Benoît Hamon: "Essayez la différence !"
31 octobre 2008
A UNE SEMAINE du vote des militants, Benoît Hamon a tenu hier soir son meeting parisien. Près de 500 personnes ont accueilli dans le gymnase Mouchotte (Paris XIV e ) le plus jeune des candidats au poste de premier secrétaire du PS en scandant « Un monde d’avance », nom de la motion C. Dans la salle, la moyenne d’âge est nettement en dessous de la moyenne des autres meetings, avec notamment beaucoup de membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). « La dynamique est ici », s’enthousiasme Julien, 29 ans.
En montant à la tribune en veste et cravate, Benoît Hamon ne peut s’empêcher en effet d’évoquer « le vent qui se lève ». La motion du député européen, devenu porte-drapeau de la gauche du parti, rencontre un vrai écho auprès des militants, portée notamment par la crise actuelle. Ton grave, Hamon consacre d’ailleurs une large part de son intervention au contexte économique. « La crise sociale va créer plus de violences qu’il n’y en a jamais eu, avec la brutalité des licenciements massifs », prévient-il. « Si aujourd’hui nous sommes devenus les modernes, c’est parce que depuis longtemps nous avons parlé de l’imminence de cette crise », ajoute-t-il avant de critiquer fortement le PS actuel. Un parti auquel il reproche, entre autres, de ne pas faire assez de place à la diversité ou de ne pas descendre dans la rue pour défendre les 35 heures quand Olivier Besancenot, lui, le fait. Hamon est aussi très acclamé quand il tape sur ceux qui ont « fait croire qu’on pouvait être de gauche et compatible avec Sarkozy : ceux-là n’ont pas leur place dans la prochaine direction du parti ».
Pas d’alliances
Tous hier soir ont dans la tête le vote du 6 novembre. Hamon craint que des militants séduits par sa motion ne rallient finalement les grosses écuries qui appellent au rassemblement. « Le vote utile c’est nous, plaide-t-il. Il est temps d’essayer la différence. »
Même si la dynamique est là, la motion C ne semble pourtant pas pour l’instant en mesure de devancer celles de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal ou Martine Aubry. Mais Razzy Hammadi, secrétaire national du PS et proche de Hamon, veut tout de suite faire taire ceux qui penseraient déjà à des alliances en vue du congrès. « Nous ne sommes pas candidats à la synthèse, clame-t-il, nous sommes candidats à la direction du parti. » Sur le côté du gymnase, un mur d’escalade en fait rêver quelques-uns : que la motion Hamon grimpe encore.








Aslo
3 novembre 2008 à 19:08
J’espère et j’y crois. Je crois que le changement est possible.
Quoiqu’il arrive le 6 novembre et au-delà, tu auras toujours mon soutien.