Quand un journaliste du Monde m’épingle comme « faux réformiste »…
18 juillet 2008
Je vous livre parallèlement la tribune que j’ai rédigée à la demande de l’hebdomadaire « Témoignage Chrétien » sur le thème : « comment redonner du sens à la politique? » et la chronique parue ce jour en page 2 du Monde intitulée «PS : les faux convertis au réformisme ». Dans le premier texte, je suis parti d’un billet que j’avais publié sur ce blog il y a quelques années et j’argumente en faveur d’une gauche interprète et arbitre des conflits d’intérêts dans la société. L’article du Monde au prétexte d’un plaidoyer en faveur du réformisme s’interroge si moi et d’autres avons « toujours notre place dans un parti socialiste ouvertement réformiste » !?!?
J’ai demandé au Monde de pouvoir répondre à ce papier la semaine prochaine.
Tribune pour Témoignage Chrétien publiée dans l’édition du 17 juillet 2008
« Chaque jour c’est les play-offs »
Il y a des vies entières sans jour de relâche. Des vies commencées et achevées à lutter contre un destin qui vous échappe. Pas forcément des vies malheureuses, mais des vies dures qui creusent l’épiderme et maltraitent les consciences. Des vies, dés la première seconde, écrites comme une dictée pleine de fautes. Des vies qui te rappellent que chaque jour c’est les playoffs. La lutte sans répit pour chaque pouce de terrain.
Un français sur huit vit sous le seuil de pauvreté selon les statistiques européennes. Un(e) jeune ouvrier(e) a 25 fois plus de chance d’être ouvrier(e) qu’un fils ou une fille de cadre. Un jeune sur quatre est aujourd’hui victime du déclassement. En dépit de la consommation de masse qui donne l’illusion du mouvement de la société, l’ordre social semble immuable. On trouve toujours les mêmes aux mêmes places de l’échelle sociale et la distance entre les barreaux de celle-ci reste identique.
Face à cette paupérisation des classes moyennes et populaires, comment combattre le sentiment que toute action collective est vaine ? Comment convaincre qu’elle ne mène pas inéluctablement à l’échec, que ce soit la conséquence de la trahison des politiques ou du déséquilibre insurmontable du rapport de force ? Comment ensuite restituer ces peurs et ces espoirs dans le débat politique ? Ce sont inévitablement des questions que se sont posées et se posent les militants et élus de gauche.
Je me souviens d’un soir passé à Tournus (79), au coeur d’une circonscription rurale de Bourgogne. Les participants étaient pour la plupart retraités et venaient de toute la gauche pour m’entendre parler de mon mandat de député européen. Quinze jours auparavant j’étais dans le lycée d’enseignement professionnel Louise Michel d’Epinay sur Seine au cœur d’une banlieue française difficile avec 40 jeunes des classes de terminale vente et seconde secrétariat/comptabilité.
Sans dire que ces jeunes ressemblaient aux couples d’anciens assis sagement dans la salle des fêtes de Tournus, le lien entre ces générations était pourtant évident : une condition sociale identique, une vie passée ou une vie promise à jouer chaque jour une partie à «élimination directe». Pourtant ceux là, ne se connaissaient pas, ne se croisent souvent que par télé interposée et pourraient même bien se craindre ou se mépriser. Homogénéité des situations vécues et hétérogénéité des situations perçues.
J’ai pour ma part tranché depuis longtemps une question essentielle. J’ai mon camp. J’entends par là un camp politique dont le sens est dicté par mon choix de défendre un camp social. Je n’ai jamais conçu mon engagement comme un sacerdoce dédié à tous sans distinction. Je hiérarchise. A Epinay, à Tournus, ce sont les miens. Là où je parle, là où j’agis, j’essaie de parler et d’agir pour eux.
Choisir un camp est en soi une orientation politique. Il présuppose qu’il existe des conflits d’intérêts majeurs dans la société et que la conciliation de ces intérêts contradictoires, trop vite résumée par la prétendue recherche de l’intérêt général, peut ne pas être le but central de l’action politique. J’assume ce choix et je le crois déterminant pour quiconque veut redonner du sens à la politique.
Je suis frappé de la conséquence immédiate d’un tel préalable à l’action politique. Dés lors que vous choisissez un camp et que vous posez comme exigence centrale la question de la dette économique et sociale du capital à l’égard de ces hommes et ces femmes qui ont besoin du travail pour vivre, vous devenez un dangereux idéologue pour les libéraux, ce qui un compliment acceptable, mais parfois aussi un dangereux populiste pour une certaine gauche, ce qui est un réflexe inquiétant.
C’est significatif du rapport ambigu, du complexe qu’entretient désormais une partie de la gauche de gouvernement avec le peuple et ses aspirations. Remettre en cause l’équilibre social libéral de la société française au motif qu’il n’est pas parvenu à freiner la progression des inégalités depuis plusieurs décennies relève de la démagogie et du populisme aux yeux des héritiers et des comptables de cette séquence politique toujours en cours au PS. La montée de la dénonciation du populisme dans le discours socialiste marque à mes yeux essentiellement la perte de légitimité de quelques élites à comprendre, traduire et répondre aux aspirations des classes populaires. A bien des égards, les scénarios catastrophe annoncés de concert par la droite française et certains socialistes lors du référendum sur la constitution européenne en 2005 rappelaient l’hébétude et l’incompréhension fondamentales d’une partie des élites française devant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Les réactions « écœurées » de quelques uns devant l’ingratitude des irlandais il y a quelques semaines démontrent que cette fracture demeure et plus grave, l’incompréhension persistante de la séquence politique globale que nous vivons.
En effet, nous assistons à un renversement de cycle mondial caractérisé par l’incapacité des recettes libérales à anticiper et à régler quatre crises majeures : financière, alimentaire, énergétique et environnementale. Une fois encore ce sont les femmes et les hommes qui se tassent au bas de l’échelle sociale qui paient en premier les conséquences de ces crises : émeutes de la faim et migrations climatiques au sud, baisse brutale du pouvoir d’achat en Europe et 2 millions de foyers expulsés de leur logement aux Etats-Unis par la crise des « subprimes ». Pour s’extraire de ces crises, il ne suffit pas d’en appeler à l’intérêt général, il faut faire de la cause de ces millions d’hommes et de femmes qui composent l’immense majorité de l’humanité le moteur de l’action politique, le moyen de bâtir de nouvelles régulations, le moyen de construire un nouvel équilibre entre capital et travail, le moyen de fixer des frontières claires entre le marchand et le non marchand.
Je crois donc que la meilleure manière de redonner du sens à la politique c’est de partir des intérêts fondamentaux de ceux que l’on veut défendre et promouvoir. On dira que c’est un peu court de considérer qu’au point de départ et au point d’arrivée d’un engagement politique il y a la défense d’un camp. Je revendique le contraire je dis que c’est tout. Qui affirmera que les conservateurs et les libéraux ne sont pas les mandants politiques d’un camp ? Donc, à Epinay et Tournus, il y avait des gens pour qui le système actuel signifie la lutte incessante pour conserver sa place, si petite soit elle. « Une vie qui te rappelle que chaque jour c’est les playoffs… ». Définitivement, c’est à eux que la gauche doit, c’est à eux que je dois.
***
PS : les faux convertis au réformisme, par Michel Noblecourt
Ne vous méprenez plus sur l’identité du Parti socialiste. Si, à quatre mois de son congrès de Reims, il est toujours dans le brouillard sur sa stratégie, son projet, son leader et ses alliances, il se revendique désormais clairement, fermement, voire irréversiblement, réformiste. Sa nouvelle déclaration de principes – ratifiée à 82 % lors d’un vote auquel plus d’un militant sur deux n’a pas participé – est formelle : « Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il entend exercer les responsabilités de gouvernement, à tous les niveaux, afin de changer la société. » C’est le cadre commun, le socle de toutes les sensibilités au sein du PS.
Un socle commun ? François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici, et même de nouveau Laurent Fabius, portent leur réformisme en bandoulière. Ils l’assument sans états d’âme. Mais il n’en va pas tout à fait de même pour la minorité du PS, son « aile gauche », du moins à la lecture des cinq contributions qu’elle a livrées en vue du congrès.
Ainsi, le texte de Benoît Hamon et d’Henri Emmanuelli se réclame de ce « socle commun », écarte « les faux débats », défend une « économie sociale et écologique de marché régulée » et évoque cette « carte d’identité ». Mais il se garde bien de mentionner le gros mot de réformiste, multipliant même les préventions à l’égard d’un système avec lequel il faut « rompre », afin de « préparer l’avenir en réconciliant le pays avec le progrès ».
Pour M. Hamon, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, « l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne », qui a accumulé en deux ans treize défaites sur quinze scrutins nationaux. « S’adapter, c’est plier », martèle-t-il, en refusant toute adaptation à un modèle « caractérisé par une régulation minimale, quand ce n’est pas tout simplement par l’absence de règles ». Il faut donc « adapter l’économie aux exigences des peuples » et « régénérer le clivage gauche/droite, lui rendre le tranchant que le conflit brutal d’intérêts, économiques ou sociaux, légitime ». Sus aux compromis à l’eau tiède !
Plus radical encore, Jean-Luc Mélenchon, qui anime en dehors du PS le club Pour une République sociale, range la nouvelle déclaration de principes parmi ces « opérations cosmétiques » qui « ne peuvent plus cacher l’état de délabrement idéologique et organisationnel du parti ». Le sénateur de l’Essonne se fixe le but d’ »empêcher la mutation du Parti socialiste en Parti démocrate comme en Italie ». Et il préconise un « régime de démocratie républicaine continue », s’appuyant sur une « implication populaire » qui s’apparente plus au contrôle populaire cher à Olivier Besancenot qu’à la démocratie participative de Mme Royal. Ainsi, « la capacité permanente du peuple à changer ses lois doit enfin être reconnue à travers la possibilité de référendums d’initiative populaire pour abroger ou proposer une loi ».
Les autres textes de l’aile gauche ne reflètent pas davantage la conversion au réformisme. Renvoyant dos à dos « social-défaitisme » et « social-libéralisme », Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès s’adressent à « tous ceux qui ne veulent pas de ce réformisme au rabais qui nous est proposé et qui croient que la politique a pour objet de changer le cours des choses ». Ancien premier fédéral du Nord, Marc Dolez, qui battait l’estrade avec l’ex-Parti des travailleurs (trotskiste) pour le non au référendum européen en 2005, est fidèle au « caractère anticapitaliste » du PS et appelle à « l’insurrection militante » pour résister à ceux qui veulent « la liquidation du parti de Jaurès ».
Ces faux convertis au réformisme, nonistes en 2005, clament, tel M. Hamon, que le PS n’a « pas d’ennemis à gauche ». Mais eux ont-ils encore un avenir dans un PS ouvertement réformiste ?
Michel Noblecourt
Courriel : noblecourt@lemonde.fr.







Suzon
18 juillet 2008 à 21:25
Très beau texte publié par Témoignage chrétien, mais que d’inepties dans cet article du Monde! Un vrai chien de garde ce Noblecourt. Il faudrait quand même qu’il nous donne sa définition du mot « réformiste », parce que tel quel son article est incompréhensible, pour ne pas dire ridicule. Et sa tentative de faire croire que ceux qui au PS sont encore socialistes sont en fait des proches d’Olivier Besancenot est carrément pathétique.
asse42
18 juillet 2008 à 21:26
Benoît
Pour te le dire franchement nous ne voulons pas non plus nous convertir à la soc-dem à l’Allemande ou à l’anglaise. C’est clair. Nous croyons aux valeurs socialistes mais actualisées et adaptées à ce monde changeant.
Pour cela je crois qu’il faut analyser la société avec liberté sans passer par des prismes idéologiques qui mettent des œillères et empêchent d’embrasser toute la problématique sociale. Parce que tout se tient. Il faut créer de l’argent pour en distribuer et il faut mettre des règles pour que la redistribution soit juste.
Le socialisme d’avenir est à inventer complètement tout en gardant ses valeurs originelles républicaines. Pour cela nous aurons besoin de tout le monde. D’où qu’ils viennent. C’est la grosse différence entre nous. Vous êtes arc-boutés sur votre gauche. Tous. Les seuls qui imaginent s’ouvrir au maximum c’est nous. Sans tabous et sans crainte parce que cela se fera sur un rassemblement républicain. De Besancenot, Bové à Bayrou. Rien n’est interdit et tout doit être mis en œuvre pour mettre un terme à la dérive droitière populiste qui pollue les esprits en Europe. On y arrivera que tous ensemble.
Yannick Saunier
18 juillet 2008 à 21:28
Ainsi donc, être réformiste, c’est faire une politique de droite en disant qu’on est de gauche. Premièrement, ce n’est pas ça qui aidera les électeurs à y voir clair. Deuxièmement, pourquoi la « réforme » devrait se faire dans un seul sens (celui d’une supposée modernité) ? Enfin, pourquoi les réformistes n’ont pas le courage de défendre les droits sociaux fondamentaux qui sont détruits à grands coups de réformes, (ultra-)libérales celles-ci ? C’est facile d’annoncer qu’on est réformiste et moderne en fermant les yeux sur ce qui se passe et en disant que c’est inéluctable, qu’on n’y peut rien, que le monde est ainsi fait et qu’il ne reste qu’aux victimes à courber l’échine et à voter PS. Mais pourquoi voter pour des mous, des faibles qui n’ont rien à proposer ?
Quoi qu’il en soit, le réformiste est celui qui apporte du changement, de la nouveauté. Donc, oui, Benoît et les autres sont de vrais réformistes. Peut-être pas dans le sens que certains voudraient l’entendre. Mais dans leur esprit (et dans celui de ceux qui les soutiennent) oui.
Courage ! La lutte contre la pensée unique sera longue.
P.S. : petite remarque d’ordre géographique, Tournus est en Saône et Loire (71).
valerie
18 juillet 2008 à 22:39
A asse42 entre autres:
Décidément, il est à déplorer une certaine agressivité à chacun de tes messages: « c clair ». « Vous êtes arc-boutés. Tous ». Tu es très catégorique, dis donc !! + loin: « Les seuls… c’est nous ». Décidément, tu recherches le dialogue !! Pas sûre que Besancennot soit OK avec ce que tu dis. Bayrou rêve de se faire le PS. Bon, il faut arrêter de penser en terme de personnalité politique, d’alliances mais plus se référer au vécu des français, en terme sociologique pour comprendre comment réformer, agir ! Si réformer, c’est dire « on ne s’occupe plus que colmater les brêches ouvertes par l’économie néolibérale » et on ne parle plus à la base sociologique du socialisme, faut pas s’étonner qu’après ils votent Sarkozy comme en 2007 !
Il y en a vraiment avec qui il faudrait presque se cogner la tête contre les murs pour qu’ils comprennent quelque chose ! Faut s’accrocher ! On a déjà dit qu’aller sur les thèmes de la droite, c’était donner raison à la droite et la faire gagner !!!
Et enfin, quel culot de la part de celle que tu vénères de dire « c’est le premier meeting de l’opposition ». Et tous les autres socialistes, c’est quoi? C’est rien, c’est ça ??
Quant au journaliste du Monde, il faut qu’il ouvre le dictionnaire à la page « R » pour réapprendre ses définitions et qu’il observe mieux les réformes qui ont été menées et le sont encore localement par la gauche !
C’est bien dommage qu’il a autant de gens perméables à leur époque, à l’air du temps et aussi manipulables !! Faudrait peut-être mieux expliquer les mécanismes psychologiques de la manipulation mentale/ politique !
Courage !! Courage ! On arrivera à se faire entendre !!!
Sinon, la Tribune magnifique !!! Perso, à moi ça me parle car venant d’un milieu très modeste avec une vie de famille chaotique, je ne cesse de me battre pour boucler une partie de ma vie là où je n’aurai jamais dû arriver (bac+8) pour bosser dans la recherche et je peux te dire que c’est bien contre un destin qu’on lutte car le passé, c’est aussi le présent avec tout son cortège de conséquences. Mieux vaut être armée intellectuellement pour savoir se défendre et bien maîtriser toutes les attributions institutionnelles. On peut même s’improviser avocate et gagner quand une avocate dit à mes frères et soeur qu’on n’aura pas gain de cause. Et moi, je fais ma propre recherche, j’argumente et on gagne !!! Comme quoi, il faut sans cesse être déterminé(e) !! Je ne vois plus maintenant ce qui pourrait m’arrêter car j’ai vaincu et nous vainquerons !! Rien ne doit nous faire peur !! Même si c’est dur parfois.
valerie
18 juillet 2008 à 23:14
Bref, il y a des combats qu’il faut mener: l’avocate Gisèle Halimi (qui fut députée socialiste ensuite) a mené des procès très importants en France à une époque où cela ne se faisait pas de défendre une jeune femme s’étant avortée et le célèbre procès d’Aix-en-Provence contre le viol de trois femmes !
On ne le dit pas assez en France mais les violences privées sont plus fréquentes que les violences extra-familiales et il y a des enfants qui en subissent les conséquences de manière directe ou indirecte et le socialisme est fait pour eux !!! Car nul ne doit être condamné dés sa naissance à un destin social ! Et le Droit social, c’est justement fait pour ça ! Il y en a qui bossent plein pot tout le temps et qui ne demandent jamais rien, ni assistance si ce n’est que la société faite de strates sociales ne les agressent pas davantage en plus du vécu familial à défaut de permettre l’égalité totale des chances et des droits !
paradygm
19 juillet 2008 à 10:47
Heureusement qu’il reste encore des personnes comme vous au PS. Mais malheureusement vous peinez encore à fédérer une majorité de militants.
Le pseudo-débat actuel au sein du PS est assez navrant. C’est triste de voir à quel point la propagande néolibérale porte ses fruits, modernité et réforme riment désormais avec destruction du modèle social.
Les travailleurs sont les grand oubliés de ces apolitiques dont les reniements ne se comptent plus, et il ne sera donc pas étonnant que le NPA de Besancenot récupère beaucoup de déçus du PS.
Si vous avez le temps de déposer une réponse, M. Hammon, je voudrais vraiment savoir… qu’attendez vous réellement du congrès, et de l’avenir de votre parti ?
Cordialement.
Francois
19 juillet 2008 à 11:29
Le premier paragraphe de la tribune pour Témoignage Chrétien est magnifique. Ca pourrait être la definition de l’engagement à gauche.
flodechambe
19 juillet 2008 à 16:50
Parfaitement, Tournus est dans le 71, merci Yannick d’avoir rectifié.
Je ne comprends pas le faux débat développé par le journaliste du Monde tout autour du mot réformiste. N’est-ce pas une évidence de vouloir proposer un autre modele de développement et d’épanouissement social et économique que celui qui broie les personnes que vous évoquez dans le texte de TC ? La social-démocratie, d’autre-part, c’est déjà dépassé, elle a prouvé ailleurs ses limites. Applique-t-il ce mot de réformiste à ce seul modèle ? N’a t on pas le devoir de regarder plus loin ?
Olivier Schittenhelm
19 juillet 2008 à 17:28
La tribune de Benoît, publiée dans Témoignage chrétien, est superbe.
Message à l’attention de Monsieur Noblecourt adressé ce jour par e-mail :
Monsieur Noblecourt,
Je me permets de vous écrire au sujet de votre chronique, parue hier dans Le Monde, intitulé pompeusement : « PS : les faux convertis au réformisme ». Votre texte m’amène, en tant que militant socialiste, signataire de la contribution Reconquêtes, à vous adresser quelques commentaires.
La débauche d’adjectifs utilisés en cette période d’avant Congrès, pour qualifier les un(e)s et les autres, fait les choux gras des médias. Personnellement, en tant que militant, je m’intéresse plutôt aux fonds des contributions et justement aux personnes capables, au Parti socialiste, d’insuffler et d’incarner le changement.
Ceux qui m’entraînent, ce sont des Henri Emmanuelli et des Benoît Hamon, n’ayant pas, contrairement à d’autres au PS ou dans d’autres partis, que des intérêts stratégiques purement politiciens comme moteurs. Ceux qui me donnent envie de rester au PS et de militer, ce sont eux, en grande partie.
Benoît Hamon est sans conteste un « réformiste », dans le sens où il apporte au Parti une nouvelle vision des choses. Il n’est pas spécialement « l’aile gauche » du Parti et je ne crois d’ailleurs pas qu’il se revendique comme l’incarnant, il ne fait pas concurrence à Olivier Besancenot, il milite pour que le PS reste un parti de gauche. Il ose dire, sans calculs stratégiques ou soucis du qu’en-dira-t-on, ce que d’autres ne pensent presque plus, même tout bas, tant ils se sont alignés et résignés, par manque de courage, par manque de conviction sans doute, à la pensée unique et désabusée d’un trop grand nombre de nos concitoyens, annihilés par la violence sans précédent depuis Vichy, d’une droite extrêmement dure.
Heureusement qu’à gauche, il reste des femmes et des hommes qui se souviennent du socle idéologique de Jaurès et Blum et qui sont capables de l’adapter à notre époque.
Je ne sais pas qu’elle est votre définition du mot « réformiste » mais il faudrait peut être, avant de mener des attaques personnelles, être plus précis. Vous faites un rapide inventaire des contributions, essayez également de les comprendre…
Je crois que nous sommes nombreux à penser comme Benoît Hamon que “l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne”. De même, on ne peut pas se dire de gauche et s’allier avec Le Modem, parti résolument de droite. Nous n’avons en effet pas d’ennemis à gauche, nos adversaires sont à droite, jusqu’au centre droit.
Oui, Monsieur Hamon a un avenir au sein du PS ! Savez-vous pourquoi ? C’est parce qu’il se refuse au fatalisme, qu’il est fidèle à ses idées et à ses engagements, sans pour autant ignorer les réalités et l’état de l’Europe et de la société française en particulier.
Cordialement,
Olivier SCHITTENHELM
Le Plessis Robinson (92)
jon
19 juillet 2008 à 18:03
Vas-y Benoit, laisse-pas passer ça !
C’est l’honneur du PS qui est en jeu !
dagrouik
19 juillet 2008 à 18:09
Benoit, où as tu vu un journaliste ?
C’est un éditorialiste donneur de leçons pour qui le réformisme c’est poser quelques pièces ici ou là pour corriger à la marge les défauts pas trop importants du système. Si tu leur explique que ta vision du réformisme c’est modifier le système, tu deviens pour eux un dangereux gauchiste adepte de vielle lunes et forcément marxiste.
Je prend le pari que cet animal politique là n’a pas lu ta contribution, ni les autres de bout en bout. Mais cela ne l’empêche pas de prendre sa plume, de faire du hors-sujet et de nous insulter. Car en visant une partie du PS il en vise la totalité.
A force de jouer avec les mots « modernité », « réforme » ces zozos là veulent nous faire avaler les dogmes libéraux. Ni plus ni moins.
Sylvie B
19 juillet 2008 à 22:21
Il y a dans le texte de Mr Noblecourt le mépris de ceux qui n’ont pas trouvé le chemin de vérité.
Alors Mr Hamon continuez le votre en laissant ce genre de personnage sur le bas côté de la route.
nicolas simiot
21 juillet 2008 à 11:37
Bonjour à tous,
Quand le PS règle un faux débat en s’inscrivant réformiste dans sa déclaration de principe, noblecourt prend le train en retard.
le parti socialiste entend changer la société par la réforme et non par la révolution depuis presque un siècle. Le débat demeurant concerne le type de réformes et leur ampleur.
Il n’y a pas les nostalgiques ou les immobilistes (la vieille gauche) d’un coté et les réformateurs (centre et droite)de l’autre. ceci n’est que la vision du président de la république qui appelle « réforme » toute tentative de destruction du modèle social français et « immobilisme » tout combat défendant la solidarité.
Monsieur noblecourt devrait savoir que le mot réforme est comme le mot changement, il n’indique aucune direction. Donc on peut réformer à gauche, réformer à droite et tout cela dans des dimensions variable.
Comme benoit, je souhaite un changement fort pour les oubliés de ce pays, je suis donc réformiste radical et de gauche.
the edge
21 juillet 2008 à 23:47
Ne vs inquiétez pas Mr Hamon vs êtes loins d’être un faux réformiste.
Primo car vs avez été dir cab de Martine Aubry au ministère du travail ds le gvt Jospin et vs avez TRES FORTEMENT CONTRIBUE à la rédaction de la loi sur les 35 heures en 1998 et 2000.
Deuxio,vs avez fondé la Forge groupe de réflexion où siègent Mr Hoam Ngoc,économiste renommé ds une université parisienne et Mr Philippe Meirieu,leader en termes de travaux sur l’éducation et la pédagogie qui a été lui aussi dir cab de Lang et Allègre.
Votre positionnement est original car vos idées sont authentiquement socialistes et de gauche et en même temps vs vs échinez à les mettre en oeuvre concrètement de façon à faire correspondre étroitement l’Idéal et le Réel.
Et c’est exactement ce dont a besoin les français,les militants,les sympathisants et électeurs de gauche: un réformisme VRAIMENT DE GAUCHE!
Je vs suggère donc de faire peu de cas de ces journaleux libéraux,fussent ils du Monde, qui donnent des leçons de morale à des dirigeants de gauche qui font tout pour s’écarter de la doxa socialedémocrate qui est complètement déconnectée des préoccupations des couches populaires et moyennes du pays.
Par ailleurs,cette culpabilisation de l’aile gauche du PS par les médias et journeaux qui st globalement tous d’inspiration libérale voire ultralibérale (en raison de leur dépendance vis à vis des pouvoirs industriels et financiers qui se servent des organes de presse pour diffuser la pensée unique libérale et fataliste auprès des citoyens de France et de Navarre par l’intermédiaire de leurs journalistes qui st formés pour la plupart dans des écoles de journalisme comme celles de LCI et France TV qui drainent l’idée que le politique doit courber l’échine devant l’économisme) ,n’est pas dénué d’intentions malveillantes!!!
En effet, rappelez vous,sous la gouvernance Jospin,les médias et la presse demandaient à Jospin de faire des réformes + libérales, »+réalistes »,+ en phase avec l’air du temps bref + à droite!
Mais en étant + à droite,on n’est plus à gauche,on laisse un espace dévastateur à l’extrême gauche et un boulevard à la droite dure qui recupère couches moyennes et populaires fuyant les atermoiements néolibéraux de cette gauche molle!
Quel fut le résultat?!!!
Le 21 avril 2002!!!!!
La gauche absente du 2d tour des présidentielles,un désavouement jamais vu de la part des classes populaires et moyennes,notamment des profs (au moins 500000 n’ont pas voté Jospin et préféré Laguiller ou Besancenot) qui ont boycotté la candidature néolibérale de Jospin qui a mené une politique de soumission à l’économie bref d’accompagnement du capitalisme fou à la façon d’un soigneur de touche qui ne peut constater que les dégâts.
Rappelez vous les mots débordants de vérité d’Arnaud Montebourg in Vivement le 6ème République (DVD de Etcheverry) qd il disait: « j’ai dit à ma femme vote Jospin comme ça,ça sera carrément à droite!!!! »
En résumé,n’écoutez pas ces journalistes qui eux vivent comme des bobos,dans des logements parisiens très confortables avec des salaires très confortables et qui ignorent le qoutidien de la majorité des français qui éprouvent de grandes difficultés à boucler leur budget mensuel (« le 15 du mois,ma vie s’arrête de tourner » nous dit une dame de milieu modeste),à se déplacer,à assurer l’éducation de leurs enfants dans uen école pénétré profondément par le libéralisme,la violence et la manque de solidarité,à travailler!
Votre contribution est une des + intéressantes: crédible,réalisable, audacieuse!
Dans PS il y a Parti Socialiste et non pas social-démocrate, démocrate, centriste,néolibéral ou social-libéral.
Le problème du PS c’est qu’il est trop libéral,trop à droite et au centre et pas assez à gauche.C’est un PARTI DEMOCRATE à l’italienne.
Ce n’est pas étonnant de la part des aparatchiks du PS qui ont des conditions de vie opulentes et déconnectées de la plupart des français!
Et ça dure depuis 1983(soit 25 ans,faudrait commencer à se bouger en donnant un vigouereux coup de volant à gauche) la rigueur de Mauroy qui a notamment désindexé les salaires sur les prix,ce qui a FLINGUE considérablement le pouvoir d’achat des ménages.AJOUTEZ à cela la toute puissance de la finance qui a mangé + de 10% l’écart qu’il y avait dans la répartition capital-travail et vs avez une BOMBE A RETARDEMENT PRETE A EXPLOSER!
Ce n’est plus le socialisme qui est archaique mais le libéralisme qui sacrifie les français sur l’autel du capitalisme financier qui n’est jamais rassasié surtout dans un contexte de crise financière,énergétique et alimentaire!
J’espère que la motion des reconstructeurs mené par le fougeux Arnaud Montebourg, permettra de construire une majorité au congrès et de réorienter le PS vers le socialisme et de stopper la dérive social-libérale,social-démocrate,centriste de ce parti,entretenue par les médias (de droite ;pléonasme!!!) et par ses dirigeants (ceux du PS,de l’UMP,du patronat,du CAC 40 et des médias audiovisuels comme TF1,France TV,M6 and co)!!!
Frédéric Faravel
22 juillet 2008 à 09:23
Mauvaise foi politico-professionnelle
On avait pu constater que Le Nouvel Observateur défendait Ségolène Royal ; que Marianne tentait une synthèse Bayrou-Besancenot (sur l’option de la contestation ; et je ris à peine…) ; que L’Express souhaite une recomposition du Centre ; Libération a longtemps fait les belles heures de Dominique Strauss-Kahn et hésite aujourd’hui, tant les ouailles du directeur du FMI sont divisées ; faudra-t-il désormais s’adapter à une campagne hollando-delanoëiste dans les colonnes du Monde avec Michel Noblecourt comme chef d’orchestre épistolaire ?
C’est à se demander à la lecture de « l’analyse » que ce dernier commet dans l’édition du 19 juillet du journal du soir. A la lecture de son attaque contre les divers chapelles de la gauche du Parti socialiste, on s’interroge sur les raisons d’une telle méconnaissance des débats traversant le PS, la Gauche française en général et les forces progressistes tout autour de la planète… Si l’on se rappelle que certains proches de Michel Noblecourt militent au PS, on voudra peut-être penser que le journaliste oublie alors le recul nécessaire et fait acte militant en désinformant sciemment ses lecteurs pour la victoire d’une synthèse sociale-libérale lors du prochain congrès du Parti socialiste.
Lire la suite : http://resistances95.over-blog.com/article-21398657.html
florent
23 juillet 2008 à 00:00
le socialisme de l’avenir doit surtout prendre en compte l’échec du libéralisme économique pour atteindre notre idéal de justice social.
Pour cela, le PS doit être de gauche, avec de nouvelles réponses, l’écologie par exemple.
Je considère aujourd’hui que le PS est de centre gauche, durant les présidentielles, les français ne voyaient même plus la différence entre la gauche et la droite.
jpp
23 juillet 2008 à 09:14
à florent,
Il est là le problème on ne sent plus vraiment la différence entre gauche et droite.
Le PS ne s’oppose pas vraiment aux idées dans l’air du temps : libéralisme, individualisme. étalement de sa richesse…
Entendre à la radio ou à la télé que telle ou telle entreprise licencie ses ouvriers ne provoque même plus à mon avis que la révolte des intéressés et un peu des syndicats, c’est choquant.
Avec la dernière affaire en date concernant Jack Lang on sent le PS au bord de la rupture.
asse42
23 juillet 2008 à 23:29
Valérie
Certes j’ai été un peu agressif mais lire vos commentaires me gonflent. A croire que vous débarquez de la planète Mars et que vous n’avez pas participé à la campagne présidentielle. Le pacte était un projet de droite? Vous avez lu les autres contributions ou vous vous êtes contentés de lire la vôtre?…
Quand je lis les commentaires je me demande si les camarades vont visiter d’autres blogs, écoutent d’autres leaders que les leurs ou bien s’ils stagnent sur leurs convictions sans chercher à s’informer.
Tout ce que vous dites là nous le disons aussi. Notre socialisme d’avenir ne sera pas non plus libéral loin de là! Nous voulons développer une économie sociale solidaire et écologique. Mais nous ne sommes pas contre la loi du marché et nous favoriserons les créations de richesse en contrepartie d’un donnant-donnant. Rentrer dans un état d’esprit citoyen et républicain est notre priorité.
Quand j’ai lu votre contribution rien ne m’a véritablement choquer et je peux m’y reconnaitre. Nous faisons les mêmes analyses. Nous faisons aussi des propositions concrètes:
http://www.congresutileetserein.com/
N’hésitez pas à lire. C’est mieux de se rendre compte par soi-même.
valerie
23 juillet 2008 à 23:50
Sur ce journaliste qui ne fait pas un travail de journaliste mais émet des jugements de valeur où on peut même se demander s’il n’est pas payé par quelq’un. Rien d’autre à ajouter si ce n’est pauvre type qui ne mérité pas son poste de journaliste ni son diplôme si il l’a !Paraphrase+jugements de valeurs, c’est pas très journalistique tou ça! Il est très conforme, normé à la norme unique actuelle !
Quoi de neuf dans cette France que Sarko casse ? 900 suppressions de postes dans la recherche et l’enseignement supérieur !!! Rien que ça. Ce qui est énorme proportionnellement au nombre de chercheurs et d’enseignants chercheurs en France !
Benoit !! Faut vraiment que tu prépares pour début septembre un bilan en 7 à 10 points majeurs du gouvernement Sarkozy dans les médias !
Genre pour que les français retiennent bien et que cela fasse son effet: lundi : Les cadres dans la rue; mardi: les chercheurs dans la rue parce que…; Mercredi: etc. Et en conclusion: Les 7 drames du monde français (et non les 7 merveilles). 7 est un chiffre magique en psychologie cognitive, pour la mémoire car ça se retient bien !
Sinon: Valls, toujours lui !! Il parle du concept pavlovien pour le PS qui s’oppose systématiquement à Sarkozy. Concept de psychologie pour parler du conditionnement, mais c’est lui qui est totalement conditionné par les médias !!! Il légitime ainsi tout ce que fait la droite en jouant contre son camp !! Et il est fier de mettre cela dans la tête des gens !! Alors M. Valls a écrit un livre avec une couverture mal agencée et donc illisible et il passe en boucle sur LCP où il se conduit comme un précieux (ridicule) en exposant son fameux savoir ! Je ris! Pour moi, c’est le pire du PS et il passe beaucoup (trop) à la télé! Il rêve d’être star et non partisan de la cause socialiste !! Zut, zut et zut !!! A cause de lui, hier je me demandais ce que je foutais encore au PS !! Et pensais à aller faire tour du côté NPA !!! Faites le taire !!! Si c’est ça le PS, incarné par lui, je m’en vais !!
valerie
24 juillet 2008 à 00:10
A asse42:
Non mais j’ai soutenu ségolène au début où je suis arrivée et la campagne présidentielle, j’y étais littéralement plongée puisque mes contributions sur rennes lui sont remontées et que sur l’écologie et les femmes (violences conjugales et violences faites aux femmes en général) ont été reprises. Mais le problème, c’est qu’elle n’es pas assez bonne et on ne sait jamais à quoi s’attendre avec elle!! C’est tout de même étonnant qu’au bout de 30 ans de vie politique comme elle et candidate à la présidence, on ne soit pas meilleure !! Moi, en 2007 je bossais un peu + de 38 heures par semaine, je bossais sur ma thèse à côté, je faisais sa campagne et y compris tout le travail de réflexion (hum, hum à sa place limite) et madame, j’ai vu bien après chez le médecin dans un magazine people a fait un séjour en famille à Rome !! Alors, non la pauvre prolétaire qui s’est battue tout sa vie pour arriver à un doctorat (à me saigner comme une malade pour arriver là où je voulais) n’est plus prête à défendre ségo !! Et j’ai fait toute l’analyse des thèmes de campagne et je sais que si on veut que le PS revienne au pouvoir, ce n’est pas avec les thèmes et la lenteur de débit de parole, de réaction et sur la défensive de ségo qu’on l’emportera !!! Mon avis: c’est qu’elle est fainéante et qu’elle joue à la belle et il y a des gens assez gentils (et cons ou naïfs comme je l’ai été) qui bossent pour elle, se saignent dans la vie et elle elle mène une vie bourgeoise !!! Et voilà, maintenant c’est la recherche qui est attaquée !!! Zut, zut et zut !! Je vais me présenter à la présidence si ça continue, il y a des gros nuls au PS !! Je rêve !!! Il y en a un qui m’a demandé d’être son nègre pour conseiller général !! Non, mais ils font de la politique et ils ne savent pas écrire, réfléchir, bosser et s’informer à bloc !!! Et après pépère ils empochent leur indemnité et toi tu peux crever !!! Il y a un problème !
valerie
24 juillet 2008 à 00:18
Alors désolé, je choisis quelqu’un avec qui je suis totalement en accord et qui ne m’a pas déçu pour l’instant !
Benoit, il faut que tu sortes du thème animalier pour les comparaisons. Il y en a marre des nominations d’éléphants, de jeunes lions et j’ai même vu pour Aubry lapins et carpes pour je ne sais plus trop qui. Donc vire la chèvre et choisis un symbole plus vaillant, plus conquérant face au néolibéralisme genre astérix du village gaulois qui envoie en l’air des romains. Ou encore un dieu de la mythologie grecque symbolisant le gardien du temple et un dieu créateur et protecteur. Désolé, je n’ai pas mon gros dictionnaire sur la mythologie grecque là où je suis actuellement pour te conseiller.
valerie
24 juillet 2008 à 00:21
A asse42,
Non le pacte n’était pas à droite, j’ai bien dit les thèmes (thématiques) de campagne tiraient sur la droite !!! Nuance !
asse42
24 juillet 2008 à 12:47
Valérie
Si dans une campagne électorale nationale on s’interdit de parler des thèmes sous prétexte qu’ils sont de droite ou de gauche alors… Autant rester à la maison. On doit parler de tous les sujets sans tabous.
En ce qui concerne ton opinion personnelle de ségolène Royal, ça te regarde personnellement. Si tu penses que c’est toi qui a contribué à lui donner des idées et que tu aurais pu mieux faire qu’elle, tu n’avais plus qu’à te présenter directement;-)
Et puis si tu regardes les résultats tu constates que nous sommes majoritaires chez les moins de 60 ans. La France dynamique c’est nous alors il n’y a pas de quoi désespérer. D’ailleurs le PS par la suite s’est encore renforcé et ne s’est pas écroulé. C’est un bon indice de sa vitalité.
Enfin en ce qui concerne le PS d’avenir tu peux lire tranquillement notre contribution, tu constateras que notre vision est une gauche offensive, dynamique et humaine:
http://www.congresutileetserein.com/
nicolas
24 juillet 2008 à 13:44
C’est marrant comme le mot « réformiste » est synonyme de moins (moins de services publics, moins d’éducation, moins de social, moins de culture, moins de justice) et… de plus!(plus de consommation au rabais, plus de profits, plus de pouvoirs).
On dirait qu’une seule forme de « réformisme » n’est envisageable, on dirait qu’être moderne c’est dire que la droite actuelle n’est pas aussi dure que ça finalement…
Eh ben heureusement que vous êtes là M. Hamon que c’est notre vision de la politique qui est moderne, réformiste (dans le sens de changer la vie de la majorité des gens).
Quant aux arguments qui consistent à dire: nous avons raison puisque nous sommes populaires chez telle tranche d’âge… c’est pour moi la démarche inverse d’une démarche politique.
Battez-vous M. Hamon et merci de donner du courage aux militants qui croient à la gauche moderne que vous co-incarnez.
jpp
24 juillet 2008 à 14:11
Assez parlé des personnes et des leaders de tel ou tel courant, c’est sur le programme futur du PS et son avenir (alliance avec d’autres partis) qu’il faudrait discuter.
nicolas
24 juillet 2008 à 16:55
Pour moi tout est lié: personnalités, leader, courant, avenir du PS… il y a des personnalités qui sont leaders d’un courant porteur de projets pour un programme et un avenir du PS qui me plaisent!
Autant c’est une erreur de ne parler que de personnalités (et en général, cela cache un manque de programme…de gauche!) autant il ne faut pas non plus en faire un sujet tabou: il faut des leaders pour porter les idées qui nous intéressent sinon ce sont celles qui nous plaisent le moins qui prennent le devant.
Danièle Dugelay
25 juillet 2008 à 02:04
Bonjour,
C’est la première fois que je m’exprime sur ce forum. Je suis membre du Parti Socialiste depuis les années 70, mais je me suis absentée par erreur quelques années. Je suis de retour parce que j’y suis très attachée et que j’en ai assez que certains passent leur temps à essayer de le défigurer en s’aidant du détournement de notre belle langue.
Qu’est-ce que le modernisme, si ce n’est le fait de vouloir être moderne, c’est-à-dire conforme à la pensée unique et soumis à la guerre psychologique que nous font subir ceux qui en ont le pouvoir.
Qu’est-ce que le réalisme, si ce n’est prendre en compte la réalité pour atteindre son but, mais quel but ? Pour nous, militants politiques, c’est favoriser la haute finance ou favoriser le peuple.
Qu’est-ce que le réformisme ? C’est le fait de vouloir faire des réformes, mais lesquelles ? Changer les lois en faveur des plus riches ou en faveur des autres ? J’ajoute que rien n’indique dans le mot « réformisme » que les réformes pourront passer sans entraves par un simple vote ou si elles devront être soutenues, voire imposées par des mouvements sociaux, grèves ou autres., comme en 1936.
Quand Sarko détricote tout notre code du travail, moi qui suis une vieille forcément archaïque puisqu’opposée à la pensée unique, je prétends que c’est la lutte d’une classe de nantis,contre celle des non-nantis. Mais là, j’ai vraiment employé deux gros mots (« lutte » et « classe »), selon la pensée unique et je suis très très archaïque. Eh bien, je vais vous dire, je m’en moque et tant pis pour l’éditorialiste du Monde.
Bref, tout ceci pour dire qu’en politique il faut savoir rester libres-penseurs. Nous, socialistes anti-libéraux, avons fondamentalement notre place au PS. quant aux autres camarades, certains sont arrivés au Parti en 1974, lors des Assises du Socialisme. Je ne suis pas sûre qu’à l’époque ils étaient d’accord avec la déclaration de principes d’alors. Ils ont travaillé depuis pour faire avancer leurs idées, les ont faites évoluer avec l’Histoire et ont réussi à les populariser dans le parti. Plus de grèves, plus de luttes, mais des réformes tout en douceur. Tout le monde, il est beau et gentil…Quant à notre ami qui veut surtout créer de la richesse pour pouvoir la partager, j’ai envie de lui rappeler en toute amitié que la formidable croissance de la productivité a créé beaucoup de richesses ces dernières décennies, mais ce ne sont pas les salariés qui en ont le plus profité.
Amicalement à tous. Danièle Dugelay.
Ah, j’oubliais ! Si vous voyez notre ami Manuel Valls qui tirerait un peu le Parti vers le centre, pouvez-vous lui demander comment on entre au « Think-tank » le plus important des USA, le Bildelberg ? Il figure sur la liste des membres 2008 sur Internet et, à ma connaissance, n’a pas démenti cette information? Je me demande s’ils m’accepteraient.