Réaction après le second tour des élections législatives sur Canal, lundi matin.
19 juin 2007
Benoît Hamon - benoithamon.fr - 2011
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Si tu vois une chèvre devant la tanière du lion,
aie crainte de la chèvre. Amadou Hampaté Ba
Françoise
19 juin 2007 à 13:00
Copie de mon commentaire sur ce discours mis sur Nice Masséna :
« En écoutant cet excellent discours, qui répond parfaitement d’ailleurs parfaitement à mes attentes de simple militante (il était temps, je commençais à m’impatienter !!!), j’ ai retenu deux questions qui mesemblent essentielles :
1/ Comment le PS peut être utile aux français ?
2/ Comment les valeurs, qui sont les nôtres, d’égalité, de redistribution, de solidarité redeviennent populaires et majoritaires auprès de ceux que l’on veut représenter ?
Tout à fait, il est important de se poser les bonnes questions. Le travail qui nous attend est colossal et je trouve cela très excitant. Comme le dit Mélanie, c’est à nous qu’incombe la responsabilité de redéfinir un projet respectueux de tous les droits mais sans oublier l’essentiel : il faut d’abord écouter les gens pour les comprendre et répondre à leurs attentes, et ce que l’on soit militant de base ou dirigeant.
Tout est à reconstruire et une grande motivation est indispensable, il faut remonter nos manches et se mettre au boulot ! »
Je partage entièrement votre point de vue, tant au niveau d’une remise en question sérieuse et profonde du passé que de l’avenir du parti socialiste. Il s’agit là effectivement d’une responsabilité collective qu’il convient d’assumer. Les fondations sont quelque peu branlantes et seule une réflexion sur le « fond » peut nous permettre de reconstruire, de convaincre et de rassembler,je vous cite, la gauche intellectuelle et surtout la gauche sociale, celle qui n’a plus confiance en nous…
Thomas P
19 juin 2007 à 18:47
Très bonne prestation.
N’oublie pas dans la phase de refondation qui va s’ouvrir qu’il y a une attente forte des militants pour transformer ce parti en parti de masse, outil de la transformation sociale et politique. Il faut vraiment une rupture culturelle à la tête de notre parti pour reconquérir le champ politique à gauche et mener la réflexion sur 4 axes intimement liés les uns aux autres: la mondialisation, le vieillissement de notre société, l’écodurabilité et notre rapport au pouvoir pour transformer la société.
La clef de notre succès est dans le creusement de ces 4 thèmes et leur articulation entre eux.
amitiés.
Thomas
Pierre M
19 juin 2007 à 22:02
@ Benoît Hamon
Exactement ce dont nous avons besoin en ces moments difficiles (un peu plus facile depuis dimanche soir certes, mais difficile quand même). En espérant que ta voix puisse porter au sein du PS actuel !!!
@ Thomas P
Entièrement d’accord sur les 4 thèmes que tu mets en avant !
Matthieu
19 juin 2007 à 22:35
Bonsoir,
Je viens de lire ceci :
« AFP- De son côté, Benoît Hamon (gauche du parti) a estimé qu’organiser un vote de tous les militants reviendrait à « délégitimer le CN » élu par le congrès de novembre 2005. »
Comment pouvez-vous pensez que le CN de novembre 2005 a encore une quelconque légitimité?
Benoît
20 juin 2007 à 12:08
Je pense que lorsqu’on élit un CN à l’occasion d’un congrés on ne lui enlève pas tout pouvoir quand cela nous chante. Il y a une durée de 3 ans qui est prévue par les statuts entre 2 congrés. Pendant cette période c’est le CN qui est le parlement légitime du parti.
Le CN est donc statutairement légitime.
mdumaines
20 juin 2007 à 13:48
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce discours, notamment les questions ayant un rapport avec l’intimité d’un couple QUI ne regarde personne et M. Hamon n’avait pas à commenter, d’autant plus qu’il n’était pas dans l’intention de Ségolène Royal, d’en parler ce soir là.De plus, pour l’élection d’un secrétaire au P.S., c’est à nous, les militants de choisir. Et je pense qu’il « les mots éléphants » devraient être bannis. Peut-être aussi ceux-ci n’ont pas été très présents pour épauler Mme Royal.
René
20 juin 2007 à 13:54
Ce serait tellement simple si ségolène Royal était ce gentil petit ange. Sauf que programmer cette rupture publique au moment où l’on annonçait une défaite sévère du PS est tout sauf un hasard. Lisez le Monde en date de ce jour, vous trouverez un excellent papier de 2 pages qui prouve ce calcul.
Françoise
20 juin 2007 à 17:10
Les histoires de ce couple ne nous concerne en rien mais on peut évidemment avoir un avis quant à l’annonce de cette rupture le soir même des résultats des législatives. Le commentaire était tout à fait approprié et je le partage. Quant Ségolène affirme n’avoir pas voulu que cette info sorte dimanche soir, je doute fortement de sa déclaration. Quant on fait une confidence d’une telle importance à un journaliste, il faut être naîf pour espérer que la bombe ne va exploser avant et je ne crois pas que Ségolène soit si naîve que cela…
Bazarboy
21 juin 2007 à 16:01
A l’heure ou j’écris ces lignes la vidéo ne fonctionne plus……
Je tenterai plus tard
patrick
22 juin 2007 à 13:59
après ces élections législatives vient le temps du bilan et tout particulièrement en Haute-Marne dans la 2e circonscription où vous nous avez parachuté Kheira DRISSI, qui a causée la perte honteuse, avec son si petit score 7.34%, du parti socialiste, sans oulblié par sa faute l’exclusion de deux camarades honorable Roland DAVERDON et André GUYOT. J’ose espèrer qu’elle va être aussi exclue du PS car elle ne mérite pas de faire parti de notre famille politique en tous les cas en Haute-Marne on en veut plus. Elle a empêché Eric Loiselet d’être candidat, elle a osé aller sur le terrain en brandissant les couleurs du PS. Pour toutes ces raisons je vous demande de ne plus soutenir Kheira DRISSI, qui n’est rien d’autre qu’une mascarade sans aucune conviction et surtout sans aucun avenir pour notre et dans notre famille politique qui est le PS. Je sais que tout le monde à le droit de se tromper comme toi cher camarade tu as sans doute réaliser un peu tard que Kheira DRISSI ne mértitait pas et ne mérite plus ton soutien ni celui de la direction nationale.
Patrick Ciaux.
matthieu
22 juin 2007 à 14:15
« Le CN est donc statutairement légitime. »
La légitimité ne doit pas être que statutaire ou légale. La légitimité c’est aussi une question de confiance et de représentativité. Dès lors, le CN n’est plus légitime.
Je viens également de lire que Benoit Hamon trouve incohérent les propos de Ségolène Royal. Depuis quand un devoir d’inventaire est-il incohérent?
Hector
22 juin 2007 à 16:17
Ah la ségosphère qui confond section et diocèse, parti et église, orientation et catéchisme…
Benoît
23 juin 2007 à 02:38
to Matthieu
si nous ne respectons pas les règles communes que sont les statuts il n’y a plus aucun contrat démocratique entre nous. cela ouvre la porte à toutes les dérives. Que diriez vous si en cas de crise gouvernementale, quelqu’un exigé de façon sérieuse la démission de tout le parlement ? Un mandat est fait pour être respecté sinon il perd sa légitimité et donc sa force.
Ghislain Bourdilleau
23 juin 2007 à 13:20
Désolé d’aller sur un autre sujet, mais je reste encore sous le choc de ce mini traité européen même si je vais le lire dans son intégralité afin de m’en faire une idée définitive.
mais si j’ai bien suivi :
1. il donne de meilleures règles de fonctionnement
2. il ne contient plus la 3ème partie
3. la concurrence libre et non faussée n’est plus un objectif
J’en conclus que :
1. le « non » au référendum n’empêche finalement pas l’Europe d’avancer
2. le « non » au référendum a permis de retirer la partie 3 et l’objectif de concurrence libre et non faussée (Sarko pour obtenir cette dernière a rappelé que l’on ne peut pas ignorer la voix des peuples)
3. les politiques libérales ne sont pas remises en cause mais elles ne sont plus que des choix et non plus des finalités
4. ce traité démontre qu’avec de l’énergie il est possible d’infléchir cette Europe, ce dont je commençais à douter… de là à faire une Europe sociale il existe un écart très grand que Sarko ne fera pas… mais désormais, nous savons que c’est possible.
5. sur de nombreux sujets et depuis des années, le PS a été dans une pudeur de renoncement dont on comprend mal aujourd’hui le manque d’ambition… une gauche décomplexée est non seulement possible mais souhaitable
Ghislain Bourdilleau
Thierry Seveyrat
23 juin 2007 à 13:42
Je souhaite répondre à Matthieu.
La remarque que vous soulevez a le mérite de la franchise : le Conseil National du PS, parce qu’il a été élu en novembre 2005, n’aurait plus « une quelconque légitimité ».
Adoptez-vous ce faisant la même position à l’égard des 36500 Maires de France, élus en 2001, dont le mandat a de plus été prolongé d’une année pour qu’il n’y ait pas trop d’élections en 2007 ? Ou tenez-vous l’ensemble des élus municipaux de ce pays pour de joyeux gougnafiers qu’il faut boycotter, parce qu’ils ne représentent plus qu’eux même ?!
Mais libre à vous après tout de soutenir Ségolène Royal, y compris donc lorsqu’elle estime la démocratie représentative malsaine, lui préfèrant la « participative ». Cela permet en effet de justifier l’irresponsabilité érigée en moteur d’action politique :
* j’obtiens l’une des défaites les plus sévères de la gauche ces dernières décennies, mais cela « appelle d’autres victoires » ;
* je défends un programme qui est la synthèse de mon apport personnel et du parti qui me soutient, mais je débine le volet qui dépend de mon parti pour expliquer ma défaite, sur les 35 heures et le Smic – ça m’évite d’assumer mon impréparation, mes gaffes et mon autocratie ;
* je veux devenir 1° secrétaire du PS et sa candidate auto-désignée en 2012 sans y avoir de courant, sans participer à sa vie interne ni avoir formulé un début d’autocritique, car figurez-vous, moi je suis « une incarnation » !!
* j’impose ma vie privée aux médias, de la naissance de mes enfants à ma séparation en passant par une demande en mariage, cela fait diversion et au passage, pour ma séparation minutieusement annoncée le soir des législatives, cela permet d’enfoncer un premier secrétaire sans qui je n’aurai jamais été candidate à la présidentielle !! Tant qu’à faire j’annonce d’ailleurs ma candidature à son poste en même temps.
* si j’ai fait l’objet d’attaques de la part de mes concurents lors des primaires de ce foutu parti socialiste, là, ce n’était pas parce que ce que je disais était inepte, « les français l’ont bien compris » ; c’était parce qu’ils étaient machistes, et je suis une victime au même titre que toutes ces femmes « excisées, mutilées, violées » !!
J’arrête la liste cher Matthieu, qui pourrait largement s’alonger. Ce que votre candidate appelle « la démocratie participative », on ne le voit que trop, c’est l’irresponsabilité comme éthique, l’autocratie comme méthode, la démagogie sondagière comme analyse, l’esbrouffe médiatique comme idéologie, et le népotisme comme organisation (après François Hollande, Thomas !!). Pour moi tous ces comportements sont de droite.
Ségolène Royal n’aime pas le PS, ses « éléphants » qui sont machistes, son Conseil National qui n’est pas représentatif, son MJS qu’elle fait doubler par une Ségosphère à l’amateurisme effarant, son Premier Secrétaire dont elle a tiré ce qu’elle avait à tirer. Le soir du 1° tour des législatives, elle laisse à François Bayrou « un message sur son portable », François Bayrou qu’elle aurait d’ailleurs volontiers nommé Premier Ministre même si « ça aurait peut-être provoqué quelques remous au PS ».
Qu’attend donc madame Royal pour adhérer au Modem ?
Thierry Seveyrat
la fourmi rouge
23 juin 2007 à 23:40
@ Benoît :
Je partage assez le point de vue de Matthieu :
Allons, allons ! les « dérives » sont là depuis longtemps et « légitimées » de façon tacite par tout ce joli monde!
Un exemple:
les partachutes « dorés » …. de Lang dans le Nord, parce que Blois devenait peu sûr; celui de Guigou en Seine-St-Denis parce qu’elle en avait assez de se battre loin de Paris, en Avignon qui basculait aussi à droite; tous les seconds couteaux Cambadélis, Le Guen pour DSK: des circonscriptions à 60% à gauche; ou Vaillant, Glavany pour Jospin; et encore Bartolone pour Fabius.
Fabius lui-même comment a-t’il atterri au Grand-Quevilly ? DSK à Sarcelles alors que lui habite le XVI ème ?
Et les Sénateurs qui, comment ont-ils été cooptés : de Charasse à Mélenchon, en passant par Weber.
Je m’arrête là ?
*******
Et la crise interne et la défiance de l’électorat de gauche vis à vis du PS, ne sont pas suffisantes pour les responsables du parti pour être prises en compte à bras le corps ????
Les bras m’en tombent !
Tout le monde paraît prendre son temps pour défendre ses prébendes : TOUS COURANTS CONFONDUS. Il faut écouter notre électorat: on ne peut se réfugier derrière des statuts ou questions administratives.
…..
La proposition de Gaëtan Gorce m’apparaissait trés saine, et au bout du compte ne rejetait personne pour le travail de refondation.
Thierry SEVEYRAT
24 juin 2007 à 13:39
APPEL AU DEBAT
Ségolène Royal semble-t-il, a du mal à faire le bilan des campagnes dont nous sortons, et qu’elle a menées – ne serait-ce qu’avec le parti qui a fait sa campagne.
Pourquoi ne pas utiliser ce site, parmi d’autres, pour que chacun débrieffe son ressenti des trois campagnes passées – campagne interne de désignation de la candidate, campagne présidentielle, campagne législative ?
Comme d’autres j’imagine, j’ai plein de choses à dire… Qui veut se lancer ?!
D’ailleurs tiens Benoit : pourquoi ne pas carrément créer une page spécifique sur ton site à ce sujet ?!
la fourmi rouge
24 juin 2007 à 13:52
« tout à fait Thierry » !
moi, j’ai déjà commencé…à suivre
la fourmi rouge
24 juin 2007 à 15:41
Commençons par un bon texte qui fait réfléchir:
l’interview de Pierre ROSANVALLON par Eric AESCHIMANN dans le libé de ce samedi 23 juin (rubrique Week-End)
bien cordialement,
sil
24 juin 2007 à 21:28
LE QUATRAIN DU JOUR
sur http://republicoin.blogspot.com
En ayant voulu châtrer Hollande,
Au lendemain d’une débâcle annoncée,
Royale confirme, à défaut d’Oracle assuré,
Qu’elle restera à jamais la Reine des casse-glandes.
SIL
casse-burnes
25 juin 2007 à 01:18
@ SIL
…ne parlez pas des absents !
Thierry SEVEYRAT
25 juin 2007 à 02:02
Pour compléter les propos de cette gentille fourmi (rouge en plus, pas bleue comme les fonds de scène des campagnes de Ségo
) !!), le lien de l’interview de Pierre ROSANVALLON dans Libé : http://www.liberation.fr/transversales/weekend/262977.FR.php
Bon contenu. Synthèse ? Synthèse.
« Le langage sarkozien avait une dimension subliminale stigmatisante : il revenait à dénoncer les assistés comme des «paresseux» ; à travers le lien identité-immigration, il suggérait l’existence d’un bloc menaçant contre lequel il fallait faire front. Nicolas Sarkozy a superposé un langage libéral-moral explicite et un langage populiste implicite. »
« La force de Ségolène Royal est, en 1° partie de campagne, d’avoir perçu que la démocratie n’est pas seulement élection, mais aussi expression et prise de parole. En 2° partie, elle a tout misé sur la personnalisation, jugeant que les programmes comptaient moins que l’offrande de sa personne à la société française. »
« Le point fort du blairisme est d’avoir eu l’intuition de la nature de cette mutation (passage d’un «capitalisme de la généralité» à un «capitalisme de la singularité» qui restructure sur un mode inédit les sociétés contemporaines). Son point faible est d’avoir manqué d’imagination en termes de réponse et de s’être limité à apporter des solutions libérales et moralisantes. »
« La gauche doit passer d’un «socialisme du statut», fondé sur des collectifs protecteurs, à un socialisme du soutien aux trajectoires individuelles, donnant aux individus les moyens de sécuriser leur histoire. (…) «Faire société» ne consiste plus simplement à agréger des groupes, mais prend la forme d’une opération de connaissance de la société sur elle-même et de l’élaboration d’un processus de discussion et de délibération pour dégager les normes adéquates de protection et de solidarité. Le dernier point est que la redéfinition du lien social ne peut se limiter à un seul pays et qu’il devient vital de formuler un nouvel universalisme. (…) Redéfinir l’universalisme, ce n’est pas simplement constater l’existence d’un registre supérieur des problèmes (l’écologie, le développement, la paix) qui planerait au-dessus des autres problèmes ; c’est chercher la voie pour faire partout de ces problèmes généraux des questions concrètes et immédiates pour tous. »
Alain Touraine ne dit d’ailleurs pas des choses très différentes dans « Un Nouveau Paradigme » (Fayard 2005) : « Dans les premiers siècles de sa modernisation, l’Occident a décrit et pensé la réalité sociale en termes politiques : le désordre et l’ordre, le roi et la nation, le peuple et la révolution. Puis, avec la Révolution industrielle, le capitalisme s’est émancipé du pouvoir politique. Nous avons alors pensé et agi au nom d’un nouveau paradigme, économique et social celui-ci, et parlé classes, richesses, inégalités et redistribution. Aujourd’hui, à l’heure de l’économie globale et de l’individualisme triomphant, la mondialisation a fait voler en éclats ces anciens modèles de sociétés. Chacun de nous, pris dans la production et la culture de masse, s’efforce de leur échapper et de se construire comme le sujet de sa propre vie. Le nouveau paradigme dans lequel nous rendons compte de ces préoccupations nouvelles est culturel. En témoignent les grandes interrogations de notre époque quelle place faut-il faire aux minorités ? La sexualité doit-elle être placée au centre de tout ? Assistons-nous au retour des religions ? Les anciens paradigmes étaient tournés vers la conquête du monde, avec le nouveau, c’est de nous qu’il s’agit. Et tandis que nous prenons acte de la décomposition d’un monde qui était dirigé par les hommes, nous entrons dans une société de femmes. »
Bon on se la fait cette page « il faut aider le soldat Royal à faire son bilan » ?!!
refondation
25 juin 2007 à 21:27
Pourquoi Benoît s’associe-t’il aux Emmanuelli…?
On aimerait plus d’audace !
BH
26 juin 2007 à 11:55
Parce que nous sommes dans le même courant, le NPS. et que l’audace n’interdit ni la fidélité aux hommes ni celle aux idées.
la fourmi rouge
26 juin 2007 à 12:17
oui pour la fidélité, suis bien d’accord. Mais il n’empêche : Quelques soient les belles qualités d’Emmanuelli, il ne peut plus du tout, mentalement et politiquement, être en mesure de se remettre en cause pour appréhender la France du XXI ième siècle comme se projeter sur les 20 ou 30 ans qui viennent.
Déjà je suis choquée qu’il ait remis ça lors de ces législatives. Il est comme trop d’autres moins respectables: Cambadélis, DSK, Le Guen, Vaillant, Glavany, Fabius, Bartolone, Lang, Guigou… qui furent
en leur emps, parachutés eux dans une circonscription sûre, sans avoir forcément leurs racines là.
Je me plaçais autrement : personne dans le courant ne l’a mis devant ses responsabilités, et lui a demandé de passer la main ? Il ne s’agit pas de faire du jeunisme, mais la portée d’une voix, lors de débats contradictoires ou comme cela va être le cas, de rénovation/refondation.., ne peut avoir une petite crédibilité que si les actes sont en accord avec les mots. Non ?
Là eût été l’audace !
Joël
26 juin 2007 à 16:03
Il semble que le Parlement européen vienne de voter, sans que cela ait fait bp de bruit dans les medias français, la libéralisation à moyen terme de la distribution du courrier de moins de 20 gr pour les particuiers (c’est à dire la lettre pour mamie). Vote acquis grâce aux voix du PSE. C’est-à-dire que le PSE vient de voter pour la disparition programmée du service public de La Poste.
Commentaire ? Démenti ?
Thierry SEVEYRAT
27 juin 2007 à 16:16
Salut Fourmi ;
Là je ne te suis pas vraiment : est-ce parce qu’un certain nombre de ceux que tu cites ont plus de 50 ans que tu les considères comme des has beens ? Attention à ne pas tomber dans les dangers du jeunisme, du confort générationnel ou plus simplement encore, dans le délit de sale gueule, ou de sale courant. Pour moi ils représentent tous des chances pour le PS et la gauche, beaucoup plus que des handicaps. Ca ne contredit en rien la nécessité d’un renouvellement générationnel et « représentatif ».
Je te rejoins cela étant assez sur « le camarade Henri, grand serviteur du parti » qui n’est pas à proprement parler une incarnation de la modernité en politique, pour employer un euphémisme bien éloigné de ce que je pense réellement du personnage… Mais la politique, c’est souvent quand même une question de rapports de force, de « poids » qu’on représente, et de ce point de vue il n’était pas illégitime que ce qui est resté, à un moment, du NPS, se soit rapproché pour se faire mieux entendre du « Nouveau Monde » de notre bon camarade Henri. Les militants des deux bords étaient concrètement souvent très proches – et mieux vaut rassembler que vivre de divisions artificielles, non ?
Pour le reste les indispensables restructurations politiques au sein du PS et de la gauche sont devant nous, elles nous attendent. Elles seront fondatrices.
la fourmi rouge
27 juin 2007 à 23:20
Bonsoir Thierry,
Alors nous sommes d’accord.
J’ai laissé un post à Henri Emmanuelli ensuite.
Moi-même j’approche de la retraite !
Je me sens d’autant plus libre pour parler de tout ceci.
Non, quand je vois que jamais les députés PS n’ont autant d’ancienneté (depuis 1981 les jeunes quadras ou trentenaires… sont toujours là, parce qu’hostiles au renouvellement : c’est leur passion, leur truc, leur métier ! où est la notion de mandat ?)
Jamais non plus autant d’élus cumulent: maire, président de Communauté d’agglomération, député + xxx conseils d’administrations ou commissions en tous genres.
Et si pas de renouvellement, si cumul alors pas de jeunes (inexpérimentés par la force des choses!), pas de femmes « forcément moins compétentes » (le machisme de nos élus vaut celui de leurs confrère UMP !), pas de « diversités visbles » (un PS doit être avant-gardiste là comme ailleurs, et les raisonnements tenus parfois font frémir: bonjour le racisme latent)
Quant au « délit de sale courant »(?) . C’est pourquoi je disais que la proposition que j’ai lue de G.Gorce me plaisait, car PERSONNE N’EST ECARTE (j’entends justement des divers courants) et cela pouvait donner un signe fort à notre électorat (comme une écrasante majorité de militants) qui en ont marre marre marre de ces combats de coqs et chéfaillons, qui pinaillent sur « des places », sur « des virgules » dans des textes… bref à 100 lieues des préoccupations populaires.
Les prolos partis chez Le Pen il y a 20 ans (car ce n’est pas nouveau, nos éléphants ont leur longue-vue braquée sur leurs nombrils depuis belle-lurette)viennent de passer du cap « contestataire » à Sarkozy, et ils resteront à droite définitivement maintenant! bingo ! Continuons, les yeux bandés, momifiés et sourds à ce que nous dit notre électorat, et bientôt d’autres vont suivre . Car nous n’avons pas touché le fond (se souvenir de ce que représentait la SFIO quand Mitterrand est arrivé.
Il ne nous restera plus que les cadres supérieurs et une pincées de fonctionnaires et des jeunes… mais je décris là la sociologie du MoDem!!!???
Thierry SEVEYRAT
2 juillet 2007 à 03:13
Salut à tous ;
Je me permet une légère intrusion sur le blog de Ben, pour y loger un souhait de prompt rétablissement à ce Michel de Rocard, qui est allé nous faire une petite frayeur en voulant jouer Tintin aux Indes.
Je le place d’autant plus, que Rocard pour Benoit et pour moi, ça ne nous rajeunit pas mais ça nous ramène à la fin des années 80, quand nous avons adhéré au MJS, Ben je crois en 87, moi un an plus tard, en mars 88, dans le mouv’ de la présidentielle (j’avais à peine 17 ans, « on n’est pas sérieux quand on a 17 ans »…). Pour moi au moins, Rocard y était pour beaucoup – et Mitterrand aussi d’ailleurs, à l’époque ce n’était pas encore comme d’avoir le typhus ou le zona, on l’appelait même « Dieu » – on a bien appelé l’autre « la Madonne » à un moment (à un moment seulement) !!…
Bref, le Rocky est je pense encore aujourd’hui, pour Benoit comme pour moi, une référence, qui m’a d’ailleurs permis de le connaître, à Avignon en 94, quand le MJS est devenu, grâce à lui et à Rocard justement, statutairement autonome du PS, avec Benoit comme premier président.
Et c’est d’autant plus comique, cette histoire, que j’ai rajouté justement cette précision « historique » sur la fiche Wikipédia de Benoit (http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Hamon) jeudi ou vendredi, puisque sa fiche n’en parlait pas !!
C’est qu’on s’amuse sur le net, pendant les heures creuses de boulot
) !…
Croisons quand même les doigts pour que Rocard nous revienne en forme, si l’intelligence en politique, à l’heure de l’achèvement de la démagogie vendue comme « démocratie participative », peut conserver un sens…
astrolab
24 juillet 2007 à 13:25
Alors Mr Hamon ? Les infirmières bulgares ont été libérées. Vous croyez bon de nous faire partager sur LCI vos commentaires nauséabonds sur cette affaire.
Si vous étiez au pouvoir Mr Hamon (pas avant 10 au moins), vous auriez eu une autre solution à ce pb ?
J’ai voté Ségolène aux présidentielles
J’ai ma carte du PS
Mais votre attitude me donne envie de vomir
Hector
24 juillet 2007 à 15:46
Et moi je parie que vous n’êtes ni adhérent au ps ni davantage électeur de ségolène Royal. Tout juste un aboyeur de l’Ump. Sans vouloir insulter votre intelligence, que croyez vous qui a été décisif dans la libération des infirmières, les 460 millions d’euros du contribuable européen garantis par la Commission européenne ou le voyage de Cécilia Sarkozy?????
la fourmi rouge
24 juillet 2007 à 20:03
Tu me fais rire Hector !
Mais c’est bien vu : en peu de mots tu dis l’essentiel !
Et comme les médias sont couchés et rampants, on en saura un peu plus avec certains journalistes des questions Européennes et le Canard Enchaîné, comme dab.
J’ai en effet bien peur que ce ne soit que la face subliminale de l’ice-berg que Sarkozy veut que l’on « voit » !
Djilali Djafer
22 novembre 2007 à 14:29
@ Patrick Ciaux : 200% d’accord avec toi.
K Drissi a servi à flinguer notre ami Eric Loiselet, et Benoit Hamon a tort de se féliciter de ce mauvais coup.
L’argument de la diversité a fait long feu.
K Drissi était un missile (femme + diversité) terriblement efficace pour flinguer notre candidat dans les couloirs de la rue de Solférino, mais une fois son forfait accompli, parfaitement inefficace pour convaincre les électeurs de la crédibilité de sa candidature.
La question de la diversité a été parfaitement instrumentalisée par Benoit, Kheira et leurs amis, reprise même par certains de leurs amis journalistes (C Askolovitch dans le Nouvel Obs). Ont-ils conscience, en défendant les intérêts de leur petit clan, qu’ils foulent au pied ce qui est au coeur du pacte républicain : l’expression démocratique des premiers interessés.
Le combat socialiste est un combat pour l’émancipation et la libération de l’homme. Hors de question de se laisser imposer le choix de notre avenir par celles et ceux qui disent « nous vouloir du bien » et nous enfoncent la tête sous l’eau !
Revenons sur la question Kheira Drissi : depuis sa campagne législative elle a disparu du terrain haut marnais, confirmant ainsi qu’elle n’était pas candidate pour s’ancrer et préparer une quelconque alternative au député maire UMP qui règne en maître sur ce territoire.
Elle lui aura finalement facilité les choses.
Kheira Drissi n’avait pas le soutien des militants du PS de Haute-Marne pour une seule raison : elle ne militait pas en Haute-Marne. Et, ce faisant, elle a été une candidate imposée par des accords d’appareil comme seuls les états majors des partis politiques savent en inventer.
Les socialistes haut marnais sont largement prêts à favoriser la diversité en leur sein. Je suis moi-même représentant de la « diversité » pour reprendre un terme utilisé rue de Solférino et je suis secretaire de la section PS de St Dizier depuis le Congrès du Mans, ce que K Drissi et B Hamon savent bien … mais font mine de ne pas prendre en compte, parce que cela n’arrange pas leur théorie et leurs pratiques.
Nous venons, en section à St Dizier, de choisir notre candidate aux cantonales sur le cantion de St Dizier SUd Est pour les élections de mars 2008 : il s’agit de Karima Ehlbich. Elle a été désignée avec le soutien de tous : jeunes et anciens, du Vert Bois et d’autres quartiers de la ville, de la motion X et de la motion Y, divers et pas divers … pour une raison simple : elle est une militante locale reconnue et impliquée, à l’écoute des gens et disponible.
Loin des manoeuvres sinistres qui nous ont fait manquer l’occasion d’engager le travail de reconstruction de la gauche à St Dizier (et nous nous souviendrons longtemps Benoit que c’est toi qui en est le respondable) nous faisons ce que nous estimons devoir faire en conformité avec nos valeurs : promouvoir parité et diversité, dans le respect de tous les militants, ici, et dans le respect de l’éthique politique qui privilégie le travail de terrain.
Dommage que Mlle Drissi n’ait pas compris cela, dommage que tu aies privilégié des combats stériles d’appareil. Quoiqu’il arrive nous poursuivrons notre chemin, déterminés, chaque fois que nous le pourrons, à le tracer nous mêmes, sans interférences avec celles et ceux qui veulent décider à notre place.
A bon entendeur.