Benoît Hamon sur BFM TV 2
Vidéo envoyée par Nouveau-PS
Débat entre Benoît Hamon, Eurodéputé socialiste et Jérôme Chartier, Député UMP, sur la laïcité.
22 janvier 2008
Benoît Hamon - benoithamon.fr - 2011
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Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion,
aie crainte de la chèvre. Amadou Hampaté Ba
foricher gerard
23 janvier 2008 à 00:39
Bonsoir,
De par essence la laicité na rien à voir avec la religion en conséquence laissons à toutes les religions le choix de leur dieu.
Mon cher Benoit Hamon l’essentiel est ailleurs, comme je vous le faisait remarquer dans une réponse à un de vos posts précedents, y a t’il un pilote à bord de l’avion PS? et si non, vous en sentez vous capable d’en prendre les commandes. L’hiver est là « le tacot à la grippe et il toussote lamentablement », allons nous montrer rapidement une reprise des affaires ou continuer à nous laissez narguer par la droite sans bouger le petit doigt.
Sincères salutations
en avant Saint Renan
Thierry Seveyrat
24 janvier 2008 à 01:57
C’est un débat intéressant, qu’il convient de porter et d’assumer puisqu’il est mis en place publique par le Président de la République, démocratiquement élu – à ce titre le Président de tous les français.
Et ce débat n’est pas celui qu’on croit. Le débat posé par Nicolas Sarkozy est celui, ici comme ailleurs, de l’existence même de l’espace public dans ce pays – d’un espace qui soit le lieu de tous, purgé de références confessionnelles qui divisent : en l’occurence, un lieu où les individus sont considérés comme des citoyens, et non des croyants. Où l’on considère les personnes selon ce qu’elles font, non selon d’où elles viennent. On peut encore parler de lieu d’égalité.
Or nous assistons précisément à la privatisation de ce lieu, de cet espace public, à sa dissolution, à sa péremption par différents ordres religieux voir, comme le disait au Canard Enchaîné la directrice de cabinet de l’Elysée Emmanuelle Mignon, « en élargissant la notion d’association cultuelle », par de nouvelles chapelles – pourquoi pas sectaires. On se souvient de l’accueil en grandes pompes par Nicolas Sarkozy de Tom Cruise, prosélyte notoire de l’église de scientologie, reconnue (jusqu’à aujourd’hui) « secte dangereuse ». Le sociologue Paul Ariès l’a remarquablement décrit (« La scientologie, Une secte contre la République », éditions Golias, 1999, http://www.paul-aries.fr/).
Nous assistons donc à la communautarisation rampante du bien commun républicain, sous couvert du droit de chacun de croire. Dommage que l’on n’entende jamais réaffirmer le droit à ne pas croire, sinon pour justifier le retour à ce tribalisme religieux (puisque c’est par rapport à la religion que les non-croyants se positionnent, ben voyons – comme nous sommes bons, nous leur reconnaissons le droit à l’erreur !!).
Nous détruisons ou nous apprêtons à laisser détruire l’instrument séculaire du vivre-ensemble républicain, de l’Etat garant de l’intérêt général, en avançant de plusieurs cases dans la guerre des religions et des civilisations aujourd’hui à l’oeuvre – en quoi la France conservait jusqu’ici un message singulier en (et pour) l’Europe et le monde, qu’elle brade au seul motif d’une analyse incroyablement naïve de l’histoire de ce vieux pays laïc.
Voilà ce qui se joue avec l’atomisation du lieu public sous toutes ses formes, sous ce mandat présidentiel : fonte de la Fonction Publique, stigmatisation de l’Etat défenseur de l’intérêt général (à l’école, à l’hôpital, dans la justice, dans la recherche, et jusque dans nos collectivités territoriales…), démagogie antifiscaliste, suppression de la publicité dans l’audiovisuel public – préalable possible à sa privatisation pure et simple, confusion jamais atteinte entre vie privée et vie publique, intrusion d’intérêts privés au sommet de l’Etat pour payer les vacances présidentielles… La scène publique n’est plus le lieu de l’intérêt général, mais celui de l’affichage décomplexé et prosélyte des appétits privés – qu’ils soient ceux de l’argent, des intérêts particuliers, et donc aussi des cultes.
C’est pour moi une conviction que chaque jour renforce, depuis le 11 septembre 2001 à bien y réfléchir : le combat central et premier des gauches en Europe au XXI° siècle sera celui de la redéfinition (parce que nouvelles technologies, parce que nouveaux rapports au religieux peut-être, mais aussi au savoir, à l’espace, au temps, au genre, au corps, à la famille, à la technologie) et de la reconquête de l’espace public.
Certains veulent donner un nouveau nom au PS, voir à la gauche ? J’en ai un tout trouvé : Espace Public. Ce n’est pas rien.
asse42
24 janvier 2008 à 14:37
J’espère Benoît que tu nous feras profiter sur ce blog de tes conclusions sur le rapport Attali que tu sors de « La Forge » avec Noël Mamère.
Ce serait bien qu’on en discute. Personnellement j’attends d’avoir la réaction définitive de ségolène Royal et de son thinktank sur le projet, pour avoir une vision plus exhaustive. J’avoue être partagé mais je ne veux pas tout rejetter d’un bloc alors j’attends les experts…
Salutations socialo-ségolènistes
Hervé Saulignac
26 janvier 2008 à 18:26
Bravo Benoît! Clair, propre, construit, tu l’as mis minable. Mais pense à dire merci à Ruth. Je me demande même si elle n’avait pas la main sous la table???
Claire
1 février 2008 à 21:43
Merci de défendre la laïcité. Un président de la république n’a pas à se mêler de religion, c’est un acquis depuis 1905.
NS souhaite sans doute éteindre le peuple, en l’incitant à la prière, devant son impuissance politique. Les séries américaines ne seraient-elles plus suffisantes pour pousser chacun à se laisser exploiter pendant que d’autres profitent. Non, pour ma part, je ne leur donerai jamais l’innocence.