Benoît Hamon - Porte-parole du Parti Socialiste
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Un vote "tranquille et serein"

20 novembre 2008

Le député européen Benoît Hamon, candidat au poste de premier secrétaire du parti socialiste, s’est dit « tranquille » et « serein » lors de son vote pour la désignation du futur leader du PS jeudi soir dans sa section de l’Essonne au Plessis-Pâté.

Benoît Hamon s’est déclaré « vraiment tranquille », ayant l’impression d’avoir fait une « campagne honnête » et « claire ».

Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui, si elle l’emportait, lui proposerait une place dans la direction du parti, il a dit qu’il ferait de même à son égard.

« Si je suis premier secrétaire, bien sûr que je lui proposerai des responsabilités importantes, comme ancienne candidate (à la présidentielle) parce qu’elle le mérite et qu’elle est parfaitement légitime dans l’équipe qui sera la mienne », a-t-il dit.

« Je la respecte énormément et donc je prends son offre au sérieux, ceci étant dit, il n’est pas l’heure de distribuer les postes », a-t-il poursuivi.

M. Hamon a par ailleurs estimé qu’il s’estimait « le mieux placé pour jeter des ponts » entre Mmes Royal et Aubry.

Il a ajouté ne pas savoir « ce qui va se passer ce soir ». Il a souhaité une « participation la plus grande qui soit », car « plus la participation sera grande, plus le score du ou de la candidat ou candidate qui arrivera en tête sera légitime », a-t-il estimé.

« Avec moi, on sait ce que ce sera, ce sera l’ancrage à gauche du parti socialiste, un parti socialiste impliqué dans le mouvement social, mais aussi un vrai renouvellement des équipes qui ne se limitera pas à ma seule personne », a-t-il ajouté.

« Je veux être un premier secrétaire de combat et la seule bagarre que je promets (…) ça ne sera pas avec d’autres socialistes, ce sera avec la droite », a-t-il ajouté.

Le député européen a réaffirmé son refus de « toute forme d’alliance avec le Modem ».

Visiblement étonné par le nombre de journalistes présents, il est arrivé seul dans la salle municipale où se déroulait le scrutin, avant de poser devant les photographes au moment de glisser son bulletin dans l’urne puis d’échanger brièvement avec les responsables socialistes locaux.

4 commentaires

  1. ker

    22 novembre 2008 à 20:51

    Je ne suis pas socialiste. Je pense que la crise qui se prepare ne se resoudra pas tant que les structures traditionnels du pouvoir politique bloqueront toute possibilite de changement. Il faut changer le pouvoir tel qu’il est. Changement de pouvoir est synonyme de revolution.
    Les socialistes de gauche doivent comprendre que leur situation est intenable, entre deux chaise. Il se doivent de se rappeler que leur parti a commis une trahison qui est grave a jamais dans son histoire. Il a vendu la france petain. Depuis absolument rien n’a change, il n’a ete que le cheval de troie des liberaux. C’est a dire de ceux qui se sont acharne a morceler la societe et a tuer tout association et combat politique.
    Le parti socialiste doit mourrir et doit se reconstruire en deux poles. L’un a gauche et l’autre a droite. C’est la realite politique qui le veut. Il y’a deux france aujourd’hui. Les politesses et les appels religieux a l’unite sacre ne font qu’envenimer le choses. Rappelez vous memes de ce que vous dites sur votre site. Les francais dans leur colere pourrait se retourner contre vous. Benoit Hamon, vous avez une grande responsabilite car vous etes intelligent. Mais l’intelligence sans le courage ne mene nul part.
    Scisson !

  2. ker

    23 novembre 2008 à 17:37

    Vu la tournure que prennent les evenements, je pense que vous ne pouvez honnetement pas continuer a faire parti commun avec manuel valls. Cela ferait vraiment petit

  3. Jim

    24 novembre 2008 à 16:24

    Vidéo efficace, et la zik me rappelle le clip de campagne de Bayrou en 2007 ;)
    Persévérez dans votre attitude, vous incarnez le changement et la jeunesse.

  4. Luigi

    24 novembre 2008 à 16:36

    Re b’jour,

    Désolé, ma main a rîpé sur le clavier et mon message s’est évaporé sans que je puisse poursuivre. Ce que je fais dans la foulée.

    Hors donc j’ai rencontrée une amie socialiste dans tout ses états. Bien que je ne sois pas adhérent au PS, je comprends sa colère. On le serait à moins. Je lui disais pourtant que vous étiez, Benoît Hamon, plus en phase avec nombre d’acteurs politiques, syndicaux et sociaux que vos prédécesseurs. Pour vous avoir lu et écouté (encore récemment dans l’émission Riposte, ou encore sur Télé Libre), je partage tout à fait votre analyse et les premières mesures d’urgence (harmonisation fiscale à l’échelle européenne, interdiction de délocalisation pour les entreprises bénéficiaires.. pour ne prendre que ces deux-là). Militant altermondialiste et syndical, j’avais renoncé à croire en quelque chose du PS (salarié à EDF, j’ai constaté combien le PS a favorisé la libéralisation des services publics, a contribué à renforcer les pouvoirs de l’OMC, etc…) jusqu’à ce que vous forciez quelque peu le barrage. Et là je dois avouer que malgré la hauteur de la crise socialiste, subsiste une porte de sortie. Vous le savez sans doute, beaucoup de collectifs, de groupes se sont constitués depuis maintenant 5 à 6 ans qui tentent de répondre à leur manière à la régression imposée par les néolibéraux. Certes dans la dispersion mais avec somme toute lorsque l’on s’y intéresse de près, les mêmes aspirations. Qu’elles s’inscrivent ici à la gauche du PS (vous en l’occurence), au NPA, à UNIR (dissident LCR), chez les communistes unitaires, avec Mélenchon/Dolez, certains Verts, des altermondialistes, des syndicalistes, toutes portent (avec des variantes) une analyse identique de la crise mondiale, européenne, nationale ou locale et des solutions véritablement ancrées à gauche. Je ne sais pas comment le PS va sortir du guêpier dans lequel il s’est fourré, mais sachez que je serai très attentif à l’action que vous ménerez en interne comme en externe.

    Bien à vous
    Luigi

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