nous venons de vivre ne peut pas être une affaire de design, de mode, de changement de dispositif.
La réponse ne peut pas être de refaire ce que nous avons trop souvent fait : changer un peu le discours, remplacer tel camarade par un autre et espérer que tout ira mieux.
Le problème que nous avons, c’est que nous ne faisons plus envie.
Et même lorsque nous disons des choses intéressantes, les gens ne croient plus en nous.
Sur les marchés, lors des porte-à-porte, en campagne, on nous demandait ce que nous ferions de si différent par rapport aux libéraux. Et quand on arrivait à faire des propositions, on nous demandait si nous étions capables de gouverner malgré les divisions internes.
Nous l’avons tous vécu. Nous n’arrivons pas à incarner une alternative au modèle libéral, ni à rendre crédible une alternance. Nous sommes tous responsables de cette incapacité et je ne m’exclus pas de ce constat.
Nous avons aujourd’hui une base, 17 %. Cela nous laisse quelques raisons de croire que nous avons le devoir d’engager une nouvelle étape historique.
Tous les partis de gauche ont entrepris une tâche qui est celle de leur propre dépassement : à l’extrême gauche avec la création du NPA, à notre gauche avec la création du Front de gauche, – même si ce parti n’obtient que 31000 voix de plus qu’en 2004, alors qu’à l’époque il y avait un gros vote utile favorable aux socialistes -, et du côté des Verts avec la création d’Europe écologie qui est un dépassement réussi de ce qui était jusqu’ici leur identité.
Il nous revient, aujourd’hui, de nous inscrire aussi dans ce processus de dépassement. C’est ma conviction. Je ne crois pas que ce soit dans un énième rebond interne, autour d’un énième casting différent, que nous arriverons à proposer une alternance et une alternative crédibles au modèle libéral.
Alors comment réussir ce dépassement du PS ?
Je pense que nous devons nous laisser submerger par un processus politique qui aboutira à la constitution d’une maison commune de la gauche, – pour reprendre les mots de Martine -, avec trois sujets.
Premièrement, le projet. J’observe, qu’à gauche, tout le monde se pose les mêmes questions : le rôle de l’état, les régulations possibles au niveau national et international, les protections, les salaires, la répartition capital – travail, la protection de l’environnement, etc.
Nous nous posons ces questions de la même manière. Bien sur, nous ne les hiérarchisons pas de la même façon, mais il devrait être facile de réunir autour d’une table les dirigeants politiques et militants des partis de gauche pour en discuter.
Deuxièmement, l’échéance de 2012. Je suis personnellement favorable à un candidat unique de la gauche mais nous devons poser cette question sans préalable et sans imposer un ordre de discussion.
Avec un seul objectif : nous mettre en situation de battre Nicolas Sarkozy, au nom et avec le soutien des classes populaires et moyennes.
Troisièmement, la constitution d’une maison commune de la gauche, peu importe son nom, qui permette utilement aux militants de se parler, de se confronter.
Si nous parvenons à ce dépassement, sans préalable, sans volonté hégémonique, sans dicter nous-même l’agenda, je pense que le PS trouvera là le moyen de se refonder et de redevenir le porteur d’une espérance politique. Je souhaite que nous fixions dès cette semaine cette ambition. Je souhaite que nous proposions publiquement à nos partenaires cette offre de travail commun.
Je vous remercie.







Paul Pavlowitch
10 juin 2009 à 08:45
Avez-vous, vous et vos collègues ( » camarades ») du ps suffisament de conviction pour participer à la recréation d’un mouvement de gauche sans désirer le dominer ?
JM Rocchi
10 juin 2009 à 09:03
Bonjour, ok pour un nouveau constat après une nouvelle défaite du PS. Lorsqu’une direction échoue dans un projet comme les élections européennes, on s’attend à des changements d’organisation pour remobiliser les troupes: je suis adhérent PS mais n’ai pu voter PS dimanche car projet europeen pas crédible – j’ai voté Europe Ecologie. Enfin je travaille dans le privé et dans le privé si on veut rester crédible et professionnel : on dit ce que l’on va faire (on l’explique) et on fait ce que l’on a dit (on respecte ses engagement) – pourquoi rester vous à ce poste au PS, si vous souhaitez que l’on vous considère différemment des éléphants (qui amène le PS à la déroute depuis pas mal de temps) – un parti de gauche moderne prêt pour les enjeux du 21 eme siècle serait un parti dont le comportement des dirigeants seraient exemplaire et professionnel. Amitiés socialistes
Amélie
10 juin 2009 à 09:07
voilà une intervention rassurante sur la volonté de la direction du Parti socialiste de reconstruire un projet de gauche qui puisse convaincre nos concitoyens que tout n’est pas joué d’avance, que nous pouvons changer leurs conditions de vie, que ce qu’on nous présente comme du « bon sens », des « évidences » (baisser les salaires ou licencier pour « préserver » les entreprises par ex) est un choix politique, et que s’ils le souhaitent nous mettrons en oeuvre une politique vraiment différente….
le rassemblement de la gauche permettra non seulement d’enrichir mutuellement nos idées parce que nous avons des parcours et des références divers, mais aussi de nous mettre en situation de gagner pour gouverner ensemble…
bravo Benoît !
José Terol
10 juin 2009 à 09:26
Je veux croire à la sincérité de ton discours après mille et une désillusions quand la gauche eu le pouvoir dans les années « Mitterrand ». Il y eu ensuite le gouvernement Jospin qui osa mettre en place les 35h (…) mais qui démissionna devant la vague des licenciements avec la fameuse formule « l’Etat ne peut pas tout… ».
Avec Sarkozy force est de constater que l’Etat peut beaucoup… mais pour les nantis seulement !
Sans en faire un préalable, c’est à l’évidence de ce bilan qu’il faut partir pour espérer reconquérir l’unité, une unité combative et candidate à un changement qualitatif pour la société.
J’ai voté le 7 juin, à gauche bien-sûr, pas pour la liste PS mais j’ai ressenti le score de la gauche en général et du PS en particulier comme ma propre défaite. Par ailleurs, je n’arrive pas à me réjouir du score des « Verts » même si leur mouvement a effectivement contribué à poser les questions environnementales. Mais ce mouvement est trop dragué par la droite (qui est loin d’être bête) et ambigu à gauche avec en particulier la (quasi) absence de réponses sur la question sociale.
…
Un chantier immense à construire et je salue la force et visiblement la sincérité que tu emploies.
Meilleures salutations militantes
José – militant syndical et politiquement orphelin
Jammes Romain
10 juin 2009 à 10:16
Bonjour,
Pour être honnête dés le départ je suis membre du Parti de Gauche.
Je suis content de cette analyse et je te souhaite beaucoup de courage au sein de ce Parti Socialiste. Tu le sais, nous défendons les même idéaux socialistes et cette même volonté d’unifier la gauche…
Pour cela la constitution d’un programme commun avec des propositions fortes et en rupture avec la logique libérale est fondamentale. Cette construction ne sera ni rapide ni simple, nous sommes tous des passionnés, nous avons de fortes conviction et le travail sur soit sera dur, mais nous avons 3 ans pour le réaliser et nous ne devons pas perdre une seconde…
J’espère que le problème d’une gauche rassemblée pour 2012 ne se cristallisera pas autour d’un nom mais d’un idéal, je l’espère mais je ne suis pas forcément optimiste. Peut-on convaincre le Parti-Socialiste de faire des primaire de la Gauche ? Je n’y ai jamais été donc je ne connait pas réellement la réponse…
Sache en tout cas que peu de gens comme toi fédèrent autant de courants différents de la gauche… C’est peut-être un appel !
Romain
Fred
10 juin 2009 à 10:50
Il faudra nécessairement présenter une liste aux présidentielles avec un(e) leader et des talents à ses côtés.
Des talents issus de « l’extrême gauche », de l’écologie, montrer que la gauche met en avant ses talents et pas des professionnels de la politique.
Mais avant tout il faut redonner de la cohérence au PS avec une ligne claire (sans jeu de mot-ion), des idées simples mais efficaces, compréhensibles par tous et pas cumuler sociale, démocratie progressiste dont personne ne comprend vraiment le sens une fois tout ceci accolé.
Il faudra aussi que les élus socialistes descendent de leur trépied et visitent les sections (pas des débats à l’échelle des fédérations) dans les sections sur le terrain, coller des affiches écouter les vrais gens, et répondre à leurs attentes locales !
François DEBRAUWERE
10 juin 2009 à 10:59
C’est quoi « dominer » ? Je me pose , hélas cette question : si je participe, même à titre personnel, à un groupe de travail avec d’autres camarades des autres partis de gauche (du NPA aux écolos) ne vais-je pas être suspect de volonté de domination ou des pires turpitudes parce que je suis membre du PS ?
L’on m’accepte mieux quand j’annonce que je te soutiens Benoît.
Tu as donc un rôle à jouer très important dans cette refondation des gauches.
Le parti socialiste est le parti à abattre dans certain milieu de gauche. Il faudra la aussi changer de logiciel.
Nous avons des choses à proposer, nous l’avions faits relisé la motion C.
Marie France
10 juin 2009 à 11:02
Pourquoi vouloir créer encore une autre machine à perdre.
Il suffit d’une ligne de conduite « honnête », des idées simples, efficaces et réalisables.
Le reste est stéril. Le PS l’est devenu, sans débats, sans idées interressantes…avec des têtes inaudibles avec leurs petites querelles de personnes.
Ecoeurée.
Moi aussi, pour la première fois, je n’ai pas voté PS mais D Cohn Bendit et Eva Joly, bien plus crédibles. Belle campagne pour eux.
Pas de rafistolages, nous ne sommes pas dupes.
Cordialement.
François DEBRAUWERE
10 juin 2009 à 11:05
Excusez moi :
Nous avons des choses à proposer, nous l’avions fait, relisez la motion C.
des pas perdus
10 juin 2009 à 11:23
Excellente analyse, il est temps de quitter le PS…
seguy
10 juin 2009 à 11:30
Je trouve honteux venant d’un camarades qui doit être aux courant des campagnes de cette longueur, qui doit être aux courant que le PS ces justement cette différence d’opinion qui fait ça force, et si il est social démocrate comme il le dit et bien va aux moden tu trouveras des camarades pour toi.
Mais avant tout que ce « camarade » relise les conventions du parti avant de sortir des propos de ce genre.
Pour moi le parti socialiste doit surtout rester dans la politique de gauche et benoit incarne cette gauche socialiste, cette gauche qui as pas peur de prendre le pouvoir parce qu’il nous le faud ce pouvoir pour que nos idée et celle toute la gauche ce face entendre et sois appliquer sur le terrain.
Ce n’est pas le front de gauche et les suivants et encore moins le moden qui peut incarné ce message.
Ces parce que le Ps devient un parti social démocratique que les française et français nous reconnaisse plus.
guillaume seguy
Valérie
10 juin 2009 à 11:50
A Paul Pavlowitch,
Très bonne question !!!
Cohn-Bendit y a répondu au lendemain des élections.
Le camarade bronzé est Malek Boutih ou si c’est une femme Najat Belkacem.
Je pense qu’il faut dépasser ces divisions, ces interprétations en réinventant tout dans ce parti et créer un Parti de l’Ecologie Sociale et Démocrate car c’est aujourd’hui l’urgence avec une réflexion sur l’Indicateur de Santé Sociale. Bref, il faut créer une énorme dynamique.
Comme l’a dit une personne sur ce blog aujourd’hui, on ne sent plus les convictins, l’émotion au sein du PS mais que les dents longues pour ds bons postes et bien gagner sa vie et c’est bien pour cela qu’il y en a qui ont rejoint le gouvernement et l’UMP.
Le travail créatif nest plus à la hauteur des enjeux sociétaux. D’ailleurs, il y en a qui ne travaillent pas du tout et qui ont des mandats.
Repensons aux années 1970 où toute la réflexion culturelle était en ébulition au sein de la gauche ! Cohn-Bendit incarne encore cet enthousiasme.
Sarkozy l’a bien compris cela en créant sans cesse de nouveaux débats.
Et puis il n’y a plus de dynamique à gauche même si ségo y était partiellement parvenue au début de sa campagne présidentielle.
S’il n’y a pas le changement que je propose avec l’Ecosodem alors il faut s’attendre à une inversion des votes en faveur de l’Ecologie et le PS finira par mourir.
Personnellement, le parti de l’écologie est bel et bien à gauche, peut-être encore + combative avec Eva Joly et José Bové que le PS donc cela ne me dérangerait absolument pas qu’ils continuent à faire de très bons scores dans l’avenir face au PS en qui je n’avais surtout pas confiance au niveau de son orientation européenne.
Sébastien Le Gall
10 juin 2009 à 11:53
Cher Benoit,
Les premières lignes étaient bien. Je crois qu’il faut clairement dépasser les ambitions personnelles.
Mais tout le reste est contradictoire, une fois de plus. Pour moi, vous êtes le symbole même de cette ambition personnel – Avec d’autre.
Pas la peine de blablater : l’erreur de cette campagne c’est votre anti-sarkozysme primaire. Peu importe au fond que vous soyer à la gauche du PS. Bien sur il faut clivé ! Mais pas à votre manière. Il est clair que vos seules idées « de gauche » comme vous dites se limitent à de l’anti-sarkozysme.
Faire de l’anti-UMP c’est tomber dans le jeux des médias. Et vous y plonger la tête la première. L’histoire du vote contestaire, les médias l’on repris pendant toute la campagne alors que ça devait durer 1 semaine. C’est un échec. Les médias sont un piège et vous tombé dedans à chaque fois !
On croirait parfois que vous avez choisi le PS plutôt que le PCF parce que vous aviez plus de chance de goûter au pouvoir…
Vous aviez parlé de démissionner en cas de défaite. Mais visiblement, il vous manque le courage d’oser abandonner votre privilège médiatique. Je crois qu’il y a de gros changement à faire au PS. Et ce n’est pas une question d’orientation. C’est une question d’organisation interne.
Peut être aurez-vous le temps de lire ces deux articles qui détailles plus longuement ma pensée et les solutions que je propose :
http://le-gall.net/seb/blog/?p=316
http://le-gall.net/seb/blog/?p=281
Socialement,
lola
10 juin 2009 à 11:55
Ouvrez vos fenetres!
Stop au centrisme, parlez avec toute la gauche sur un projet concret: 2012
Dubost Daniel
10 juin 2009 à 12:17
Bonjour Benoît,
Nous avons besoin d’unité, de tolérance, d’écoute entre nous. Nous avons besoin de tous à l’intérieur du parti, à ses marges gauches ou à ses mparges droites et même de personnalités éloignées quand elles apportent quelque chose de nouveau. Nous avons besoin des créateurs, des artistes et des intellectuels. Nous devons retrouver du rayonnement et de l’influence. Les anciens ne doivent servir qu’à une chose : mettre en selle les nouveaux arrivants. Notre parti est celui de la générosité, de la liberté, de la démocratie, de la république et de la justice sociale.Revenons aux fondamentaux et tout ira mieux. L’exemple doit venir de nos leaders.
Raph'
10 juin 2009 à 12:36
Valerie : « Le camarade bronzé est Malek Boutih ou si c’est une femme Najat Belkacem. »
Evidemment tu fais erreur. Il s’agissait d’un camarade revenu bronzé de ses vacances. Benoît n’aurait pas qualifié ainsi Najet ou Malek.
Denis CHAPELLE
10 juin 2009 à 12:47
Ancien PS , maintenant au PG je suis triste pour le PS qui est tombé dans le piège de la » Social Démocratie « . Deux vraie voix de gauche m’ont permis de rester trop longtemps chez les socialistes ! JL.Mélenchon et Benoît Hamon ( motion C ), l’un courageux est parti ! L’autre à fait comme son parti , il à mis de l’eau dans son vin et s’accroche aux branches. Mon pauvre Benoît , tu ne changeras rien, le parti Socialiste Francais t’a baillonné en te donnant le poste de » porte parole » ! Comme la dit Jean Luc Mélenchon » Les convictions en premier et l’étiquette ensuite » . Je plains mes camarades Socialistes ! Vous devez être malheureux ! On en parlera dans six mois , mais je n’ai aucune illusions car moi j’ai attendu 6 ans et aucun changements !!!!!!
Courage à mes camarades PS ( les militants )
Amélie
10 juin 2009 à 13:12
@ Denis et Sébastien : alors être courageux c’est fuir ? je pense au contraire que c’est accepter d’affronter les divergences qui est courageux… concrètement, Denis, je ne vois pas où est le courage d’aller faire son petit parti dans son coin où on se fait plaisir en étant bien « purs » et inattaquable sur les faits, parce que forcément quand on fait 6% on n’a pas agir, donc on est sûr de ne pas se tromper…
ce n’est pas du courage, c’est déclarer forfait, c’est se résigner, c’est choisir le confort…
J’ai défendu la motion C dans des salles où les gens faisaient des bonds sur leur chaise quand je développais nos idées, je pense que beaucoup de camarades ont vécu la même chose en défendant la motion. C’était un peu plus difficile comme position que de se réunir avec les copains pour dire que les socialistes sont des sociaux traîtres…
Alors oui Benoît reste au PS et oui il reste porte-parole, mais pour lutter, il n’abandonne pas, il ne se résigne pas, lui !
Mickey
10 juin 2009 à 14:37
je soutiens moi aussi le front de gauche et je vous encourage vivement à ouvrir dès maintenant des rencontres PUBLIQUES avec l’ensemble des forces à gauche.
sonia
10 juin 2009 à 15:42
Bonjour,
Je n’ai pas de carte au ps mais je vote toujours pour les socialistes (même dimanche dernier). Je vote pour vous parce que j’ai des principes et des idées que l’on peut qualifier de gauche.
En écoutant mon entourage, je peux vous affirmer que la droite ne gagne que grâce à Sarkozy. Il est « populaire », il plait aux français « moyens ». Le bling-bling, la belle épouse, l’énergie…..Les gens adorent ça……..Vous allez me dire c’est ridicule, et c’est vrai mais ça marche.
Benoit vous seriez parfait dans ce rôle (pas un clone de sarko mais jeune et plus de dynamisme). Littéralement, je suis en train de vous dire de jouer un rôle. Ségolène est très forte pour faire ça d’ailleurs, mais on la décribilise sans cesse (pays de machos), Martine Aubry est très bien mais les gens n’aime pas son côté vieillot.
Donc, si vous voulez battre sarko, créez un « leader » charismatique et vous le battrez sur son terrain.
Je sais que vous pensez que gagner de cette manière, ça craint. Franchement c’est vrai…..malheureusement le côté « campagne américaine » c’est ce qui fonctionne le mieux…..Quand on voit Berlusconi et Sarkozy……..incroyable mais ils plaisent à la majorité.
Fini, l’époque où l’on avait des présidents cultivés !
Des idées, un programme, vous avez tout ça au ps ! mais personne ne lit.
Par contre, faire des alliances c’est à éviter….Bayrou était à la mode il y a peu maintenant c’est Cohn-Bendit. Le vent tourne mais le parti socialiste est un grand parti, par contre ce qui serait malin c’est de moderniser son nom….(à droite ils sont passé du rpr à l’ump ça les a aidé)
En tout les cas, bon courage pour la suite.
Valérie
10 juin 2009 à 17:35
A Raph,
Pourtant ce sont bien les 2 personnes/ personnalités qui tirent le + sur l’orientation de gauche et pas la peine de mal interpréter mes propos !!!
Sylvie B
10 juin 2009 à 18:36
Surtout ne pas se décourager car ces élections avec 60 % d’abstention, ne présagent pas l’avenir.
Cette épreuve arrive au bon moment pour que le PS se régénère et soit enfin en réelle opposition au gouvernement actuel. Il ne faut pas oublier que d’après les dernières élections de 2007, le PS représente 47 % des électeurs. J’ai l’impression que le PS a oublié sa responsabilité d’opposant et a priviligié ses querelles.
Il est grand temps que les « jeunes » du PS dont vous faites partie retrouve confiance en eux et affirment leurs idées; beaucoup de gens autour de moi n’attendent que çà.
Toutes les forces de gauche doivent s’allier si on veut se débarasser de ce gouvernement qui poursuit des réformes injustes.
Autour de moi beaucoup de personnes ont voté pour l’Europe Ecologie pas en réaction contre le PS mais uniquement pour leur donner un rôle plus important au niveau de l’Europe.
Surtout courage et n’écoutez pas les oiseaux de mauvais augures qui cherchent à vous culpabiliser.
Valérie
10 juin 2009 à 19:04
Une solution :
Si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord entre vous alors je pense que la meilleure des solutions est d’embaucher quelques ANALYSTES qui éplucheront durant des mois ce qui marche au niveau locale, nationale et européen.
Je e comprends pas: il n’y a pas d’archives au PS, des gens qui compilent des notes sur tout ce qui a bien fonctionné !!??
Enfin, hélas je le connais trop bien et sais que ce parti s’est endormi grâce aux différents lieutenants qui ne savent que mener « tambour battant » leur stratégie de pouvoir !
Et ben benoît, vas lire les mémoires et thèses produites en Science Po sur les victoires et élections en France !!
Tout est à décrypter, à analyser finement et la reconstruction ne pourra se passer des intellectuels !!
Valérie
10 juin 2009 à 19:11
Proposition:
Moi, si on me paie je veux bien le faire cette énorme analyse !!!
Eplucher tout, argumenter les dimensions psychologiques influençant les votes et proposer des plans de campagne A, B et C au cas où le A et le B ne fonctionneraient selon les jeux médiatiques des adversaires, bref prévoir des plans de sortie.
ardeur
10 juin 2009 à 19:13
Beau discours…
Si seulement tous les « bouts » de parti pensaient la même chose. Le pire c’est que tous pensent la même chose, « rassemblement », je crois. Mais rassembler où? et autour de qui? Cette dernière question ( fâcheuse) est au demeurant bien triste. Car si vraiment il y avait des convictions politiques saines, la question de Qui ne se poserait pas. En démocratie on ne gouverne pas tout seul… Au point où en est le PS, il semble nécessaire répondre à la question Où? Et bien à « sa gauche » ou dans « sa gauche ».
Parce ce qu’au PS, ce qui est curieux, c’est de retrouver des gens proches très proches de la droite, comme Vals, Collomb, Strauss-kahn, et bien d’autres à tel point que certains en deviennent même sarkozystes… des gens dont on ne sait pas trop vers quel côté ils penchent comme Royal, Aubry, Delanoé, Peillon.. et des gens proche d’une « vrai gauche », avec des convictions politiques de gauche, avec un réel esprit de changement voir de révolte, conservant une proximité avec ses concitoyens et une réelle envie d’améliorer cette société, … comme toi (je crois).. Emmanuelli. Ce large éventail politique pourrait être intéressant mais force est de constater qu’il brouille les électeurs. Le discours du PS oscille de droite à gauche selon les interlocuteurs, il n’y a pas de ligne claire. Et pourtant, il y en a des injustices, des actes et des situations révoltantes, des idées, des propositions simples, claires et précises. Le handicap du PS est donc ce large panel de sensibilité politique de droite qu’il abrite.
Il me semble que tu n’es pas trop éloigner de la sensibilité de Mélenchon, ni même de Besancenot (au passage je pense qu’il ne faut pas voir en lui un révolutionnaire sanguinaire mais quelqu’un sur lequel il faut compter pour améliorer cette société).
Ainsi cette idée semble bien bonne de rassembler dans « une maison commune de gauche » mais sans les « gauches droites » du PS ou leur expliquer ce que veut dire le mot Socialiste!
kheira
10 juin 2009 à 19:46
La campagne était difficile, tout le monde est méritant, le résultat malheureusement n’est pas à la hauteur des enjeux. Les français vont continuer à souffrir. Toutes les forces vives du PS, malgré les divergences, sont complémentaires et doivent s’unir pour battre cette droite conservatrice et libérale.
Bon courage pour nos combats à venir
Kheira
bobdylan
10 juin 2009 à 20:57
Courage Benoît.
Je reconnaît dans le post de Daniel Dubost sa tolérance et son respect de la pluralité. Au sein de sa section, il arbitre les échanges avec comme seul souci : Créer les conditions de l’amitié.
Courage, courage et encore courage. En 1994 le PS avait pris une claque, cela ne l’a pas empéché quelques années plus tard de repartir avec un projet :! Les 35 heures et gagner les législatives en 1997.
yann
10 juin 2009 à 23:05
hamon un homme qui nous donne envie de se batre pour le partie. on est plusieur a croire en toi on a besoin de toi.merci tu nous donne de l’espoire.;
sur les europennes mon point de vue .merci sego vals peillon grace a vous on a pris une claque enorme vous passez plus de temps a critiqué voir porté pleinte contre les gars du ps que de soutenir cela.de plus si le site de sego avait pu sabstenir d’appelé a votez ecolo cela aurait etait cool. autre chose la prochaine fois des bulletins de vote plus voyant cela evitera des les chercher.
benoit prés a te rencontré en moselle faireune reunion mais avec des gens non encartés .plusieur personne ok pour participer et organisé cela
merci a toi.
vive le partie .et fiere déetre socialiste vraiment socialiste
Piva
11 juin 2009 à 00:42
Maintenant les propositions et vite !
Alors maintenant il faut réagir. Faut plus déconner. Arrêter les conneries de guerre interne d’égo au PS. Engager des personnes qui savent parler et se montrer (avocats, économistes, professeurs, comédiens…), des personnes qui ont des relations (beaucoup de relations), des personnes intellectuelles et fidèles aux idées de gauche.
Virer les soi-disant socialistes plus intéressés par une gamelle à droite. Il faut des idées tout de suite. Un programme, des directions claires, des alliances claires. Une 1er secrétaire qui tape du point sur la table. Il faut observer la droite, ses méthodes, ses hommes, ses discours, sortir de cet angélisme, de cette naïveté politique. Arrêter de ne pas oser de ne pas vouloir être aussi hargneux que la droite. Eux n’ont aucun scrupules ! En un mot, parler franc et d’une seule voix (une seule !).
Arrêter avec Sarkosy : ça marche pas alors changeons avec ce discours simpliste ! Mais par contre faisons des propositions réalistes et faisons les entendre par tous les moyens.
Il faut répondre immédiatement à ces rumeurs de débauchage de tel ou tel socialiste. Et qu’il réponde eux-même pour dissiper tout malentendu. Ou bien dehors !
Maintenant Il faut parler, discuter, convaincre avec la même hargne, la même argumentation et la même clarté que l’UMP avec des idées de gauche les plus claires et tranchées possible. Parler avec des mots simples, compréhensibles et faisant mouches. Convaincre les gens avec les mêmes armes que la droite. Et arrêter enfin les erreurs de castings, de lieux de réunion (Le cirque d’hiver !!!) ou les tracts confus.
Mais il faut surtout que nous ayons beaucoup de relais dans les médias, à l’AFP, journaux, TV, radios… Retrouver des relations dans toutes les couches de la société. A cet heure, c’est la droite qui monopolise la plupart des organes d’informations.
C’est possible pour l’avenir ou bien malheureusement adieu le PS !
Bon courage, Benoit.
Un électeur de gauche déçu mais confiant dans l’avenir.
ffi
11 juin 2009 à 12:46
Il est utile de tempérer les résultats : avec 63% des électeurs qui se sont soit abstenus, soit ont voté blanc, ou bien on glissé un bulletin nul, le résultat annoncé ne porte que sur à peine plus d’un tiers des électeurs potentiel.
Cela ne donne à l’UMP 11,2% des inscrits et entre 6 et 8% pour le PS et Europe écologie.
La première chose à s’expliquer est donc la raison d’une abstention aussi colossale : La traitrise du vote référendaire. Comment les représentants du peuples peuvent-ils se permettre de « snober » leur base électorale.
Le camp libertaire-libéral de gauche s’est enfui vers europe écologie. Mais je pense que ce parti a fait le maximum de voix possible, avec une abstention moindre pas sûr que son pourcentage de vote soit aussi élevé.
Eric Zemour explique parfaitement les raisons de la « mort » de la social-démocratie. Sa stratégie, fondée sur le rapport de force entre salariat et patronat pour améliorer les conditions de travail et les droits sociaux, n’est plus efficiente, du fait même de la signature par la sociale démocratie de tous les accords libre-échangistes européens, qui permettent au patronat d’aller planquer ses fonds dans les paradis fiscaux et de menacer d’aller faire produire à bas cout dans les paradis sociaux.
Il s’agit presque d’un suicide, en fait.
J’ai soutenu ta campagne en interne, Benoît. Mais, j’ai voté blanc. La trahison de mon vote NON au référendum est mal passé : je ne reconnais pas l’Europe, puisqu’elle ne m’a pas reconnu, je ne reconnais plus le PS, puisqu’il a dénié ma voix et par là-même ma capacité et celle de tout le peuple à voter « vrai ».
Il y a des réserves de voix immenses dans l’abstention, deux fois plus importantes de celles qui se sont exprimées. Ces voix ne sont pas représentées.
Le PS est pris au piège de son « libertarisme », issu de la génération 68, lequel l’a d’ailleurs quitté pour Cohn-Bendit. De fait, le PS s’accroche à être « libéral ».
Il n’y a en fait pas de contradiction entre libéralisme culturel, moral et libéralisme économique. Les plus faibles seront toujours victimes de l’excès de liberté laissés au plus forts, s’ils sont immoraux.
Le PS a une croyance insensée dans la capacité du libre-échange à faire se développer les pays. Tout en réalité montre que cela est faux et de plus en plus faux
Le PS a une croyance insensée dans la capacité du marché à financer l’économie de manière équitable, selon les besoins de la population.
Le PS a une croyance insensée en ce qui concerne l’indépendance de la banque centrale (ce qui est contraire au programme du CNR).
Historiquement, tout montre que le libre-échange et la privation du droit de seigneuriage sont le moyen d’administration des colonies par une métropole.
Et de fait, le PS collabore à ce pillage.
68 fut la révolution libérale. D’où les contradictions profondes de la gauche.
Personnellement, je revoterais un jour pour le PS, s’il défend le protectionnisme (ce que tu as fait, ce que j’ai soutenu) et le retour du droit de seigneuriage à la nation (crédit public pour infrastructures publiques). A mon avis, dans les 63% de votes non exprimés, beaucoup sont dans mon cas. Il s’agit de fonder une alliance très large : Des gaullistes au communistes (comme le CNR), Debout-la-république, MRC, Solidarité&Progrès, PS …
C’est le seul programme qui puisse permettre un rôle politique à la sociale démocratie, à l’avenir.
MARC
11 juin 2009 à 13:21
Ah ! Ah ! Voter vert parce que le PS n’a pas de projet ?
Laissez moi rire, Et le Manifeste du PSE. Il est vrai qu’il est tellement plus compliqué que les différents programmes écologistes. Qui les a lus ? Personne bien sûr…
Ah ! Danny, 68… c’était bien…hein…
Et josé, son fromage, ses bacchantes…
et Eva, son petit accent suédois…
La TV, le culte de la personnalité, et le fait que, comme pour l’équipe de France de foot, autant de spectateurs, autant de sélectionneurs…
Au PS, autant d’adhérents, autant de présidentiables…
Se respecter , Mais comment faire, tout le monde à raison…
Courage Benoît
Pascal
12 juin 2009 à 11:12
Membre du PS depuis un certain 21 avril, j’ai peur pour lui si nous analysons ces dernières résultats comme un accident de parcours. Le mal est plus profond (où sont notamment les débats au sein des sections ?) et continuer à penser qu’il sera automatiquement le parti d’alternance au méchant Nicolas ouvrira inévitablement la route à de nouvelles désillusions.
Pour le programme, même si le parti se cherche, c’est plus le manque de lisibilité de la ligne politique que l’absence de programme qui pose problème au PS. Une bonne communication passe par la transmission d’un message unique et clair. Là, entre les déclarations ou les demandes de pardon des uns et des autres, le message est parfaitement incompréhensible pour le commun des mortels.
Le point fort du PS, c’est à dire ces diverses sensibilités, est devenu aujourd’hui son point faible, car pas mal de membres (à tous les niveaux) restent sur leur position après la pseudo synthèse du congrès (je suis de telle motion ou derrière tel leader) et n’adhèrent pas à la ligne commune .
Enfin bref, c’est pas terrible pour l’instant, mais je reste. Les choses se changent de l’intérieure.
chatel
12 juin 2009 à 16:25
Il serait temps que le PS se désolidarise du PSE et qu’il cesse d’être dirigé par des ouïstes, ce qui est encore le cas avec MA.
chatel
12 juin 2009 à 16:30
L’idée d’un protectionnisme européen n’est malheureusement toujours pas à l’ordre du jour au PS. Cela aurait pourtant été un bon thème de campagne. les socialistes sont tout aussi libre-échangistes que la droite avec qui ils cogèrent l’Union européenne.
Marylou
12 juin 2009 à 23:05
Bonsoir,
Vaste programme que vous décrivez là ! Mais pensez vous que les égos surdimensionnés des cadres des différents partis de gauche accepteront de se laisser voler la vedette ? Permettez moi d’en douter ! sans parler des dissensions idéologiques ! On est mal « barrés » ! Pourvu que je me trompe !
chatel
13 juin 2009 à 14:24
@ Marylou
« Sans parler des dissensions idéologiques ! »Au contraire, parlons-en! L’opposition du oui et du non n’a toujours pas été surmontée, les ouïstes continuant de diriger le PS…exactement comme avant.
Anne-Laure Fassbind
13 juin 2009 à 15:05
beaucoup de cadres du PS disent dans les médias attendre un choix du candidat socialiste de 2012 par l’ensemble des sympathisants. Rien avoir avec un candidat unique de la gauche ! Si Désir d’Avenir est un parti à part entière il risque de faire perdre des vois au PS comme Chevènement et le Mouvement des citoyens l’ont fait en 2002. Quand aux primaires il est inconcevable qu’au sein des autres partis politiques de gauche, un vote soit organisé pour le choix du candidat du PS : l’engagement politique est très faible en France, ceux qui s’engagent pensent que tel ou tel parti a raison et ce n’est pas pour aller donner leur avis au sujet d’un autre parti. Je ne crois pas non plus aux sondages des sympatisants : leur construction est toujours complexe, les réponses sont biaisées par la formulation même des questions et par le fait de s’intéresser à l’opinion de la personne et les résultats interprétables en tous sens.
Le candidat unique de la gauche est également une utopie non respectueuse des autres partis de gauche et un tantinet anti-démocratique. Sans vouloir vous décevoir, je crois qu’il va falloir rester dans le classique. Unité du PS d’abord et rassemblement unifié de la gauche entre les deux tours de 2012, comme d’hab. Allez on va y arriver ! Courage.
Benoit Hamon
13 juin 2009 à 20:44
le camarade « bronzé » est quelqu »un qui revient de vacances…. Parce que les plus discrets dans la campagne sont aussi ceux qui ont parlé les premiers pour commenter le résultat. C’est insensé que l’on puisse penser que j’ai pu parler d’un camarade d’origine maghrébine ou de couleur noire en disant « bronzé ».
Nicolas
13 juin 2009 à 22:48
Tout à fait d’accord avec ffi sur l’alliance politique qu’il propose . Cela représenterait la véritable alternative qui nous amènerait à nous réconcilier avec les valeurs issues du C.N.R. et que notre parti et l’UMP mettent à bas depuis une vingtaine d’année.
Il m’arrive régulièrement de voir et discuter avec le blogueur Antidote, membre de DLR, et ses billets ont toujours été bienveillants (je vous invite à relire ORWELL au passage) avec Benoît HAMON.
Je comprends Benoît que ton intervention au C.N. était « modérée » car tu venais de prendre la décision de rester porte-parole (ce que je regrette). J’ai été plus attentif à celle d’Henri EMMANUELLI.
Dans mon département, ces six mois seront décisifs quant à notre réflexion.
L’idée d’un Front Populaire et Républicain doit être une perspective à ne pas négliger.
Laurent Deuzelles
14 juin 2009 à 11:20
Oui, 60% d’abstention, on ne peut pas dire qu’il y a un raz-de-marée de la droite.Maintenant courage camarade Hamon, on va reconstruire le parti sur des bases plus à gauche et là on verra bien si le PS est mort.Quant à ceux qui disent que le terme Parti Socialiste est mort et renvoit au XIXième siècle, ils n’ont qu’à sortir un peu plus de chez eux…Les salariés apprécieront.
Courage camarade il faut tenir.
Salutations amicales et socialistes
sarcophage
14 juin 2009 à 12:10
Ca sent l’énorme embrouille.
Les médias ont systématiquement mis le projecteur sur les difficultés du PS (guerre des roses etc),le PS semblant prêter
son concours à cette mise en lumière.
Et puis il y a l’épisode Bayrou CohnBendit , Bayrou accusant
DCB de connivence avec Sarko.
Et puis le film Home en pleine élection, résultat
16% pour les verts alors que les sondages prévoyaient 11 à 15.
Et ses rumeurs entretenues par les médias que les verts roulent pour Sarko puisqu’ils divisent la gauche.
Et qui en sort grandi ? Sarko !
Il divise la gauche , c’est le nouveau Mitterrand
Machiavel terrassant ses adversaires en les divisant.
Je pense sincèrement qu’on nous enfume.
Et je demande pourquoi le PS ne s’insurge pas
contre cette stratégie cousue de fil blanc basée sur la complicité éhontée des médias , et qui
installe la candidature de Sarko pour 2012 en lui tressant une couronne de pourfendeur et diviseur de la gauche.
Jospin a dirigé un gouvernement d’union de la gauche.
Avec les verts qui ne sont pas alliés de Sarko.
Mais au contraire , l’affaiblissement du PS libéral
l’oblige à faire un pas vers les verts d’Eva Joly et Bové.
De faire un pas vers la vraie gauche.
Et ca risque de plaire aux francais en pleine crise
du libéralisme.
Alors arretez de vous faire peur , et de jouer le jeu de Sarko !
fabre
14 juin 2009 à 15:55
Monsieur Hamon, je vous ai écouté à l’émission de Canalplus aujourd’hui. Vous vous interrogiez sur le fait que les classes populaires n’ont pas voté pour le PS; J’ai moi même voté pour le Front de Gauche et je vous dis pourquoi. Lorsque Sarkozy a décidé de ratifier le traité de Lisbonne si peu de temps après notre NON au réferendum, j’attendais du PS qu’il exige un nouveau referendum : pas qu’il renie sa position pro européenne, elle le regarde, mais qu’elle exige le respect du vote populaire en demandant un nouveau referendum : qui sait, entretemps nos positions avaient peut-être changé !!! en ne faisant pas cela, en faisant fi de la vox populi, le PS nous a trahis !!! ce dernier vote en est la conséquence, en plus de l’abstention inouie !!! La deuxième raison, mais celle là m’est peut-être plus personnelle, ce sont les atteintes permanentes à la LAICITE dans ce pays, rarement ou peu combattues par le PS : le discours de Sarkozy emboitant le pas à Obama sur le voile en est l’exemple, juste à la veille de l’élection : je ne vous ai pas entendus sur ce sujet.
merci de me lire et de m’entendre
MF
Damien
14 juin 2009 à 17:11
salut Benoit,
je suis « novice » dans le monde de la politique
bien qu’en fait je la »pratique » depuis toujours car j’ai toujours été pour un partage equitable…
et c’est dans nos actes de tous les jours que l’on sait de quel côté on se place…
ce qui m’a conduit à devenir militant du Parti Socialiste.
et je suis persuadé que beaucoup de gens sont du bon côté,dans un bon état d’esprit…
Alors pourquoi tant de problèmes à gauche???
moi, je ne crois pas qu’il n’y ai pas d’idée au PS,ou des idées d’un autre âge…
car la valeur du bien d’autrui (de TOUS) est pour moi le symbole de la gauche dans son ensemble…
et je suis aussi certain que les gens VEULENT suivre…
mais il y a un gros « hic » à gauche….
casiment tout le monde se tape dessus!!!! et en public en plus !!!!
alors je sais bien que cela est utile dans une certaine « mesure » de débattre entre
membres d’un même parti, mais cela devrait etre fait en dehors des cameras..
la politique est déjà bien compliquée pour la MAJORITE des français , comme des mots « complexes » que peu de gens comprennent… alors au final, quelle est la chose que les gens retiennent >>>> les clashs, les phrases assassines….
un parti qui se tire une balle dans le pied!!!
Donc, le VRAI travail est là…. en premier au sein du PS, puis ensuite au sein de toute la gauche…
en effet, il faut déjà avoir un PS soudé avant d’espérer pouvoir rassembler de manière durable et constructive l’ensemble des forces de gauche..
et cette unité « APPARENTE » dont nous fait preuve l’ump fait une bonne partie de leur « succès »…
Ce qui fait le plus mal, c’est de voir qu’à gauche, tout le monde a de bonnes idées dans l’ensemble, mais que par les divisions, RIEN ou trop peu de choses verront le jour….
les gens n’attendent que ça, voir la gauche marcher ensemble, dans le respect
d’eux mêmes et le respect des français….et oui! les français suivront !!!
Bon courage à toi,Benoit, tu as mon soutien , cela faisait longtemps que l’on avait pas vu un personnage politique qui se sent concerné et qui a VRAIMENT l’envie et la passion d’ameliorer les conditions de vie des français…
antigone
15 juin 2009 à 00:43
Cher Benoît
1/ Que penses-tu de l’organisation d’une primaire ouverte à gauche selon des modalités à définir,
2/ A Chatel, que proposes-tu dans un monde globalisé où il suffit de cliquer sur son clavier pour faire transiter des millions d’euro d’un territoire à un autre, où les EU, la Chine, la Russie, l’Afrique sont à quelques heures d’avion, où les pays à faible indice de développement humain ont EUX AUSSI le droit de se développer….bref….que proposes-tu pour protectionner (écrit sciemment de cette manière) le continent européen et plus particulièrement (j’imagine) l’économie française.
Comment concilies-tu ton internationalisme (puisque tu es socialiste) avec le protectionnisme?
Si tu me parles normes minimales sociales et environnementales à imposer aux pays importateurs, j’entends….on sait faire pour la sécurité des produits, on devrait pouvoir inventer des labels et des agences de contrôle pour des exigences minimales en matière sociale et environnementale (en partenariat notamment avec la CES, la CIS et l’OIT pour les normes sociales), si tu me parles taxes douanières saou sécurité du territoire (c’est grâce à ce type de délire que les EU ont empêché l’importation de produits de haute technologie européens dans les années 80/90, sous prétexte qu’ils étaient dangereux pour la sécurité de leur territoire!), je ne suis pas d’accord.
Nous devons inventer un autre vocabulaire que le mot protectionnisme.
Tous les hommes ont le droit au développement.
Olivier
15 juin 2009 à 01:52
Voilà exactement ce que je voulais lire !
A gauche toute.
Mais je ne veux pas simplement le lire, je veux le voir et pouvoir y croire.
Le front de gauche, le NPA et les vrais verts (Mamère, et pas ce faussaire pro libéral de Bendit !) devront pouvoir se retrouver dans votre discours.
C’est votre rôle de fédérer ces mouvements de progrès en acceptant d’ écouter et de prendre en compte ce qu’ils disent.
On semble déjà avoir purger le discours socialiste de ses tendances libérales (où allait-on ? … Une alliance avec le Modem … Une gauche désincarnée qui taquine la droite centriste pour contrer la droite la plus dure qui soit .. Incroyable).
M. Hamon, vous êtes l’un des rares avec M. Emmanuelli, que je crois capable de mener à bien ce rapprochement vers la gauche plurielle.
Allez-y franchement, sans ambiguïté et vous ferez peut-être renaître l’espoir pour 2012.
Thierry MIREBEAU, coordinateur Parti de Gauche 86, Poitiers
15 juin 2009 à 10:40
Bonjour,
Membre du Front de Gauche,avant d’être membre du Parti de Gauche, j’invite à l’UNION DE LA GAUCHE tous les membres d’ »Un Monde d’Avance » et des militants du Parti Socialiste convaincus que la solution est dans l’union de la Gauche sur des bases politiques donc programmatiques.
Pour ceci, à mon sens : 2 solutions :
- la 1ère : préférable : COLLECTIVE. Il faut passer sous les les fourches caudines et statutaires du Parti Socialiste (pas évident mais possible, c’est votre boulot !), en demandant un référendum extraordinaire d’orientation politique avant le 1er septembre 2009. Cela me semble compliqué et court mais vital pour l’avenir du PS et de la Gauche …
- la 2ème : INDIVIDUELLE. Tous les militants du PS respectueux de l’expression démocratique du Non de Gauche du 29 mai 2005 doivent prendre leurs responsabilités et tirer les conclusions du déphasage politique entre le 29 mai 2005 et le 7 juin 2009. Il a fait perdre (sèchement !) plus de 2 millions d’électeurs à ce Parti Socialiste, et l’ a ainsi affaibli au point qu’il ne pèse plus suffisamment pour pouvoir discuter « Rassemblement (autour de lui !) » avec les toutes les composantes de la gauche***, il devra se contenter de l’Union de la Gauche ou renforcer son isolement « délétère » pour toute la gauche. Ces militants PS choisissant cette option devront quitter avant le 1er septembre 2009 (début de campagne des régionales de MARS 2010, dernier scrutin avant 2012) ce Parti Socialiste auquel ils sont autant attachés que l’étaient tous les copains du Parti de Gauche en décembre 2008 lorsqu’ils l’ont quitté, mais comme nous l’avions crié alors, il y a des moment où : ça suffit comme ça ! ». Le choix pour ces sortants est assez large : rejoindre le Parti de Gauche, les collectifs de soutiens au Front de Gauche (ils sont très nombreux et très actifs !), le Parti Communiste Français, la Gauche Unitaire, le Mouvement Politique d’éducation Populaire, tous sont membres du Front de Gauche, ou bien rejoindre le Nouveau Parti Anticapitaliste, Les Alternatifs, la Fédération, … Ils seront tous dans les prochains mois membres du Front de Gauche ou ils n’existeront plus (électoralement parlant !) … Le temps est à l’union de la Gauche !
Pour finir chers camarades : Pour se battre politiquement, il ne suffit pas d’avoir les médias, l’argent, les élus, les têtes d’affiches, le pouvoir local ou national, il faut et on l’oublie assez souvent : LES CITOYENS MILITANTS !
A Benoît, 2012, OK c’est important, mais n’oublies pas mars 2010 !
Amitiés socialistes
Thierry MIREBEAU – Front de Gauche (Parti de Gauche)
***Si j’occulte les verts, c’est pour leurs dérives droitières aux dernières européennes. Bien entendu, je respecte complètement les électeurs de gauche qui ont voté Europe Ecologie, éblouis par ce séduisant attelage composé très provisoirement lors de ce scrutin ! Si la forme l’a emporté sur le fond ce n’est pas imputable aux écolo-libéros mais aux écolo-socialos qui n’ont pas fait leurs boulos … à ne pas réitérer !
chatel
15 juin 2009 à 10:47
@ antigone
« Si tu me parles normes minimales sociales et environnementales à imposer aux pays importateurs… » peu m’importent les modalités. l’objectif affiché doit être l’application de la préférence communautaire aux produits dont nous sommes obligés de délocaliser la production parce que nos salaires ne sont pas compétitifs.
« Comment concilies-tu ton internationalisme (puisque tu es socialiste) avec le protectionnisme? »;
L’internationalisme des socialistes n’a rien à voir avec la mondialisation libérale voulue et mise en place par la droite et une partie de la gauche (DSK, P. Lamy).
chatel
15 juin 2009 à 10:52
B. Hortefeux envisage un report de l’âge limite de départ à la retraite. Les mauvais coups contre les salariés (allongement de la durée de cotisation par F. Fillon, désindexation des salaires sur les prix décidée par Delors …) continuent.
Pitot Alain
15 juin 2009 à 11:04
Courage et les gens humaniste et de coeur ont besoin de toi
nicole
15 juin 2009 à 11:55
bonjour,
discours solide, qui complète bien celui de Martine. Il y a en effet une feuille de route qui est dessinée. A plusieurs nous nous servons des 2 pour bosser sur l’avenir à tous nos niveaux.
Il est très rassurant de voir ce lien entre vous. Donc, certes une direction resserrée serait plus efficace et moins perturbante pour le travail. A NOUS de créer ensuite du débat à tous les niveaux. Vous nous donnez de quoi l’alimenter. Continuer. Mais ne ménagerz plus ceux-celles qui jouent leur moi, perso. C’est ce que tu as dit sur soir3 jeudi, c’est ce que dit Marylise Lebranchu dans son interview… et combien d’autres. Ils se déconsidèreront d’eux-mêmes.ne pas reprendre les débat sur « éléphants » pour… faire pareil. Nous attendons les textes de projet de pied ferme. Bravo. Car il faut tenir dans cette ambiance!!!comptez sur nous.
Diffusez, circulez et on sera alors de fait, rassembler sur du débat de fond, pas dans des clubs.
antigone
15 juin 2009 à 12:43
Non pas peu importe les modalités, les mots ont un sens…..qui dit protectionnisme dit aussi nationalisme. C’est bien la raison pour laquelle, j’aimerais qu’on arrive à changer de vocabulaire. On cause encore avec les mots du XIX! Et encore au XIXème Marx, dans ce domaine,était plus moderne que nous…..c’est une social-démocrate affichée qui le prétend….
Quant à notre internationalisme, j’aimerais bien de temps en temps qu’on en parle autrement que par le très sage, insipide et pieux co-développement qui ne fait de mal à personne.
J’aimerais surtout que nous arrivions à arrimer notre internationalisme à la globalisation qui existe qu’on le veuille ou pas.
Nous manquons de repères idéologiques dans ce domaine, que du reste nous pourrions aussi de temps à autres emprunter ou tout du moins regarder chez les altermondialistes…..
Giampino Béatrice
15 juin 2009 à 14:01
J’ai voté PS aux élections européennes, sans conviction, par légalisme sans doute (je suis encartée dans ce parti en déroute)…
Le score d’Europe Ecologie n’est pas une mauvaise nouvelle pour la gauche, il démontre au contraire que les électeurs de gauche ne sont pas dupes. Le discours de Cohn Bendit, Eva Joly et José Bové était clairement européen, et semblait sincère.
La sincérité, voilà bien ce qui manque aux PS et au PSE aujourd’hui. comment s’étonner de la défiance exprimée par les électeurs?
Une semaine après le vote, nous n’entenons plus que le mot Rénovation dans la bouche des caciques du parti, comme une incantation. Mais rénover pour quoi faire? prendre les mêmes et recommencer? Ceux là mêmes qui ont adoubé les Besson, Alègre et autres Kouchner ?
De l’air!
Des convictions à gauche, voilà ce qu’incarne Benoit Hamon, voilà ce qui me retient de ne pas rendre ma carte, voilà ce dont le PS a besoin.
chatel
15 juin 2009 à 16:29
@ antigone
« Les mots ont un sens…..qui dit protectionnisme dit aussi nationalisme. »
Justement, les mots ont un sens et le protectionnisme n’est pas le nationalisme.
1) je me suis prononcé pour un protectionnisme européen, et non pad national, comme BH d’ailleurs.
2) Il y a aussi une façon très nationaliste d’être favorable au libre échange.
Sortons des idées toutes faites et évitons les paralogismes du genre: protectionnisme=nationalisme=guerre, donc paix=libre-échange.
« Quant à notre internationalisme, j’aimerais bien de temps en temps qu’on en parle autrement que par le très sage, insipide et pieux co-développement qui ne fait de mal à personne ». En tout cas, cela vaut mieux que la mondialisation libérale qui nous fait à tous tantde mal.
« J’aimerais surtout que nous arrivions à arrimer notre internationalisme à la globalisation qui existe qu’on le veuille ou pas. »La globalisation ne s’est pas faite toute seule. Elle a été voulue et organisée, notamment par P. Lamy. Elle est à reconsidérer, de même que la construction européenne qui obéit exactement à la même logique.
Valérie
15 juin 2009 à 18:34
A BH,
Et ben je ne vois vraiment qui est cette personne qui t’aurait pris par le bras et passant son temps à taper sur l’aile gauche du parti !!!!???
Valls n’avait pas l’air de revenir de vacances ni Mocovici !
Le marseillais, je ne sais plus son nom grand soutien durant la campagne de ségo ? Lui, il avait l’air de revenir de vacances peut-être.
benoit
16 juin 2009 à 09:57
Faut-il dissoudre les partis politiques?
Grave question démocratique que la dissolution des partis, mais comment ne pas s’énerver en tant que citoyen lambda en voyant que de l’extrème gauche à l’extrème droite, les partis réfléchissent sur le même mode: pouvoir d’achat, relance de la consommation…Or, des processus induistriels sont déjà en place pour diminuer la consommation, pour aller vers la longévité des produits fabriqués, que des campagnes de pub vont se mettre en place en 2010 dans les pays scandinaves sur le thème du consommer moins mais mieux.
Le phénomène est inéluctable mais nos partis sont encore là à se battre sur des idées d’un autre âge. C’est ça l’écologie: on ne peut pas tenir un discours de croissance inexorable sous fond de crise alimentaire et écologique, en préconisant des aides par ci par là aux ENR, sans remettre en cause les fondements de notre développement. L’échec de Bayrou et du PS, c’est aussi ça, la désillusion dans la soif de changement. Le PS a toujours proposé un changement de société. Or, là, il n’y arrive plus. Pourquoi? Parce que Jaurès, Mendès France et autres vivaient au XXème siècle avec les préoccupations de leurs temps. On se réfère toujours à eux mais on ne voit pas qu’il est temps d’être des précurseurs d’une nouvelle société.
Il ne s’agit pas pour autant de jeter l’héritage posé car dans une société de consommation modérée, la redistribution des richesses sera l’axe central de développement qui impactera dans les têtes, et qui offrira peut être une foi nouvelle: après les religions, les idéologies et la consommation, place à l’animisme? Alors, faut-il dissoudre les partis politiques, tant le décalage est grand? En même temps le politique arrive toujours un temps plus tard, quand Jules Ferry rendait l’école obligatoire 85% de la population était déjà lettrée, grâce à l’imprimerie, à la renaissance, aux lumières…Nous attendons trop des politiques sans doute. A écouter Vincent Peillon sur France Inter pour qui l’axe central de la refondation du PS passe par l’éducation, on se dit que c’est pas gagner….
Alors, ne refondons pas mais fondons un nouveau parti. Les solutions peuvent être nombreuses.
Exemple: Si l’on souhaite que la nourriture redevienne le premier poste de dépense des ménages pour consommer local, peut être serait-il temps de remettre en cause le fondement du marché immobilier en introduisant un principe simple mais efficace: l’amortissement. L’immobilier n’est pas un bien comme un autre c’est un bien spéculatif qui s’envole au gré du marché. Or, si c’est un produit classique il se doit d’être amorti, ce qui veut dire que le futur vendeur aura quand même fait une plue-value en revendant au même prix son bien des années plus tard.
Mais pour faire cela, il faut séparer la propriété du sol et du bâti. Et pourquoi ne pas imaginer que la propriété du sol est universelle et appartient à la collectivité et que le bâti qui est une création humaine appartienne à l’individu. Cela ne changerait techniquement pas grand chose mais permettrait de considérer l’impôt foncier comme un loyer d’occupation du sol, qui pourrait flucutuer en fonction de son utilisation. Nous ne sommes pas dans du collectivisme ni dans du capitalisme. Mais d’autres exemples sont possibles…
ardeur
16 juin 2009 à 13:27
Montebourg vient de déclarer qu’il se rendra à Versaille écouter le président mais sans participer au débat… il ajoute que l’opposition n’est pas une potiche, mais alors c’est quoi d’y allé et de ne rien dire si ce n’est de faire la potiche?
à ce compte là vaut mieux boycotter! ou alors l’ouvrir!
karim
16 juin 2009 à 21:44
j’appris que les députés PS assisteront à la grande messe de Sarkozy alors qu’ils auraient pu boycotter.
Il ne faut pas vous étonner que lors des élections on aille pas voter pour vous.
Valérie
16 juin 2009 à 22:58
A benoît,
Tu énonces là quelques idées intéressantes.
Si les français ont déporté leurs votes sur Europe Ecologie, c’est aussi parce que ce parti présente un esprit créatif, original qui fait défaut au PS, de nouvelles idées et pas simplement un recyclage d’idées ni une dérive droitière.
C’est con à dire mais c’est ainsi, le nouvel espoir de la gauche pour le moment est le parti écologique.
Ceux qui présentent des idées avant-gardistes ont été récompensés dans les urnes.
Cela fait un petit moment qu’on n’attend plus le PS parler d’un ajustement de l’âge de la retraite à la pénibilité de l’emploi, des emplois occupé(s).
Ce qui est rassurant, c’est que les français réagissent encore en refusant à 93 % l’âge de la retraite à 67 ans et qu’il y a encore des français de gauche à aller voter.
Jean-Louis
17 juin 2009 à 22:19
Mon camarade, je te le dis …en bon camarade, ce que tu reproches à un social-démocrate en ton début d’intervention, tu le fais toi-même à la social-démocratie, quelques lignes plus bas. Là où je te rejoins, c’est sur la conviction que nous devons arrêter de nous dénigrer, de nous jeter « la gauche » à la figure. Nous sommes tous membres d’un parti qui est de gauche. Passons.
Petit militant, je ne crois pas que le problème vienne tant de notre discours (qui finalement en vaut bien d’autres) que de nos pratiques. Le cumul des mandats est autorisé ? Interdisons-le nous. Limitons dans le temps le nombre de mandats successifs que nous nous permettons. Exerçons le pouvoir autrement, là où nous l’exerçons. Quelques autres réformes du même acabit, et il est bien possible que nos concitoyens se retournent un peu vers nous, de nouveau, pour écouter ce que l’on a à dire.
Philou
18 juin 2009 à 11:09
Il y a plusieurs raisons à l’abstention massive de l’éléctorat de gauche qui à conduit à l’échec du 7 juin
- Le PS paye ses divisions entre candidats à la présidence, ses erreurs du passé notamment son orientation socio libérale et le vote de certains élus pour le traité de Lisbonne.
-La propagande de la majorité des médias pro sarkozy destinée à désintéresser l’électorat de l’élection et favoriser l’abstention plus nombreuse à gauche qu’à droite.
- Le comportement de certains candidats de l’opposition qui passait plus de temps à se tirer dans les pattes pour récupérer l’électorat du voisin (ps contre vert, gauche et modem;verts contre ps et modem; modem contre verts et ps…) ce qui les fait paraître vis à vis de l’électorat comme des candidats souhaitant un siège pour se placer plutôt que de s’occuper du bien public.
- Le comportement de certains socialistes qui se contente de faire « moins pire » que l’ump en espérant être élus d’un vote par défaut.
- la considération d’une politique environnementale comme accessoire par certains candidats…
Pour que le PS motive les abstentionnistes il faudrait qu’il ne renouvelle pas ses erreurs passées, laisse tomber la guerre des présidentiables et présente un programme réellement socialiste et écologiste.
kim
18 juin 2009 à 18:18
Je viens sur site parce que j’aime bien Benoît Hamon
Je voulais simplement intervenir sur la bourka.
Les députés communistes n’ont rien d’autres à faire que de parler de ce problème très minime à croire qui sont de mèche avec le gouvernement.
Au lieu de parler des suppressions de poste, du chômage qui augmente et de la politique inefficace du gouvernement ils parlent de la bourka, du coup on entend que ça dans les médias. Eric Besson doit être content et sarkozy aussi.
Allez Benoît je compte sur toi pour réagir!!!!
r.sartle
19 juin 2009 à 04:08
inutile de tirer sur l’ambulance, de toute façon la parti socialiste est mort et ceci depuis le lamentable congres de reims et peut etre meme avant….
la politique avec un grand P ne prévaut plus chez lui, il est devenu un conglomérat de petites carrières, de boutiquiers, d’hommes et femmes d’appareils,de comptables aux desseins calculateurs, de petits assassinats entre amis(es) ou de seigneurs féodaux régionaux et tout ceci dans un décor solférinien aux épaisses moquettes ou il est de bon ton de parler du peuple un verre de champagne à la main.
ne nous trompons pas le parti socialiste a été , est, et sera toujours un parti bourgeois et fera toujours une politique bourgeoise, sans risque, autant dire « pépére », ménageant la chèvre et le choux, un placement de père de famille quoi!!
il est trop tard pour sauver le soldat aubry et « l’habitée » ségolène royale…
le bateau coule et l’orchestre joue faux.
mr mélenchon, j’arrive…
ania
19 juin 2009 à 23:33
Benoit, présente-toi comme tete de liste aux régionales en Ile de France!!
Huchon n’a aucune chance et il est temps que les rénovateurs du PS, qui prennent conscience des enjeux de refondation de la gauche en Europe, prenne le devant de la scène.
Bon courage!
oulahbib
20 juin 2009 à 00:08
Monsieur,
Je suis inquiéte lorsque je prends connaissance de votre première phrase « …..le visage bronzé….. » et que j’entends les propos de Monsieur Valls!!!
Je suis inquiète de vos postures messieurs !
Je suis inquiète pour la Gauche !
Jules
20 juin 2009 à 12:57
@ oulahbib,
Si je m’expose au soleil pendant les vacances, alors, je crois qu’on peut dire, en français, que je suis bronzé. Faut arrêter de déconner et d’être malveillant sur ce terme. A croire que ceux qui font cette confusion sémantique ne sont pas clairs eux-mêmes. Et ne vois pas dans l’emploi du mot « clair » un autre propos raciste…
Damien
20 juin 2009 à 15:14
Tout à fait d’accord avec Jules !
Quand on part en vacances au soleil, il n’est pas rare de prendre des couleurs, notamment sur le visage. Si on cherche le terme approprié dans le dictionnaire, on risque bien de tomber sur l’adjectif « bronzé ». Je ne vois pas à quel titre il conviendrait de ne plus utiliser ce terme ??? Il me semble bien évident que Benoit Hamon n’ait pas voulu signifier autre chose !
oulahbib
20 juin 2009 à 18:06
Messieurs,
Je vous trouve très en colère !!!
J’écris que je suis inquiète……tout simplement
Je crois que lorsque un politique s’exprime il doit le faire avec prudence , voilà ce que j’ai voulu exprimer
Pourquoi avec prudence : Car la communication d’un politique est sur-exposé, elle appartient à l’auteur mais très vite au citoyen!
Voici donc messieurs en toute séreinité ce que je voulais exprimer
FRED
20 juin 2009 à 20:23
Benoit,
On entend parler depuis de longs mois de refondation, reconquètes et rénovations. Tous ces termes impliquent que l’on parte de quelque chose d’existant et que d’une manière ou d’une autre, nous le transformions. Cette logique, associée à l’idée de rassemblement des différents partis et forces de gauche nous amène en quelque sorte à mettre sur une table les programmes de chacun, à regarder ce qui est commun et à coups de concessions et de renoncements, donc de frustrations pour certains, à en sortir une synthèse qui ne fache personne.
Ne devrait on pas réfléchir par nous même, tous ensemble, sans idéologies ni logiques de partis à ce qu’est devenue notre société, à comment répondre à ces changements (si si le monde bouge en dehors de la rue de solferino) et donc à écrire une nouvelle page de l’histoire de la gauche (un peu prétentieux peut-etre…). En tout cas, oublions les étiquettes : socialiste, social-démocrate, communistes, centre-gauche, trotskistes, verts, et j’en passe. Chacun de ces termes est très réducteur pour la pensée. Il est encore temps, je l’espère, avant 2012, de commencer l’écriture de ce nouveau livre.
Fred
Paul RUBION
21 juin 2009 à 17:26
Bonjour Benoit,
contrairement à ce que ton « camarade bronzé » a dit, je pense que le PS doit vraiment retrouver un discours ancré à gauche. Je ne suis pas le seul à le penser, de nombreux jeunes socialistes comme moi sont du même avis et ils sont déterminés à faire bouger le Parti Socialiste.
Je te félicite également car tu es le seul socialiste à avoir toujours garder la même ligne, celle de l’aile gauche du PS.
Enfin, la campagne des européennes sur le terrain nous aura au moins appris (ou rappeler vivement) une chose : si les socialistes veulent gagner, il faut absolument une UNITE, au sein du PS mais aussi au sein de la gauche dans son ensemble.
Bon courage pour la suite !
conor
21 juin 2009 à 22:57
Puisque chacun pense déjà à 2012, il serait temps pour le parti socialiste de tirer les leçons de tant d’échecs électoraux :
1) C’est avant tout autour d’un leader que les socialistes doivent se (re)construire. C’est autour d’un leader qu’on gagne une élection. Or le PS depuis le retrait de Lionel Jospin, donne l’impression de ménager les susceptibilités avant d’envoyer au casse-pipe l’un d’entre eux, à charge pour lui de porter ce qu’il peut…
2) Ce leader doit avoir les coudées franches en termes de programme : le citoyen votera moins facilement pour un candidat représentant du programme de « synthèse » défini par un parti que pour un candidat à la source des orientations d’un programme dont il serait le premier inspirateur, engageant et le parti et son leadership. C’est comme ça que Lionel Jospin a gagné en 1997 autour du concept novateur à l’époque de « gauche plurielle » ; c’est aussi à cause d’une interprétation bien trop libérale de ce concept qu’il a signé son arrêt de mort politique en 2002 en autorisant les candidatures au premier tour des partenaires de son gouvernement.
3) L’ensemble des têtes pensantes du parti socialiste doit suivre corps et armes son leader sans aigreur et sans états d’âmes et s’engager à le défendre à couteaux tirés face aux coups de canifs des soldats de l’UMP. Lionel Jospin avait l’un des meilleurs bilans de premier ministre de la Ve République dixit un certain Président de la République en exercice. Et c’est sans doute vrai. Que diable ses « amis » lui ont-ils tiré dans les pattes.
4) Les orientations du parti socialiste doivent être clarifiées : orientation sociale démocrate ou réaffirmation d’une identité fortement ancrée à gauche… Celà afin de ne plus jamais assister au schisme du référendum européen.
5) Les modes de communication du parti socialiste doivent être mis à plat afin de comprendre pourquoi des divergeances entre deux têtes pensantes du parti socialiste apparaissent systématiquement comme l’expression de la discorde là où les mêmes divergeances entre deux « cadors » de l’UMP semblent incarner le débat démocratique en son sein.
5) Ce nouvel échec européen est sans aucun doute la conséquence directe du schisme du précédent réferendum et ne doit pas focaliser toute l’attention.
Reste à trouver le leader…
Valérie
22 juin 2009 à 01:19
A Kim,
Tout ce qui concerne la vie de la polis est politique donc tous les thèmes sont politiques !
Et le PC doit donc donner sa position sur tout !
Quant à la bourka, effectivement c’est un phénomène que l’on observe de + en + dans la rue ou au Canada et que jen’ai jamais vu aux USA. Quant aux soit-disant femmes pour qui ce serait un choix, je n’y crois absolument pas surtout que leur argument, c’est qu’elles cachent leur corps de tous « ces hommes pervers ».
Je ne sais même pas comment une femme qui porte une burka peut trouver un emploi et travailler avec cela, pas très pratique quelque soit l’emploi. Et ces femmes ne la portent dans leur maison car c’est du regard es hommes à l’extérieur qu’elles sont censés se cacher.
Bref, c’est aussi une insulte à toutes les conquêtes féministes. On ne peut laisser ces femmes s’enfermer dans notre république dans une régression sociale pendant quel les autres s’émancipent et parviennent à s’affranchir du contexte familiale par les études et le travail. L’arument de martine Aubry: « l’éducation est vraiment angélique et nul ».
J’espère que les députés légifèreront là-dessus pour que la république puisse tenir ses promesses à l’égard de tout le monde. Aucune loi religieuse doit prévaloir sur la loi républicaine.
antigone
22 juin 2009 à 13:48
Cher Chatel,
Justement j’évite la simplification puisque je souhaiterais que nous travaillions sur des notions que nous avons, sciemment, sous traitées, notamment, aux verts pour le développement durable et aux alter mondialistes concernant l’internationalisme…..
Y aurait-il une concurrence déloyale entre un salarié français et un salarié chinois? Plaçons-nous à l’échelle de l’individu.
Proposer un protectionnisme européen permet simplement de changer d’échelle. Au passage, çà ne solutionnera pas les problèmes de dumping social et fiscal au sein même de l’Union Européenne….nous ne risquons pas avant longtemps d’arriver à un semblant de solution….L’Europe Sociale? Foutaise avant de longues années….Du moins pas tant que ne se manifestera pas une véritable solidarité offensive et active des salariés européens….Une montagne à gravir.
Cà n’empêche pas que nous puissions continuer à en rêver et à la construire.
Protectionnisme (le isme) implique une démarche économique systématique de rejet de l’autre avec, par définition, des mesures dites de protection a priori, politiquement on peut fort bien imaginer qu’une politique systématiquement protectionniste se base, politiquement, sur le nationalisme ou l’occidentalo-centrisme…..
Ce n’est pas évidemment ce que j’imagine en socialiste.
Je crois, plutôt en des mesures de contrôle de la qualité (à tous les niveaux avec une évaluation des coûts sociaux et environnementaux) des produits importés. Si ces produits ne satisfont pas (comme en matière de sécurité) à des conditions minimales, ils ne devraient pas entrer sur le territoire européen (cela va bien au delà de taxes douanières qui, une fois payées ne solutionnent pas le problème de base). Ce n’est donc pas un protectionnisme systématique mais bien conditionné, bien entendu par une volonté politique. Voilà où le bat blesse. Autant nous savons faire quand il s’agit de la sécurité du consommateur (fonction quasi régalienne) autant on s’en fout quand il s’agit de l’exploitation d’un salarié d’un pays à faible indice de développement humain, pas contre nous nous émouvons du prix défiant toute concurrence du produit, nous en profitons tout en nous lamentant de son impact sur le salarié français…..De quoi devenir schizophrène…..il faudra bien un jour, aussi, que nous tranchions entre l’intérêt du consommateur et l’intérêt du salarié….Compliqué quand le salarié est aussi consommateur….que son pouvoir d’achat baisse baisse baisse parce que les salaires ne sont pas augmentés (voire qu’il n’y a plus du tout de salaire!) alors que nous sommes, globalement, satisfaits que la consommation se maintienne grâce…..aux faibles coût des produits importés!
Je comprends bien, Chatel, ce que toi , en socialiste, tu entends par protectionnisme (du moins je l’espère), encore faut-il définir, pour les autres, ce que nous y mettons derrière. Nous ne sommes pas tous socialistes (et par définition internationalistes)
Je ne pense pas que nous soyons très clairs à ce sujet.
De la même manière sommes-nous par essence contre le libre échange? Sommes-nous contre la concurrence? Accepterions-nous que, sur un marché (le vrai!), il n’ y ait qu’un vendeur de légumes?
Le problème n’est pas le libre échange, ce sont les excès du libre échange qui amènent les dérives que nous connaissons. Elles conduisent inéluctablement à la concentration des moyens de production, aux monopoles et en fin de compte à une absence de libre échange, par manque de concurrents, avalés les uns derrière les autres….
Pour en revenir au protectionnisme……Pour protéger qui? Qui est protégé quand l’Etat fédéral américain octroie des subventions à ses producteurs de cotons? Les salariés américains? ou les gros exploitants agricoles? Au détriment de qui?……CERTAINEMENT des producteurs de coton maliens…..
Remarque
22 juin 2009 à 15:13
Que dans un parti politique, une certaine diversité idéologique s’exprime, certes. Mais lorsque la diversité parait incohérence, là, je décroche.
- Paresse des cadres dirigeants
- Communication bizarre sur le blog de B Hamon (textes mouvants, liens internet non expliqués, comme le lien vers C. Askolovitch, actuellement employé par Lagardère, demi-frère de Sarkosy)
- Incohérence idéologique : quel est le rapport entre B Hamon et DSK ? DSK n’a qu’à tout de suite imposer le programme de BH, si quoique ce soit de tout cela était sérieux. En réalité, il existe deux hypothèses à ce sujet 1) le ps est très varié mais trop varié 2) la gauche du PS n’est que le fer de lance de la droite socialiste cf DSK.
- Le ps est-il devenu une grosse machine oligarchique, tendant à reproduire des situations d’avantage électoraux (élus en place) et financiers (bourgeois ne souhaitant pas changer le système dont ils bénéficient- faire exprès d’échouer est leur stratégie -exemple : Montebourg, marié à droite, toujours socialiste mais toujours prêt à fustiger le ps ou donner raison à la droite- eh oui, les beaux-parents, ça compte… Hypocrisie. Fausse idée de vaincre).
- Jacques Delors et la culture de l’Europe : une europe dans tous les cas faite pour les libéraux, y compris avec l’assentiment de M. Delors ??? Celui-ci, qui est tout de même le père de Mme Aubry, avec qui elle ne semble pas fachée, a tout de même dit sur France inter apprécier F Fillon et A Juppé…. Si lui-même ne respecte pas le Ps en formulant de telles déclarations, qui respectera ce parti, dont sa fille est censée être leader…
- l’incapacité à tenir un discours clair contre ceux qui sont passés chez Sarkosy.
- B Hamon est aussi bien facilement complaisant avec des arrivistes style Rama Yade; le but, monsieur, n’est pas d’avoir des jolis représentants, mais des gens qui savent ce qu’ils disent et ce qu’ils font.
- Mollesse générale du discours : ex : Vincent Peillon disant qu’il faudrait des décennies pour apurer les « paradis fiscaux » alors que des analystes de droite paraissaient beaucoup plus motivés.
- Même Delanoé, qui pourrait nous expliquer ce qu’il trafique avec LVMH.
- Ségolène Royal me dégoute aussi du PS par sa stratégie populiste, la politique vu comme un bazar stupide, politique spectacle lamentable -il ne suffit pas d’aller à Athènes pour être démocrate-.
- etc.
Si le ps est en réalité de droite, autant voter à droite directement; pour ma part, j’ignore encore qui je voterai aux prochaines échéances; pas à droite, mais à priori pas socialiste.
Il y a quelques mois, j’ai essayé d’intervenir un peu pour les stimuler à clarifier le débat; j’ai donné plusieurs jours de ma vie pour cela, consacré du temps ; mais constatant ce que j’ai constaté par la suite (voir liste ci-dessus) je ne crois plus au parti socialiste.
cd
rosalie
22 juin 2009 à 20:09
@Kim,
Contrairement à ce que vous énoncez, le problème de la burqa n’est pas « très minime », c’est au contraire un point essentiel dans notre société.
Nous vivons dans un pays laïc où la religion, musulmane en particulier, prend de plus en plus le devant de la scène. Il est temps d’y mettre fin et de reprendre les valeurs républicaines qui nous sont chères.
Les femmes se sont battues pour obtenir des droits et des libertés qu’elles ont encore du mal à faire valoir actuellement. Je pense à nos mères qui ont combattu des règles et des lois édictés par des hommes qui ne respectaient pas toujours la reconnaissance des femmes dans une société faite pour les hommes.
Vous êtes un homme et trouvez ce débat minime. Moi je suis une femme et je le trouve primordial, pour nous, pour nos filles et pour nos petites filles.
Alors qu’en ce moment des jeunes (et des moins jeunes) se battent et meurent pour s’affranchir de chefs religieux qui leur imposent leur manière de vivre et de penser, il serait bien mal venu d’accepter que dans notre pays, une certaine catégorie de la population veuille nous contraindre à accepter que porter la burqa est un choix et qu’il n’y a pas à s’en préoccuper. Nous vivons en France qui n’est pas un pays musulman, moi, ce voile noir ou cette burqa me gêne et me met en colère. Que ces jeunes femmes aillent donc la porter dans les pays qui en font une obligation incontournable, elles en reviendront peut-être avec de meilleures intentions.
J’aimerais que le parti socialiste soit un peu plus clair sur ce sujet et que Martine Aubry, en particulier, affiche en public sa façon de penser. Elle en est très loin actuellement et navigue toujours dans des eaux troubles.
Myriam
23 juin 2009 à 10:05
Des gens votent, semblent vous dire (au ps) : « nous ne voulons pas que la même équipe prétende nous comprendre encore, et maintienne exactement les mêmes méthodes… ».
Mais curieusement tous les dirigeants deviennent sourds et aveugles.
Elle est étrange cette façon de réfléchir. Au ps, Vous avez pourtant tous les outils d’analyse : pas assez à gauche, lutte de pouvoir, un projet nébuleux…
Et pourtant, la seule chose qui semble vous stimuler c’est l’ambition dévorante des têtes d’affiche. Vous vous acharnez à penser jusqu’au précipice que vous changerez les choses quand vous serez en place et peu importe la manière d’y arriver.
Intéressez-vous aux gens ! Renoncez au pouvoir pour vous intéresser aux projets ! Tant que ça sentira la testostérone et le sang, tant que les mêmes têtes se présenteront prétendument humbles, en louchant sur le trône quitte à marcher sur tous les principes élémentaires auxquels, sans doute, ils ont cru un jour, je ferais parti des gens qui votent et vous disent : « vous ne m’avez pas comprise ».