Benoît Hamon - Porte-parole du Parti Socialiste
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La Voix du Nord – Benoît Hamon : l'aile gauche du PS accentue l'offensive

24 octobre 2008

À gauche toutes ! Lors des débats devant les militants avant le congrès de Reims, la crise financière donne des munitions aux représentants de l’aile gauche du PS.

Le 6 novembre, les militants socialistes choisiront l’une des six motions en présence. Benoît Hamon, le porte-drapeau de l’aile gauche du PS, était hier soir à Lille pour afficher ses différences et mettre en avant un fort ancrage social.

Avant de développer ses analyses devant les militants lillois (comme Martine Aubry, puis Bernard Roman pour la motion Delanoë ou Vincent Peillon pour la motion Royal), Benoît Hamon a rencontré des syndicalistes de chez Heineken confronté, à Mons-en-Baroeul, à de nouvelles suppressions d’emplois. «  Pour empêcher les boîtes qui font des profits de licencier, il va falloir rétablir une forme d’autorisation administrative de licenciement », commente-t-il.

La crise joue-t-elle le rôle d’allié objectif pour l’aile gauche du PS ? «  Ce n’est pas grâce à la crise mais à cause de la crise que nos analyses prennent un sérieux coup de jeune, mais franchement on n’a pas attendu ces dernières semaines pour réclamer des renationalisations, la constitution d’un pôle financier public, la mise en place de restrictions au libre-échange », plaide Benoît Hamon.

Radicalité

Le porte-parole de l’aile gauche du PS veut incarner «  la rénovation et la radicalité » et marquer ses différences avec «  les trois motions institutionnelles qui viennent de la direction sortante ».

Vers qui se tournera-t-il à l’heure des alliances ? «  Ce n’est pas à nous de le dire, c’est aux autres à se positionner par rapport à nos propositions. » Ancien collaborateur de Martine Aubry, il confie «  avoir beaucoup de respect pour la femme d’État mais ne pas partager ses analyses sur l’Europe, les salaires ou le libre-échange ».

3 commentaires

  1. Sucrine

    29 octobre 2008 à 10:40

    Il est grand temps que des hommes et des femmes comme vous reprennent en mains le flambeau du PS, car depuis déjà plusieurs années ma foi dans les têtes dirigeantes du parti s’est envolée, et je me refuse à voter pour des gens sachant pertinemment qu’ils ne changeront rien.

  2. Sucrine

    29 octobre 2008 à 10:41

    A force de modération, voyez donc où nous en sommes!…

  3. Rodrigues

    4 novembre 2008 à 16:24

    Mesdames et messieurs,

    Le nouveau Bretton Woods, aujourd’hui en France, tout le monde en parle, mais le terme est devenu une auberge espagnole dans laquelle chacun apporte son manger. Deux conceptions s’affrontent, diamétralement opposées. L’une est la version frelatée, celle de la City de Londres et du FMI, l’autre, celle pour laquelle nous nous battons avec Lyndon Larouche. La première vise à tout prix à sauver le système existant, en constituant des holdings bancaires surplombant les Etats, comme dans l’Italie de Benito Mussolini et la politique d’Hjalmar Schacht en Allemagne Nazie. Dans sa version actuelle elle se situe, avec la tutelle du FMI, sous la bannière d’une <> imposant l’ordre des banques centrales aux peuples et aux Etats-nations. La seconde, qui est la notre, conçoit le nouveau Bretton Woods comme un instrument pour changer le système économique et social face à une crise qui est systèmique et non cyclique. Le combat entre ces deux conceptions n’est pas une querelle d’experts ou un débat entre diplomates, mais un enjeu de civilisation.
    Pour tous ceux qui pensent que nous exagèrerions en accusant la city et le libéralismen anglo-hollandais d’être les deux ex-machina du système, examinons ce qui se passe : Le plan européen de renflouement bancaire et le plan américain Polson II sont tous deux directement inspirés par le plan britannique, celui du premier ministre Gordon Brown, de son chancelier de l’échiquier Alister Darling et de leur conseiller Alan Greespan. Nous ne sommes pas les seules à le dire, Paul Krugman, l’économiste américain qui vient de recevoir le <> est de cet avis.
    Ce plan sauve d’abord les banques par des participations temporaires et partielles des Etats à leur Capital. En outre, ceux-ci les refinancent en leur apportant leur caution ou leur garantie, tout en leur fournissant des liquidités en échange de leurs titres douteux. La City et ses associés de Wall Street, qui ont provoqué la crise, notamment depuis le découplage entre le dollar et l’or en 1971, et le dérèglement absolu de la City qui a permis depuis, tous les montages exotiques (Big Bang) du 27 octobre 1986, sont les coupables qui se retrouvent médecins rédigeant l’ordonnance. Le résultat serait de faire avaler aux Etats les effets toxiques des banques au détriment des peuples, des contribuables, des salariés et de tous les bénéficiaires de prestations sociales.
    Un grand danger se précise en vue de la réunion du G20 le 15 novembre. Revendiquant sa proximité avec Gordon Brown et se prétendant inspirateur de son plan, le directeur du FMI, proposera sa <>. Pour lui, le FMI, dont on connaît l’esprit charitable, devra être à la fois <>, assité d’un forum de stabilita financière regroupant principalement les grandes banques centrales.
    C’est un vol à la tire du nouveau Bretton Woods, s’engager dans cette voie remettraient fondamentalement en cause l’indépendance des Etats-Nations, pour constituer ce que Michael Ledeen appelle plus honnètement un <>. Avant d’en arriver là, organisons la résistance en traçant un nouvel horizon. Ne perdons plus de temps.

    Léa Rodrigues.

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