Benoît Hamon à la manifestation de défense de l'éducation
20 octobre 2008
Benoît Hamon était présent à la manifestation du dimanche 19 octobre sur l’éducation.
Dépêche AFP :
Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, principaux prétendants à la tête du PS avec Ségolène Royal, se sont efforcés de jouer l’union sacrée dimanche à Paris derrière les enseignants, lors de la manifestation nationale de défense du service public d’éducation.
A quatre semaines du congrès de Reims, les trois chefs de motion sont tout de même arrivés en ordre dispersé, de même que l’actuel patron du PS François Hollande, rallié à Bertrand Delanoë. Pour sa part, Ségolène Royal a fait savoir qu’elle était en Bretagne.
Première arrivée, Martine Aubry a pris place vers 13h00 avec Jack Lang et la députée strauss-kahnienne Sandrine Mazetier derrière la banderole MJS (jeunes socialistes) à l’intersection de trois boulevards.
“L’Education, c’est le coeur de la République”, a déclaré la maire de Lille en dénonçant “la fermeture de classes, la suppression de postes, la semaine des quatre jours”.
“On trouve des milliards pour des banquiers pourris et l’on supprime des postes à l’école!”, s’indigne Jack Lang en patientant sous le soleil.
Une petite heure plus tard, Benoît Hamon fait son apparition en se réjouissant: “A la manifestation pour les 35 heures, j’étais le seul avec Emmanuelli. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer du PS!”.
François Hollande puis Bertrand Delanoë ne rejoindront qu’autour de 15h00 le rassemblement, toujours statique pendant que les 80.000 manifestants -selon les organisateurs- marchaient entre place d’Italie et Saint-Michel.
Après une bise à Martine Aubry, Bertrand Delanoë a retrouvé ses alliés, François Hollande, Harlem Désir et Elisabeth Guigou. “C’est une question d’urgence. L’éducation est en danger”, a déclaré le maire de Paris pour expliquer sa présence.
Sur la photo de famille, un militant tout de même séparait Mme Aubry et M. Delanoë. Puis le trio Aubry-Lang-Mazetier a quitté le rassemblement.
Au moins deux lieutenants de Ségolène Royal, Julien Dray et la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, restaient, eux, un peu à l’écart. L’ex-candidate à l’Elysée n’est pas présente pour cause de meeting en Bretagne. “C’est important, la Bretagne”, souligne Julien Dray.
“Face à la clochardisation de l’éducation nationale, on doit montrer qu’il n’y a pas de place pour la division et les enjeux de congrès”, explique Razzi Hammadie. Ce proche de Benoît Hamon affirme avoir suggéré mercredi à Solférino que les chefs PS viennent ensemble à la manifestation.





burnel edith
20 octobre 2008 à 18:04
continuez allez aux vraies questions qui touchent les gens! au quotidien: l’emploi-le temps de travail qui donne du travail à tout le monde-l’école-une autre economie non focalisée sur le croissance la consommation qui enfonce les +démunis-l’amènagement du territoire qui n’accepte pas les guettos ;qui donne un cadre de vie décent à tous-une agriculture dépolluée- et bien des choses encore que vous savez ! surtout ne vous laissez pas séduire par trop de jeunes personnes à la fois -arrangez-vous pour qu’on en parle pas..vous êtes venu dans la Meuse pour le non à la constitution..j’étais d’accord avec vous! merci d’être à fond..je vote pour vous!
moreau
20 octobre 2008 à 18:10
il est temps de se souvenir des fonctionnaires. En 2002, ceux-ci ont déserté la candidature PS. J’étais à La Poste, beaucoup de ceux qui votaient “bien” sont allés ailleurs…déçus par la politique menée par le gouvernement Jospin. Quant à mes amis enseignants, ils n’oubliaient pas le sinistre Allègre…La défaite vient de là. A vouloir conquérir les autres on perd les siens.
Yann
23 octobre 2008 à 00:35
Notre système éducatif vaut bien qu’on se batte pour lui, de la maternelle à l’université, où des postes, pour la première fois depuis très longtemps, sont également supprimés. Merci à Benoît Hamon pour son engagement.
Je vous ai entendu défendre votre motion à Noisy-le-Sec. J’ai beaucoup apprécié la force et la sincérité qui animaient votre propos; tout comme le fait que vous soyez resté concentré sur votre motion, ce qui n’a pas été le cas de tous les orateurs (loin s’en faut), dont certains ont défendu des idées qui semblaient presque aller à rebours de l’orientation générale de leur motion. Je me sens personnellement plus proche de la motion D, mais il me semble important que la motion C puisse aussi faire entendre sa voix, notamment pour éviter que le PS ne s’engage sur la voie du blairisme, dont nous pouvons constater les dégâts de l’autre côté de la Manche.
Sylvie B
24 octobre 2008 à 16:39
Mr Sarkosy ne comprend pas qu’une grève soit prévue dans le primaire le 20 novembre !Il ne comprend pas que les enseignants ne se “courbent” pas devant la gravité de la crise. Comme si la crise lui donnait tout à coup tous les droits en matière de réforme visant à faire des économies.
L’avenir des enfants et des jeunes est primordial et l’Ecole est un des piliers de sa construction.
Les classes sont déjà surchargées, je me demande ce que cela va donner avec moins d’enseignants. Les plus doués s’en sortiront, les autres seront “largués” très vite.
De plus, je crains que nous glissions vers une privatisation de l’Ecole.
Gipé
27 octobre 2008 à 09:46
L’école dites-vous. Mais elle n’est ni primordiale, ni importante… elle est vitale ; elle est l’avenir, notre avenir. Sans elle point d’espoir, point de futur. Elle est l’unique instrument dont disposent les peuples pour envisager un futur, et cela c’est tout le bien fondé de la volonté de civilisation.
Sauver l’école publique, la développer, la rendre encore plus démocratique, lui garantir un avenir ambitieux, tout cela ne dépend que d’un seul acteur : l’Etat (démocratique bien entendu). Il n’existe à ce jour d’exemple de nations puissantes sans système éducatif à forte consonance public. Les domaines de l’intérêt privé ne pourront jamais envisager la pérennité au-delà de la décennie, ce qui en soi est une raison nécessaire et suffisante pour développer et entretenir un service public important car l’”investissement” que la nation réalise sur ces jeunes est un investissement à 30 ou 40 ans.
Oui, il faudra toujours beaucoup d’enseignants, des centaines de milliers… Ce sont les pédagogues, ceux là même qui expliquent le monde, qui pose les problématiques, qui rendent le monde accessible à tous, qui développent les qualités de nos enfants, pendant que les parents besogneux font entrer l’argent nécessaire au ménage.
Pour sauver notre système éducatif, il faudra certainement innover, casser les cadres rigides de l’organisation scolaire, innover dans le recrutement des enseignants (le système des concours est obsolète car il n’apprend pas le métier…), rehausser la valeur “savoir” au détriment de celle de “spectacle”, investir des milliards et des milliards d’euros. S’il y a une priorité nationale, c’est celle-ci, il n’y en a pas d’autre.
Si l’on veut des chercheurs, des entrepreneurs, des techniciens, des médecins, avocats…. on ne peut se dispenser d’une éducation de qualité.
Alors, il me semble que dans le cadre de l’éducation, de la démocratie, de l’avenir des peuples, il n’y a pas à transiger. Il faut défendre cette vision et l’imposer coûte que coûte.