"Coincés dehors"
2 mai 2007
Hier je suis resté à la porte. Pas en raison du fait que ma tête ne revenait pas au physionomiste à l’entrée. Pas en raison de mon retard. Il était le milieu de l’après midi quand la foule se massait à l’extérieur de Charlety sans pouvoir entrer. Le portable vibrait, vrombissait, des appels ou messages des copains, « coincés dehors » aussi, à la recherche d’un « plan » pour entrer. On ne s’est pas séparés, on est restés ensemble. On a finalement rebroussé chemin. Heureux de la promesse d’une telle déferlante. On s’est attablé à une terrasse. On a commandé des bières. Le bruit des clameurs dans le stade nous parvenait distinctement. On a trinqué et bu sous le soleil à la santé de Ségolène et de la gauche vivante et rassemblée.







Nico
2 mai 2007 à 12:55
c’est donc pour ça que les gens qui te cherchaient à l’intérieur à la tribune des élus n’arrivaient pas à te mettre la main dessus
Gricourt
2 mai 2007 à 14:26
Venus du Loir-et-Cher, nous avons vécu la même punition que toi Benoit…mais était-ce une punition ? non ! ce fut un grand moment d’euphorie, où tous se croisaient dans l’espoir d’un changement dimanche prochain et de l’élection de Ségolène. Ce fut l’image de la République que nous aimons, une France tolérante, vivante, pluriculturelle. En avant vers la victoire !
Marie GL
4 mai 2007 à 10:58
A LIRE ABSOLUMENT AVANT D’ALLER VOTER DIMANCHE PROCHAIN !!!
Le premier roman policier d’anticipation politique co-écrit par un conseiller de DSK sur la France d’après promise par Sarkozy…Tellement drôle avec des personnages à hurler de rire comme Hortense Brisefeux ou le commissaire Estrodjian !
Le livre est téléchargeable GRATUITEMENT (vive le P2P!) à cette adresse:
http://www.deuxansapres.com
Bonne lecture!
l'Aindien
4 mai 2007 à 11:15
Personnellement je crains que pour dimanche les carottes ne soient cuites…Effectivement à Charléty Ségolène, portée par le peuple de gauche (derrière les grilles pour ma part bien qu’ayant traversé la moitié du pays), a marqué des points…mais elle l’a pas transformé l’essai ce jeudi lors du débat, où, contrairement à beaucoup de militants socialistes, je pense que nous avons perdu. Il me semble que beaucoup d’indécis et d’électeurs de Bayrou (pléonasme) attendaient de la crédibilité. Et à plusieurs reprises Ségolène s’est faite « coincer » par le petit Nicolas (qui a lustré son image à l’occasion). Oui, faire appel au dialogue social, mettre les partenaires sociaux autour de la table, imposer des pratiques participatives, constituent la base du renouveau démocratique. Mais celà n’excuse pas l’imprécision, le relativisme, pire, la démagogie dont a parfois fait preuve notre candidate. En 81 Mitterrand a été élu en osant affirmer ses convictions, ses choix à venir (abolition peine de mort en particulier). En 2007 nous allons perdre sur ce terrain.