Benoît Hamon - Porte-parole du Parti Socialiste
Benoît Hamon Benoît Hamon

Bloc-notes

vote de la directive services en commission Marché Intérieur

22 novembre 2005

Communiqué de presse

Lors de l’examen par la Commission du marché intérieur du Parlement Européen, ce mardi 22 novembre 2005, de la proposition de directive sur les services (directive Bolkestein), dernière et décisive étape du processus législatif avant l’adoption par la plénière du Parlement, la majorité PPE (conservateurs) et ALDE (libéraux) a voté un rapport qui soutient l’essentiel du projet de directive proposé par la Commission Européenne.

La droite européenne n’a pas raté son rendez-vous avec le démantèlement du modèle social européen. Elle a été unanime à inclure dans le champ d’application de la directive services les services d’intérêt économique général (SIEG). Elle a été homogène dans ses votes en faveur du principe du pays d’origine (PPO) et de l’encouragement au dumping social dans le marché intérieur. Elle a été fidèle à ses obsessions libérales en supprimant l’essentiel des dispositions d’intérêt général en Europe qui encadraient l’établissement et l’exercice des activités de service.

J’ai pour ma part voté l’amendement de rejet de la directive, en vain. Puis j’ai tenté avec le groupe PSE, GUE et Verts de limiter la casse. Le bilan est maigre. Et malgré les efforts de compromis remarquables de la rapporteure Evelyne Gebhardt, la droite européenne a engagé la mise aux normes libérales de l’économie des services dans le marché intérieur. Elle a souverainement ignoré des mois de mobilisation sociale, l’expression vigoureuse de rejet des politiques libérales des referenda français et néerlandais.

L’imposture du discours de Chirac au regard des actes de l’UMP et du PPE est totale, quelque soit l’urgence sociale, quelque soient les inquiétudes des plus fragiles. La droite française ne rate aucun de ses rendez-vous avec le démantèlement du modèle social français et européen. 

69 commentaires

  1. Anonyme

    22 novembre 2005 à 21:35

    Le NPS finalement comme les autres ?

    Réflexions pour un bilan à travers trois questions
    posées par un militant de base aux responsables nationaux du NPS, à Benoit Hamon en particulier

    Le Congrès de notre parti s’est achevé sur une synthèse générale adoptée par la quasi unanimité des congressistes – dont les voix de 80% des représentants du NPS – et la reconduction de François Hollande comme premier secrétaire national.
    Chacun tirera de ces événements du week-end les conclusions qui lui semblent les plus pertinentes. Ce n’est pas le propos de ce message.

    Pour ce qui nous concerne, nous les militants du « Nouveau parti Socialise », après trois années d’existence, il est par contre l’heure de faire notre propre bilan :
    - nous devons d’abord nous rappeler pourquoi le NPS s’est constitué à la Sorbonne le 26 octobre 2002. Pourquoi tant de militants animés par la volonté de faire de la politique autrement ont rejoint les initiateurs de cette nouvelle démarche, A. Montebourg, C. Paul, Julien Dray, V. Peillon, B. Hamon ou encore D. Assouline.
    - nous devons avoir aussi à l’esprit le contenu fondamentalement rénovateur des deux motions présentées à l’ensembles des militants lors des congrès de Dijon (2002) et du Mans (2005), les engagements que nous avons pris collectivement et notamment, le dernier en date, adopté à Fouras le 24 août dernier.

    Faire notre propre bilan, c’est à la fois, l’occasion de se retourner, de se souvenir, de se relire mais c’est également le moment de se regarder dans le miroir à trois ans d’intervalle.
    Faire notre propre bilan, c’est se demander si nous avons avancé et, le cas échéant, si c’était dans la bonne direction.

    En tant que militant NPS, maintenant que ce congrès du Mans est achevé, je souhaite poser trois questions à ceux des camarades NPS qui m’y ont représenté – moi et tous les autres militants de base – afin que leurs réponses m’aident à définir les contours de ce bilan forcément collectif. Ces questions s’appuient sur des extrait de la feuille de route NPS adoptée à l’unanimité d’un millier de militants à Fouras en août 2005 et intitulée « Un NPS uni pour un PS conquérant » (souligné par mes soins)

    « (…) La priorité, c’est d’abord, pour nous, de faire mieux qu’à Dijon, de ne pas être le pivot médiatique d’un début de congrès mais bien le pivot politique, idéologique et arithmétique de la conclusion du congrès du Mans : le pivot autour duquel se construira une nouvelle majorité ancrée à gauche, condition indispensable à la victoire en 2007. »

    ð 1. A l’issue de cette synthèse générale, à la relecture de cette ambition collective affirmée à Fouras, quels sont les éléments objectifs qui permettent de justifier la participation du NPS à cette nouvelle majorité ?

    « Nous défendons une orientation spécifique dans ce congrès : 6° République laïque et sociale, République Européenne, croissance soutenable, pouvoir d’achat, lutte contre la précarité, redistribution, Big Bang fiscal, réhabilitation du rôle du politique, de l’Etat, égalité des droits … C’est sur ces bases et les positions incontournables qu’elle exige que nous aurons à mener des discussions, une fois le vote sur les motions acquis. »

    ð 2. Quels sont les éléments objectifs qui confirment que nos « positions incontournables » définis collectivement il y a moins de trois mois ont été effectivement prises en compte dans la synthèse ?

    « Dans le processus politique qui mène au Congrès du Mans et dans les débats autour des motions, ce contrat de majorité prendra sa forme définitive, dans la clarté, devant les militants. »

    ð 3. D’après les réactions de nombreux délégués NPS au congrès et les faits également relatés en détail dans la presse, une question se pose : le mandat confié par les délégués aux représentants NPS chargés de la négociation en commission des résolutions a-t-il été intégralement respecté ?
    Sur ce point également, merci de me proposer des éléments objectifs de réflexion.

  2. Yves

    22 novembre 2005 à 21:37

    Pardon, j’ai oublié de signer mon précédent message (Le NPS finalement comme les autres ?)

  3. Amélie

    22 novembre 2005 à 22:41

    Cher Yves,
    Benoît diffuse là un communiqué de presse sur un sujet sur lequel tous les socialistes se sont mobiliés il y a quelques mois : Bolkestein, les services publics en Europe…
    Ces derniers mois, nous avons beaucoup discuté entre socialistes du parti socialiste. comme toi j’ai voté NPS. comme toi j’ai argumenté, discuté et espéré que notre parti change son orientation politique.
    mais je crois qu’aujourd’hui, quel que soit le regard que nous portons sur la façon dont cela s’est conclu je crois que nous devons passer à ce qui fait de nous des militants socialistes : le combat contre l’ultralibéralisme.
    Quand j’ai vu le post de Benoît et ai constaté qu’il y avait un commentaire je me suis dit « chouette on retourne à nos vrais combats »…
    On y va ?

  4. Anonyme

    22 novembre 2005 à 23:29

    Amélie, frappée d’amnésie? eh , camarade, reveille toi! il s’est passé des choses, et elles ne seront pas mises sous silence!

    Au fait Mr le député européen, élu grace au poids du NPS qui s’est battu pour que tu deviennes élu, ça veut dire quoi « trahir »?

  5. Boulgakof

    23 novembre 2005 à 03:32

    Et ça veut dire quoi chercher la division?
    C’est une trahison que de participer aux instances dirigeantes? On vous offre une partie du pouvoir alors qu’on aurait pu s’en passer. Vous n’avez pas gagné, alors s’il y a eu trahison, c’est celle de la démocratie, parce qu’elle ne vous a pas donné la majorité. Tant pis pour vous. On a pas contourné vos envies, on les a prises en compte, mais faut pas non plus être capricieux parce qu’on a pas eu tout ce qu’on voulait.
    Tu préfères t’opposer au PS qu’à la droite? Je me demande quelles sont tes vraies motivations.

    Rhaaa! Bolkestein! Tout ça c’est la faute aux Haallemands qui ont arreté de soutenir sans réserve Guebhardt!
    Le PPO! Shit! Alors maintenant il faut faire du bruit! A vos claviers! faut inonder la toile!

  6. Nicolas Marandon

    23 novembre 2005 à 10:30

    Bolkestein – Communiqué de Benoit Hamon, député européen

    Vote de la directive services en commission Marché Intérieur

    Communiqué de presse, mardi, 22 novembre 2005

    Lors de l’examen par la Commission du marché intérieur du Parlement Européen, ce mardi 22 novembre 2005, de la proposition de directive sur…

  7. Sylvain

    23 novembre 2005 à 14:09

    Il n’est pas dans mes habitudes d’intervenir sur les blogs mais je viens déjà de le faire une fois aujourd’hui, donc je vais le refaire.
    Cher camarade, qui parle de trahison, il est de bon ton quand on utilise ce terme de le signer.
    Le poste de benoit est simple, il nous rappelle qu’en dehors de la vie magnifque et passionnante du Parti, il existe des choses qui se passent en europe ou ailleurs et qui demandent une réponse des socialistes.
    Alors, oui, le NPS serait comme l’ancienne direction, s’il n’écoutait pas de temps en temps les frnaçais.
    Et comme il ne l’est pas, Benoit et d’autres, ont choisi d’apporter les réponses maintenant, en tou cas d’essayer et de ne pas espérer une défaite en 2007 qui permettrait au NPS de passer de 25% à 28 %.
    C’est maintenant que les Français ont besoin du PS, alors essayons collectivement de réussir ce pari, c’est cela la politique.

  8. stephane

    23 novembre 2005 à 14:48

    J’ai bien peur, pauvre monsieur, que vos analyses soient un peu justes… concernant le prb Bolkestein … car l’attitude de Chirac n’est pas plus à proscrire en tout cas que celle de Lamy (un nouvel ami ?)… c’est drôle ça rime…

    si on parlait à quoi vous avez passé le week-end …
    ça nous aiderait à mieux vous comprendre … peut-être …

  9. John Doe

    23 novembre 2005 à 14:53

    Même si je refuse d’invectiver quiconque, je souhaiterais comme beaucoup de camarades des éclaircissement sur le déroulement du congrès.
    Excuse moi de te le dire, Amélie, mais ce n’est pas très beau d’utiliser les mêmes arguments que feu la motion 1 pour empêcher l’interrogation de nos camarades, en parlant d’unité et d’urgence sociale. Ne prétendions nous pas que la direction sortante n’était pas assez fermes dans son opposition ?? L’appréciation a t elle changé ?? Un des fondements de NPS (simple militant, j’ai signé la motion C en 2002 et la motion 5 en 2005) me semble être la responsabilité et le compte rendu de mandat (contenus dans la VIeme République).
    Il est nécessaire d’expliquer certaines choses.
    Alors, je t’invite ardamment, Benoit, à nous expliquer de ton point de vue le déroulement du congrès.
    Merci.

  10. patrick

    23 novembre 2005 à 16:05

    Bonjour,

    J’avoue que cette synthèse me laisse un peu perplexe. Elle était sans doute indispensable pour corriger l’image désastreuse du PS, qu’ont révélé les récents sondages, et nécessaire pour tenter d’infléchir, de l’intérieur, la ligne du parti sur des points essentiels, mais néanmoins sur le fond rien n’est réglé. Comment croire en effet que dorénavant les partisans des motions 1, 3 & 4 sont sur la même ligne que ceux des motions 2 & 5. La clarification définitive tant attendue par beaucoup ne s’est toujours pas produite, et nous retrouverons très probablement très rapidement les clivages anciens qui nous paralysent. Cela étant je ne nie pas la difficulté d’un tel exercice, mais c’était la dernière occasion pour se mettre au clair avant la grande confrontation.
    Last but not least, je salue le courage d’Arnaud Montebourg, son refus du compromis d’appareil, et je lui dis à bientôt.

  11. egdltp

    23 novembre 2005 à 16:42

    Simple sympatisant, je viens aussi ces derniers jours ici pour avoir l’avis d’un poid lourd NPS sur les choix du W.E. dernier.
    Vaut il mieux une participation aux instances en abandonnant un discours construit et clair ou garder ce discours construit et clair mais ne pas participer. Critiquer n’est pas combattre. L’élephant peut tout à fait négliger les piqures de la mouche s’il le veut. Qu’il y prete attention est pour moi un signe de manque de confiance dans sa propre position : dommage pour qui ambitionne de gouverner le pays…
    J’ai comme un sentiment de raté. Pourtant le NPS, par son attitude pour le référendum, a montré qu’il était capable d’avoir une opinion divergeante de la majorité du parti sans systématiquement l’attaquer, chose que n’ont pas faite certains minoritaires partisants de la synthèse !!!
    Enfin, nous verrons comment se passe la suite, de toutes façons ce sont les Français qui payeront les pots cassés, comme d’hab’.

  12. Damon-Lacoste

    23 novembre 2005 à 16:45

    J’ai l’impression d’entendre EXACTEMENT au mot près les mêmes mots que la motion A ou 1 pour nous empêcher de débattre. Des mots prononcés avec des trémolos dans la voix si possible : « Unité Camââârââde », « Combattons à l’extérieur… les Français nous attendent »… une jolie manière d’étouffer la discussion et de rendre des comptes sur ce curieux congrès du Mans.

    Cette contradiction est la première au NPS depuis 3 ans et c’est un signe de mauvais santé politique : lorsque les contradictions arrivent, l’hypocrisie n’est jamais très loin.

    Enfin, Benoît puisque tu t’es abstenu au moment où la délégation NPS a dû se prononcer en interne sur la synthèse Hollande, pourquoi, mais pourquoi, avoir voter pour ensuite ??? Corollaire de la question : la culture du consensus et la discipline de militants des ex- Nouvelle Gauche (que j’appréciais fortement avant) ne se tranformeraient-ils pas en dictature du « tous ensemble » ?

    Tu as mon mail. Je ne sais pas si tu auras le temps de répondre mais ton avis m’intéresse.

    Amitiés socialistes,

  13. Amélie

    24 novembre 2005 à 01:03

    Chers stéphane, john doe et anonyme…
    dans quelques heures je vais voter pour un candidat au secrétariat de section à qui la motion 1 a demandé de se retirer. je suis révoltée.
    ce matin en attendant le tram j’ai vu un homme se réveiller de sa nuit sous les cartons. alors si je suis révoltée pour cette histoire dans ma section, que dire alors dans ce cas ?
    moi je ne parle pas de l’urgence sociale pour qu’on arrête de débattre. j’ai parlé de l’urgence sociale dans ma présentation de la motion 5 en disant qu’il fallait qu’on gagne en 2007 parce que les victimes du gouvernement actuel ne pourront pas supporter 5 ans de plus d’UMP. et que ce n’était pas en continuant sur le chemin tracé par la motion 1 que nous pourrions gagner en 2007, et durablement.
    alors nous avons débattu. nous avons voté… débattre aujourd’hui encore là dessus ? pour quoi faire ? si 20 000 personnes viennent sur ce blog dire leur avis, qu’est-ce que ça changera ? la motion 1 va passer de 53 à 35 % parce que nous aurons parlé et reparlé jusqu’à plus soif du congrès ?
    voyons mes camarades… nous avons voté sur les motions et nous voterons pour la dernière fois de ce congrès dans quelques heures, et cela ne changera rien à l’orientation génrale du Parti Socialiste.

    nous avons perdu. quelles que soient nos idées intégrées dans la synthèse, notre texte est minoritaire. je crois que nous devons maintenant nous retrousser les manches pour que le parti socialiste grandisse. pour que NPS grandisse. et pour qu’un jour ce parti soit tel que nous le voulons parce que nous aurons gagné dans les urnes du parti.

  14. Nathalie33

    24 novembre 2005 à 09:41

    Et si nous reparlions de ce qui nous a amené dans cette rubrique, c’est-à-dire… c’était quoi au fait, on ne sait plus vraiment… ah oui, LA DIRECTIVE BOLKENSTEIN.

    Dans un article du Journal Le Monde datant du 23 novembre, la ministre déléguée aux affaires européennes, Catherine Colonna, déclare que les eurodéputés avaient « profondément remanié ce texte ». Quant l’entourage de notre premier ministre: « un progrès qui va dans le sens de ce que nous souhaitions ». « On se félicite du travail de réécriture mais ce n’est qu’une étape ».
    En même temps, il ne précise pas quel est ce sens…
    La gap entre les faits que tu nous relate Benoît et ce qui est écrit dans la presse est édifiant.
    Eclaire-moi sur ce point: pourquoi aucun député européen du PSE n’est appelé à réagir pour rétablir la vérité???? Ou alors c’est moi qui ne suis pas suffisamment informée…

  15. Anonyme

    24 novembre 2005 à 10:07

    Pour information, en attendant que B.Hamon apporte ses réponses.

    Lettre aux militants NPS, de A.Montebourg, K.Berger, T.Mandon et C.paul

    Nous avons préféré laisser passer de longues heures de calme avant de nous adresser à chacune et à chacun d’entre vous au sujet des évènements du Congrès du Mans.

    Nous avons pris, en notre qualité de membres NPS de la Commission des Résolutions pour la motion 5, tous les quatre, la grave décision, à 3h30 du matin, dans la nuit du 19 au 20 novembre, au moment où celle-ci passait au vote, de ne pas approuver le texte de la motion de synthèse pourtant votée par la très grande majorité du Parti.
    Nous avons déclaré que nous ne souhaitions pas empêcher par un vote négatif le rassemblement de tous les socialistes qui le souhaitaient, par loyauté à l’égard de notre Parti comme à l’égard de notre courant NPS, que nous avions fondé avec vous tous, mais qui venait quelques minutes plus tôt, en son sein et contre notre avis, de choisir la synthèse.C’est en conscience que nous nous sommes, tous les quatre, abstenus, rejoints par Marc Dolez, député du Nord, issu des rangs d’Henri Emmanuelli.Pendant la suspension de séance qui précéda le passage au vote, chacun des 24 dirigeants du NPS échangèrent leur opinion (Résultat du vote à l’intérieur de la délégation des 24 membres NPS à la Commission des Résolutions : 14 pour, 6 abstentions, 5 contre) :

    Christian Paul déclara que « le mandat qui nous a été confié par nos militants n’est pas rempli ». Arnaud Montebourg indiqua pour sa part : « il s’agit d’une synthèse à vil prix, ça ne passe pas pour moi ». Henri Emmanuelli répondit : « c’est vrai que c’est une synthèse à vil prix, mais on ne peut pas faire autrement dans l’intérêt du Parti ».

    Nous avons mesuré durant cette nuit des Résolutions à quel point cette synthèse à marche forcée ne pouvait que faire disparaître l’âme, l’esprit et la force du projet porté par le NPS depuis 3 ans.
    Nous mesurions au fur et à mesure de la journée de samedi, l’écart considérable entre ce que nous disaient vouloir les militants ou les délégués, et la mécanique politique de la synthèse calculée et défendue par certains dirigeants NPS comme devant être la solution aux problèmes actuels du Parti et de la gauche.Notre choix fut celui de nos convictions de toujours et du mandat qui nous a été confié que nous avons préféré continuer à défendre.

    Ces convictions sont celles pour lesquelles nous avons tant travaillé et bataillé tous ensemble, plutôt que l’unité artificielle du Parti constituée au détriment des valeurs, des projets et des idées que nous portons.

    Les trois sujets principaux sur lesquels nous avons butté pendant la nuit des résolutions parlent d’euxmêmes de l’incapacité du Parti à remettre en question une certaine forme de conformisme que le NPS avait précisément pour objectif d’aider à faire reculer dans l’esprit général du Parti. Ils sont les éléments de l’identité du NPS : mondialisation, Europe, question démocratique.

    1 – Mondialisation
    D’abord l’affaire fondamentale du Tarif Extérieur Commun aux Européens. C’était une révolution intellectuelle et politique que le NPS proposait, depuis le congrès de Dijon, à notre Parti d’accomplir, celui-ci s’y étant obstinément refusé jusqu’à présent.Venue des mouvements alter-mondialistes comme de la gauche américaine, l’analyse des dégâts de la mondialisation dérégulée a conduit de nombreux penseurs politiques à remettre en question le commerce mondial libre et sans entrave. Il s’agissait d’imposer la reconnaissance de la concurrence déloyale et la nécessité de la combattre dès lors qu’elle portait atteinte aux droits sociaux des salariés et des citoyens et aux intérêts environnementaux de la planète.Nous avons porté cette question à un très haut niveau de visibilité dans le débat public du Parti et du pays. Il faut rendre hommage à Henri Emmanuelli d’avoir contribué à cette bataille d’idée dans le Parti. On ne dénombre plus les interventions convergentes de NPS et de NM aux différents Conseils nationaux. Sa tournée des délocalisations pendant la campagne du non a installé cette idée dans le pays un peu plus solidement.Sur ce sujet, le texte de la motion NPS était absolument convaincant et brillant, rédigé par l’un de nos universitaires, Etienne Morin et à peine retouché à l’arrivée des amis d’Henri Emmanuelli à l’automne.Notre amendement, extrait de notre motion, a été refusé. L’âpre discussion menée pendant la nuit par Henri Emmanuelli et soutenue par Arnaud Montebourg a montré à quel point les résistances intellectuelles et politiques étaient invincibles. Le discours inamovible sur la mondialisation heureuse et profitable nous a été une nouvelle fois servi…Karine Berger fut envoyée comme négociatrice sur ce sujet avec la majorité représentée par Harlem Désir. Voici sa narration des faits extraite de son blog (http://sortirdelimpasse.hautetfort.com/) « Le Mans : la nuit des résolutions » :« J’ai été envoyée en tant que négociatrice sur le tarif extérieur commun : après 20 minutes de discussion très tendue avec Harlem Désir, le texte proposé disait seulement que les droits de douane existaient depuis toujours et qu’il n’étaient pas employés suffisamment. Le demande de NPS de mentionner la concurrence déloyale par la mise à mal des critères sociaux dans autres les pays était refusée : à ce stade la version de notre amendement était mise de côté, ce qui ne convenait pas à Henri Emmanuelli. Je pense que c’est pourtant dans cette version que l’amendement a finalement été accepté. L’expression officielle du rapport est d’ailleurs : «les instruments qui existent ne donnent pas satisfaction notamment parce qu’ils ne sont pas suffisamment utilisés. Les socialistes s’engagent à explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de mieux protéger l’industrie européenne et son avenir. ». La question des délocalisations, et surtout de la concurrence par le biais du dumping social est bel et bien écartée. »L’abandon du sujet est total, et la promesse de « l’engagement d’explorer la mise en oeuvre d’outils susceptible de » nous a ridiculisé en place publique.

    2 – L’Europe
    C’est un sujet sensible sur lequel le NPS a apporté une contribution décisive dans le débat public. Critique des conditions de l’élargissement en mai 2004, critique du Traité Constitutionnel Européen, travail sur le projet de République européenne.Sur ces sujets européens en débat pendant la nuit des résolutions, nous avons progressé sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance. Mais s’agissant de l’indépendance de la Banque Centrale, il nous a été refusé que nous inscrivions les combats du parti au sein du PSE dans la perspective de la fin de l’indépendance. Nous avons dû nous contenter de la mention qu’elle rende des comptes au Parlement Européen sans aucune précision.Le Traité social a été consenti mais les critères de convergence sociale, instrument de la lutte contre le dumping social explicitement mentionné dans notre amendement ont été écartés.Enfin, la République Européenne, c’est-à-dire la construction politique de la future Europe fédérale, a disparu pendant les discussions. C’était un élément important de notre identité politique qui n’avait aucune raison de disparaître du débat pour se transformer en un bien ambigu « attachement à la perspective d’une Europe fédérale », ce qui ne perturbe guère –chacun en conviendra- les bonnes convenances politiques sur ce sujet dans le Parti.Pourtant, le combat que notre Parti doit engager dans le PSE est d’une dimension aussi urgente que considérable. Les Etats-Nations se sont désarmés à l’excès, et l’absence d’outils politique sur le plan supra-national et européen pour répondre aux échecs de la zone Euro comme à la crise sociale, met en péril jusqu’aux partis socio-démocrates des pays membres.Avoir accepté de remettre à plus tard l’ouverture de ce chantier ambitieux est une erreur collective pour le Parti et le NPS n’a pas joué le rôle que ses militants lui ont donné.

    3 – La question démocratique
    L’avancée vers la 6e République est depuis le congrès de Dijon l’un des combats que nous menons contre la frilosité et l’immobilisme de notre Parti. Déjà, à Dijon, la Commission des Résolutions s’était séparée sur ce point constatant l’impossibilité de la synthèse.Ce congrès était pour notre projet de revitalisation démocratique du pays, la dernière chance avant l’élection présidentielle de 2007, sur fond de montée dangereuse de populisme, les socialistes devaient affirmer dans leur programme le désir et le choix ambitieux de régler le problème du discrédit du système politique et de sa décomposition morale qui servent les intérêts de l’extrême droite et de la droite dure incarnée par Sarkozy.S’interdire, comme ce fut le cas pendant la nuit des résolutions, d’afficher l’ambition et la volonté de construire tout autre chose que le système existant, c’est s’interdire implicitement de combattre le bonapartisme ambiant, devenu autoritaire et martial du patron de l’UMP, et c’est accepter d’être sur ce terrain en infériorité politique alors que nous aurions, en obligeant nos camarades de la majorité à évoluer, pu proposer une alternative au pays d’ampleur formidable.La stupide persécution dont fut l’objet notre projet de 6e République dans ce congrès a eu lieu à un moment où ce sujet progresse dans le pays. Allons-nous laisser à l’UDF de Bayrou ce sujet ? Allonsnous l’abandonner au PCF, et à l’extrême gauche qui vient de décider de s’en emparer ?Cette liquidation du sujet vient de nous faire perdre 7 années, puisqu’il faudra attendre un quinquennat de plus pour espérer réaliser ce rêve de changement de la politique.Elle fut d’autant plus douloureuse pour nous qu’elle fut instrumentalisée par l’un des dirigeants du NPS qui à la tribune du congrès écrasa, en notre nom à tous, sous les applaudissements de certains délégués de la majorité, d’un coup de talon notre si beau projet.

    Ainsi la synthèse fut faite à vil prix. Nous n’avons pas voulu ajouter à une défaite de nos convictions le déshonneur d’y avoir consenti.Pendant cette nuit des résolutions, nous avons mesuré de nos yeux que cette synthèse à marche forcée ne pouvait que conduire à faire rentrer dans le moule trop conformiste du Parti le projet de la rénovation que nous avons pris tant de peine à bâtir depuis 3 ans. L’échec à faire ingérer par le logiciel du Parti Socialiste, nos propositions de réarmement de la politique sur le plan mondial, européen et national renvoie à l’échec de l’entreprise rénovatrice elle-même. La mission que nous nous étions assignés n’était-elle pas de reconstruire les outils politiques nécessaires à la réussite d’une gauche au pouvoir ?

    Le travail que le NPS avait engagé depuis la Sorbonne en octobre 2002, n’a pas été accompli pour lui-même. Il devait servir à la rénovation de notre Parti, après les désastres de 2002 et 2005.Et c’est conscients de nos lourdes responsabilités dont nous avons toujours fait preuve dans l’intérêt collectif du Parti, que nous servions la cause des idées, du renouvellement du projet en vue d’assurer notre victoire collective en 2007.Aucune de ces raisons d’être et d’agir pour le NPS n’avait disparu au soir du 19 novembre avant la nuit des résolutions. Et ce travail que nous proposions à tous les socialistes ne pouvait pas s’arrêter ni se figer avant que le projet du candidat à l’élection présidentielle ne soit établi.

    La synthèse va dérouler désormais ses conséquences. Des camarades issus de la motion 5 vont entrer dans la direction. Toutes les décisions seront prises à l’unanimité des courants et nous engageront. Le consensus obligé n’est utile que lorsque les idées sont claires pour agir. Voici désormais notre Parti immobilisé en légion romaine, figé jusqu’en 2007, empêchant désormais le débat d’orientation et toute inflexion sérieuse et profonde dans le projet du futur candidat.

    Notre NPS, notre oeuvre collective sera comme le souriceau prisonnier des serres de l’aigle. Ses militants, comme tous les militants socialistes, ont pourtant besoin de continuer à porter nos idées au rayonnement desquelles la synthèse a mis un coup d’arrêt.Enfin, nous avons perdu la bataille de la rénovation des pratiques puisque l’unanimité ne permettra pas de s’attaquer aux fédérations qui ont posé quelques problèmes dans ce congrès. Elle sera, à tout le moins, fictive.Pour justifier notre choix, notre camarade Henri Emmanuelli a invoqué l’intérêt supérieur du Parti de se réunifier.

    Il est vrai que les batailles entre socialistes épuisent autant les socialistes eux-mêmes que l’opinion. Mais ce sont les querelles de candidature et d’ambition qui fabriquent le désordre actuel et non les débats d’orientation aujourd’hui encore bien insuffisants et trop peu internes pour régler les problèmes que le Parti rencontre au contact de son électorat naturel.Nous aurions pu concilier autrement le souci légitime de l’unité tout en ne compromettant pas celui de la rénovation. D’ailleurs, exiger de faire les deux eût été le meilleur service qu’il nous aurait été donné de rendre au Parti.

    Comme l’avait dit Jean Jaurès au congrès de Toulouse en 1908, « mieux vaut des différences sur des formules claires qu’un accord sur des formules obscures ».Mais, imprégnés de nos lourdes responsabilités, nous n’avons pas combattu la synthèse. Nous nous sommes contentés de ne pas la soutenir, ce qui préserve notre liberté de militants soucieux de jeter toutes nos forces dans la victoire en 2007.

    Que faut-il faire maintenant ? Nous ne voulons pas nous résigner à voir partir en fumée notre rêve politique.Dites-nous où vous en êtes, et réfléchissons ensemble à la manière la plus utile pour notre Parti de nous comporter.Il est parfois des moments douloureux de la vie publique où l’on doit affronter la vérité de ses convictions et assumer la difficulté de ses conséquences.On ne laissera pas dire que ce serait se perdre dans on ne sait quelle pureté que de défendre à juste prix ce en quoi on croit.La période politique qui s’ouvre devant nous sera très difficile, elle aura besoin d’hommes et de femmes capables de tracer une ligne droite et claire dans le ciel de l’espérance du peuple de gauche, qui comme toujours a la lourde charge de redresser le pays, dont l’esprit civique faiblit chaque jour un peu plus.

    Nous avons eu pour soin d’être d’abord nous-mêmes. C’était une manière d’être aussi un peu vous-mêmes.

    Recevez, chères et chers camarades, les marques sincères de notre fidèle amitié et de notre dévouement à la cause socialiste.

    Christian Paul Arnaud Montebourg Thierry Mandon Karine Berger

    Ci-dessous : Texte des amendements de la motion 5 discutés pendant la nuit des résolutions, commentés dans la présente lettre.

    AMENDEMENT : POUR UN TRAITE SOCIAL
    Nous devons élaborer un traité social européen qui seul peut garantir la cohésion sociale.L’effort doit d’abord être ciblé sur les citoyens des nouveaux Etats membres. En leur proposant une véritable perspective de relèvement à moyen terme des salaires et du niveau de protection sociale, il sera possible de tenir les engagements qui ont pris envers eux au lendemain de la chute du mur de Berlin. A cet agenda figureront le retrait de la directive services, le rejet de la directive temps de travail et l’adoption d’une directive sur les Services d’Intérêt Général. La création d’un salaire minimum européen et d’un revenu minimum européen, mis en œuvre de façon graduelle et prenant en compte les différences de pouvoir d’achat, ainsi que le renforcement du cadre légal européen en cas de licenciement collectif afin de prévenir efficacement les délocalisations sont aujourd’hui nécessaires.Il conviendra, ensuite, de progresser vers la convergence sociale des Etats membres avec des critères à atteindre en 10 ans :- un emploi pour tous : taux de chômage inférieur à 5 %,- une société solidaire : taux de pauvreté inférieur à 5 %,- l’égalité des chances : taux d’illettrisme à l’âge de 10 ans inférieur à 3 %,- solidarité avec les peuples du Sud : aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB.Enfin, les socialistes défendront un moratoire sur les libéralisations tant qu’une directive-cadre n’aura pas garanti la pérennité des services publics dans des secteurs comme La Poste, l’énergie, les transports, le contrôle aérien. Le refus de la marchandisation de l’éducation, de la culture, de la santé et du corps humain doit être réaffirmé.

    AMENDEMENT : POUR UN TARIF EXTERIEUR COMMUN CONTRE LES CONCURRENCES DELOYALES
    Le marché commun européen des débuts des années 1960 s’est organisé dans le cadre d’un libre-échange tempéré, conçu au nom de l’intérêt général des entreprises et des populations, articulant ouverture intérieure et protection extérieure sous la forme d’un tarif extérieur commun et d’une pratique commune des contingents d’importation.Ce modèle reste plus d’actualité que jamais. Il doit permettre de réintroduire la loyauté dans la concurrence effrénée que se livrent les pays au plan mondial et de disposer des outils concrets d’une régulation sociale et environnementale des échanges commerciaux internationaux. Organisé sur une base européenne, le tarif extérieur commun matérialisera l’existence de marchés communs continentaux ou régionaux destinés à réguler la mondialisation. L’établissement de règles sociales et environnementales minimales applicables aux fournisseurs de l’Union, à l’instar de ce qui existe déjà en matière de normes techniques applicables aux produits importés, pourrait être la condition sine qua non d’une libre importation dans l’UE. Un calendrier précis de progression des normes sociales exigées permettrait de tenir compte des faiblesses respectives des Etats et de leurs niveaux inégaux de développement. En cas de manquement aux règles, le tarif extérieur commun serait appliqué. Il constituera ainsi un levier puissant pour faciliter la convergence par le haut des modèles sociaux.

    AMENDEMENT : POUR UNE REPUBLIQUE EUROPEENNE
    L’Europe s’est construite sur la base d’une coopération entre les gouvernements des Etats-membres, et ce, avec l’approbation de ses citoyens. Ce processus a été lent, graduel, et néanmoins continu; il a transformé la réalité de notre continent, créant de nombreux acquis communs, comme la PAC, le marché unique, ou encore l’Euro, si bien qu’il a fini par exercer une force d’attraction pour d’autres pays qui ont voulu participer à cette belle réussite.Dans le même temps, la gestion de nos affaires communes est devenue plus complexe, et le déficit démocratique n’a cessé de se creuser, en partie parce que les décisions politiques sont prises entre gouvernements des Étatsmembres, et que les citoyens n’ont pas la possibilité de censurer ou de révoquer cette gouvernance sans gouvernement; pis encore, les démocraties ne deviennent plus que l’ombre d’elles-mêmes lorsque plus de la moitié de la législation des parlements nationaux ne consiste qu’en une ratification sans débat de compromis négociés par les gouvernements nationaux.Espérer qu’une bonne politique européenne mise en oeuvre par de bons dirigeants renforcerait la légitimité de l’Union européenne est une chimère. Depuis longtemps, chacun sait que la coopération volontaire est vouée à l’échec quand un groupe s’élargit. La tentation de demander à d’autres de procéder à des réformes pénibles sans s’y soumettre tout en jouissant des bénéfices liés à ces efforts est d’autant plus grande que le groupe est important et que les règles demeurent peu contraignantes. Dans une Europe à vingt-cinq, l’approche intergouvernementale ne peut plus apporter les solutions politiques dont les citoyens européens ont besoin.Il est temps aussi de mesurer que le fédéralisme n’est plus la meilleure solution aux problèmes auxquels l’Europe fait face aujourd’hui. Car le fédéralisme doit être redéfini. Désormais, dans une Union à 25, dans laquelle la cohabitation de grandes disparités économiques, sociales et culturelles, le modèle fédéral est difficilement envisageable.Que faut-il faire? L’Europe a besoin d’un véritable gouvernement. Elu par ses citoyens, il doit répondre à leurs attendes, faute de quoi, il doit pouvoir être révocable à la fin de son mandat. L’Europe a besoin d’un débat politique transnational sur les réformes et les politiques à suivre, et celui-ci ne peut se structurer que si les citoyens ont la possibilité d’élire un gouvernement. Autrement dit, l’Union européenne a besoin d’une union politique avec une réelle démocratisation. Appelons la République européenne. Elle n’est pas un rêve lointain, mais bien plutôt une nécessité concrète si nous ne voulons pas que le rêve européen ne se désintègre, et qu’il fasse le lit du populisme et de l’extrême droite.L’Europe a besoin d’une République où un gouvernement européen s’occuperait des politiques affectant tous les citoyens de l’Union européenne, et où les gouvernements nationaux s’occuperaient des intérêts des citoyens vivant sur le territoire national ; une République européenne où les citoyens pourraient s’engager ensemble dans un combat politique pour défendre leurs intérêts européens ou nationaux; une République européenne où les partis politiques deviendraient un facteur d’intégration par la force de leurs propos. Cette République européenne ouvrirait de nouvelles perspectives pour l’Europe.

    AMENDEMENT : S’ENGAGER POUR LA VIème REPUBLIQUE
    La VIème République est un régime primo ministériel.Dans celle-ci, le Premier Ministre obtient la plénitude des pouvoirs de gouvernement ; il devient le chef des armées et de la diplomatie. Il dispose avec le gouvernement, du pouvoir réglementaire et de l’administration et pourvoit aux emplois publics. Il rend des comptes sur ses propres décisions devant le Parlement ou devant le pouvoir judiciaire le cas échéant.Le Parlement dispose d’un pouvoir de contrôle renforcé sur le gouvernement. Il élargit ce pouvoir à l’administration par l’évaluation des résultats des politiques publiques et assure la juste et bonne application de la loi. Il peut créer, à l’initiative de la majorité ou de l’opposition des commissions d’enquête, peut s’opposer aux nominations des plus hauts fonctionnaires, contrôle la diplomatie et les négociations engagées par le gouvernement.Le Président de la VIème République dispose et exerce les pouvoirs d’arbitrage ; il devient le protecteur actif de la Constitution et des citoyens contre les atteintes aux droits et libertés fondamentales. Il prête serment sur la Constitution et devant le peuple de la respecter et de la faire respecter.

  16. Emmanuel

    24 novembre 2005 à 11:29

    Et bien c’est clair : on a bien fait de faire synthèse !

  17. Nathalie33

    24 novembre 2005 à 13:37

    Pourquoi ne pas parler des amendements qui ont été acceptés?
    Bien sûr il reste des combats à mener, mais regardons ce qui a été gagné par les mandataires NPS.

    Social :
    Ordre public salarial et notamment l’engagement d’un mouvement de hausse des salaires, par la négociation sociale et en cas de carence ou d’échec, par les instruments législatifs et réglementaires; retour sur la remise en cause de la RTT et notamment révision du contingent
    d’heures supplémentaires et meilleures rémunération de celles ci; intervention de la puissance publique pour suspendre les licenciements boursiers quand ils sont avérés; abrogation des lois de la droite.

    Mondialisation :
    Remise en cause du traité OMC

    Europe :
    Tarif extérieur commun; exigence de traité social; remise en cause du pacte de stabilité et de croissance et de l’indépendance de la BCE, perspective budgétaire fédérale (emprunt, impôt européen); plan d’investissement pour les nouveaux états membres pour harmonisation
    et éviter dumping fiscal et social; SMIC européen; rejet des directives anti-social (temps de travail, services); défense européenne autonome de l’OTAN; rappel de la volonté de construire l’Europe fédérale; respect du vote du 29 mai par engagement de non
    ratification du TCE par un éventuel président socialiste.

    Institutions :
    Passage à une République nouvelle – parlementaire (dans laquelle sont évoqués la question du Sénat, du conseil constitutionnel, du mandat unique, de l’équilibre des pouvoirs Parlement-Président-Gouvernement).

    Ce texte est loin d’être la copie de la motion NPS, mais la synthèse permet d’inscrire dans l’orientation du parti tout entier, des éléments que nous jugeons prioritaires et utiles à notre camp et notre base sociale.

  18. Nico

    24 novembre 2005 à 14:15

    Il y a des moments où ce qui nous unit doit être plus fort que ce qui nous divise. Pouvions-nous prendre la responsabilité de refuser une synthèse quand presque 90% des amendements que nous avons déposés ont été acceptés et intégrés au texte de la synthèse ?
    Alors effectivement, la 6ème République n’y est pas. Il est fait mention d’un passage à une République nouvelle avec les questions de la place du Senat et du Conseil Constitutionnel, du mandat unique…
    Est-ce parce que le numéro de la République n’est pas dans la synthèse que nous devons occulter les 90% d’amendements acceptés ?
    La déclaration de Fouras disait que nous devions être le pivot politique, idéologique et arithmétique. Nous avons posé nos exigences pour participer à la synthèse. Nous aurions peut être pu obtenir plus en continuant les négociations mais une majorité a considéré que c’était satisfaisant. Nous avons fondé NPS notamment sur des valeurs de démocratie. Refuser et nier ce vote, c’est remettre en cause cette valeur fondatrice de NPS. Qui parle alors de trahison ?
    NPS n’appartient pas plus à Arnaud, qu’à Vincent ou à Nouvelle Gauche. Arnaud avait apporté la 6ème République à NPS, NG avait apporter la méthode et la démarche en plus du reste du fond politique de NPS. J’étais content de voir qu’Arnaud avait intégré cette démarche lorsque, 2 ans après la création de NPS, il commençait à dire « Notre candidat, c’est le projet ». Je suis déçu de voir qu’Arnaud aujourd’hui nie les termes de la synthèse.
    Pour autant, je considère cette synthèse comme un contrat de majorité. Dès lors, NPS doit continuer à vivre pour porter les combats qui n’ont pas encore abouti en interne et pour continuer la réflexion, qui a été productive depuis les débuts de l’aventure NPS.
    Gérard Filoche s’était affranchi de la démocratie interne de NPS pendant la campagne référendaire. Il a alors quitté NPS, pour y revenir pour ce Congrès. Arnaud devra alors choisir entre continuer avec NPS ou quitter NPS.

  19. Quentin

    24 novembre 2005 à 15:27

    Excuse-moi Nico, mais il est faux de sous-entendre qu’Arnaud s’est affranchi de la démocratie interne de NPS ; à ce que je sache, il n’a pas voté contre la synthèse, est-ce que je me trompe ?
    Je suis le premier à défendre un certain esprit de groupe, mais avant cela il y a la conscience, avant cela, il y a rester soi-même.
    Ensuite, quant à savoir si c’est Arnaud Montebourg qui a trahi NPS, ou bien plutot, si ce sont les dépositaires du mandat NPS à la commission de résolution qui ont trahi les délégués et les militants ; le doute, pour moi, est largement permis !
    Si l’on va au bout de ton raisonnement, alors c’est la voie royale pour nous accuser nous-mêmes d’avoir, après le referendum interne du 1er décembre, trahi le vote des militants, puisque nous aussi à cette époque, nous étions abstenus !

    Je crois qu’aujourd’hui, nombreux sont les militants NPS qui se sentent floués, et je les comprends.

    Je n’ai pas d’ennemi au Parti Socialiste, dans aucune des motions avec lesquelles nous avons fait la synthèse. Mais pourquoi vouloir montrer que tout le monde est d’accord sur tout, alors même que personne, que ce soit au NPS, au PS, ou en France, n’est dupe sur ce qui vient de se passer ! Nous sommes tous socialistes, mais refouler nos divergences, c’est croire que notre électorat est bien aisé à berner. Et cet électorat, ça n’est pas un rassemblement béat qu’il attend, du moins je le crois, c’est un changement profond ! Changer la politique et changer de politique, est-ce que nous avons oublié cela, le 19 au soir ?

    Certains diront qu’il y a des avancées en nombre dans ce texte de synthèse. Peut-être, oui. Pas sur tous les sujets, assurément. Mais le NPS a-t-il, le week-end dernier, déménagé au pays des bisounours ? Croit-on vraiment que ça y est, François Hollande et Dominique Strauss-kahn, qui resteront les maîtres de la maison quoi qu’il advienne, sont devenus de fervents camarades partisans de la réhabilitation de la puissance publique et d’un traité social pour l’Europe ?

    Alors je ne veux pas une expansion du NPS aux dépens d’une expansion du Parti, évidemment. Je crois simplement qu’il n’existe pas une voie unique pour faire gagner le PS en 2007, et je vais même plus loin en disant que la synthèse était assurément une des plus mauvaises, tant elle nous discrédite aux yeux de l’opinion. Je m’étonne d’ailleurs qu’aujourd’hui beaucoup de mes camarades du NPS me disent aujourd’hui « mais enfin, pense à l’unité, au rassemblement, à la responsabilité, tous ensemble pour 2007 ! » pile-poil les arguments développés naguère par François Hollande et ses amis, contre nous. Eh bien personnellement, je ne pense pas que la « responsabilité » justemenbt, était pour nous de plonger dans cette synthèse.

    Mais puisqu’apparemment, l’heure est à la réjouissance, eh bien faisons la fête, bénissons ce nouveau parti, désormais bien à gauche !

    Comme l’a déclaré Arnaud Montebourg au sortir de la commission des résolutions, « j’ai du mal à y croire… ».

  20. Jean-PaulMacaire

    24 novembre 2005 à 15:48

    Déçu par l’attitude de certains membres de la direction de notre courant NPS je me sens quelque peu trahi et amère de voir aboutir une synthèse, qui s’il elle s’avérait nécessaire vis à vis de l’opinion publique. Notre projet a été par trop lissé .

    Notre candidat c’est notre projet clamait-on à l’unisson il s’avère que pour certain d’entre nous et non des moindres ce n’était qu’une façade une rampe de lancement à la trahison.
    Notre identité était d’être différents des autres, porteur d’un projet construit et nouveau qu’en est-il aujourd’hui ?

    Nous avons besoin pour certains de retrouver des repères et avant que bon nombre de nos militants quittent notre courant il est je pense impératif que l’on se réunisse au sein d’une assemblée générale du NPS au niveau national, afin de connaître si réellement la base militante de notre courant est en phase avec certains de ses dirigeants.

    Il n’est pas question d’aller au clash destructeur mais nous devons reconstruire notre courant et refaire de celui-ci, ce qui lui donnait cet élan son originalité et sa force.

    Amitié socialiste et sincère

    Jean-Paul Macaire (section de Joigny Yonne)

  21. Nico

    24 novembre 2005 à 17:48

    Je pense bon de rappeler la conclusion d’un texte NG qui date du début de l’aventure NPS :
    « Nous nous engageons en partisans de la clarification sans diabolisation et dans le respect des identités de chacun. Nouvelle Gauche, s’engage pour l’avenir, celui de la société que nous voulons, celui de la gauche avant celui de nos chefs les plus en vue. »
    Dès lors que les motions 1 et 5 pouvaient se mettre d’accord sur près des 2/3 de leur contenu, dès lors que les motions 2 et 5 pouvaient se mettre d’accord sur plus des 3/4 de leur contenu, et ce avant la synthèse, dès lors enfin que 90% des exigences déposées par nos représentants au Mans ont été acceptés et intégrés au contrat de majorité que constitue la synthèse, nous devons effectivement se poser la question de notre attitude.
    Nous aurions pu laisser Hollande et compagnie gérer le parti avec ses 54% et préserver à tout prix une identité NPS. Pour quel résultat ? Celui d’aller droit au mur en 2007 et passer de 25 à 28% au prochain Congrès ?
    Parce que face à la seule urgence pour contrer la véritable insécurité sociale organisée par la droite, c’est l’alternative. Parce que le monde est trop dur pour le laisser à la droite, nous devons construire cette alternative à gauche.
    Dans cette optique, tous ceux que nous représentons et tous ceux qui souffrent de la politique de la droite ne peuvent faire l’impasse sur 2007. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur 2007. Je ne dis pas qu’avec cette synthèse, c’est gagné. On en est encore loin. Cependant, nous ne nous sommes pas engagés à NPS pour soutenir Arnaud. Nous nous sommes engagés à NPS pour porter au PS un renouveau et un projet ambitieux. Nous n’avons pas été complètement entendu, c’est pour cela que NPS doit continuer. Nous avons été écoutés sur les points que nous présentions comme des exigences, c’est pour cela que nous avons signé cette synthèse.

  22. egdltp

    25 novembre 2005 à 10:03

    Merci Nico pour cette explication. Mais elle butte pour moi sur un fait : pourquoi ne pas signer la synthèse c’est combattre la majorité du parti ? Vaut il mieux vis à vis des militants de base et des citoyens annoncer une fausse conivence ou un franc désaccord accompagné d’action commune pour avancer vers le plus possible vers le but commun, chacun sur sa route mais sans empecher l’autre d’avancer. J’ai vu plusieurs fois une citation de Jaures sur comment gerer cette alternative. Le choix fait ne me semble pas celui qu’il précaunisait.
    Mais je comprends le désir de synthèse, motivé par l’expérience du comportement desastreux des politiques depuis au moins 30 ans…
    Souhaitons une issue selon nos voeux à tous en 2007, mais reconnaissons que beaucoup peuvent l’avoir amère. Esperons que cela ne les poussent pas à un choix comme le 21 avril.

  23. John Doe

    25 novembre 2005 à 17:27

    Désolé Nico, mais j’ai un peu de mal à suivre quand tu affirmes : « Nous avons été écoutés sur les points que nous présentions comme des exigences, c’est pour cela que nous avons signé cette synthèse. »
    En 2003, à Dijon, la VIeme République était une exigence incontournable. Dans le contrat de majorité de Fouras, elle l’était encore. Je viens de parcourir le texte de synthèse (au passage, 175 lignes pour 45 pages d’orientation, je ne suis pas convaincu que cela suffise à modifier suffisamment la substance de la motion 1). Certaines exigences sont passées. D’autres ne le sont pas. En tant que militant, en tant que délégué fédéral de feu ma motion, je ne m’y retrouve pas suffisamment.
    Comment peut-on croire que FH va faire ce qu’il n’a pas fait depuis 8 ans, c’est à dire rénover le Parti ?? Moi, je ne le crois pas (et vu les comportements observés hier au vote, je doute beaucoup que, et quelquesoit la sincérité des camarades qui rentre dans la synthèse, ils obtiennent des amélioration autres que cosmétiques).
    Je vais te dire, je ne suis pas rentré au PS pour servir de marche pied à Arnaud Montebourg. Mais, il me semble que la VIeme République était un point fondateur de NPS, un point identitaire comme on dit si souvent à NG.
    Je trouve que céder à l’argument de l’unité alors que nous avons tout fait pour le réfuter (je disais en AG que diversité ne voulais pas ire dispersion, et que le rassemblement ne se faisait pas sur les braises fumantes de notre recul critique, je pense que l’unité pouvait se garantir sans une synthèse qui semble artificielles à beaucoup hors du Parti). Alors, j’attends. En me disant que voter un mandat aussi foireux à nos délégué nationaux était au mieux naïf, au pire d’une crétinerie sans nom.

  24. Ludo

    25 novembre 2005 à 17:55

    Pour ma part, je soutiens la synthèse en conscience et je n’ai pas vraiment l’impression d’être passé du côté bisounours de la Force…

    Il nous reste 18 mois avant les élections et il fallait envoyer un message fort à nos concitoyens qui ne comprennent pas toujours les enjeux des débats qui nous animent. Face à l’urgence sociale actuelle, il était de la responsabilité du NPS d’être acteur et non pas simplement spectacteur du combat politique qui vient.

    Ceci étant dit, je commence à être sérieusement gonflé des leçons de démocratie que pensent pouvoir donner certains.

    Pour ma part, j’ai assisté lors de la réunion de samedi à une tentative grossière de manipulation de nos instances démocratiques. J’ai vu des camarades du NPS mandatés par leur fédération se faire siffler par d’autres camarades? J’ai vu dans la salle des gens qui n’étaient pas là la veille et qui n’étaient plus là le lendemain. Est-ce bien là le fonctionnement démocratique auquel nous aspirions lorsque NPS a été créé? même Arnaud était gêné tellement c’était outrancier.

    Après l’issu de cette AG lunaire, un mandat a été donné par un vote à nos représentants. A l’issu de la commission des résolutions, ces mêmes représentants ont voté entre eux pour déterminer si le mandat était respecté. Avez vous connaissance d’autres motions qui ont eu cette exigence?

    Alors on peut dire qu’une personne, que quatre personnes ou même un groupe aurait raison contre tous les autres membres du NPS mais je ne crois pas que cela soit conforme aux principes mêmes de la 6ème République pour laquelle nous nous battons. Et je crois qu’il est très dangereux de remettre en cause le vote, base de tout fonctionnement démocratique. Vous n’êtes pas d’accord, vous en avez le droit mais n’oubliez pas les principes auxquels nous sommes attachés.

    J’aimerai d’ailleurs ajouter une dernière chose sur l’exigence démocratique que nous anime tous:

    Sur ce blog, vous avez pu, vous pouvez et vous pourrez vous exprimer, donner votre opinion même si ce n’est pas celle de Benoît (pour ceux qui n’ont pas fait gaffe, il a répondu dans « Disgression »). C’est la grande différence avec le blog de Thierry Mandon qui lui efface systématiquement les avis qui ne lui conviennent pas. Je vous laisse réflêchir là-dessus.

  25. Johna Doe

    25 novembre 2005 à 18:50

    Juste une chose Ludo,
    « ces mêmes représentants ont voté entre eux pour déterminer si le mandat était respecté. Avez vous connaissance d’autres motions qui ont eu cette exigence »
    Je suis persuadé que ce n’était pas à ces même représentant de juger leur propre mandat, mais à l’AG des délégués.

  26. stephane

    25 novembre 2005 à 22:53

    je trouve tout ça incroyable !
    pas une explication du choix de Hamon ! c’est fou !
    à quoi cela sert de se cacher sous la table ? Votre papa ne vous a jamais dit que vous finirez par être vu ?

    En plus, moi , je le dis , je ne suis pas absolument contre le vote de la synthèse … Encore faut-il l’expliquer à ses partenaires ! non ? et ne pas le faire par une personne interposée certainemant charmante mais un peu juste au niveau des arguements.

    Est-ce que oui ou non, on s’y retrouve au niveau de l’esprit de la motion 5 ?

    Non vous préferez vous cacher et parler de notre bon vieux Bolkestein … c’est facile … car c’est tellement pratique d’ »oublier » sa vértitable histoire à cette directive.

    Non … on préfère taper sur la droite … pourquoi pas … mais sous la table ça fait pas mal du tout … vous savez …

  27. DC

    25 novembre 2005 à 23:23

    J’irais même plus loin :

    1 – le mandat que nous avons donné n’a pas été respecté, il s’agissait d’un mandat comprenant toutes nos exigences, dont la rénovation et la 6eme, qui seulement à cette condition pouvait amener la synthèse. Pas d’un petit bout dans chacun des 4 points.

    2 – le NPS s’est tranformé le temps du congrès en vieux PS:
    * Entre la réunion de direction nationale NPS élargie mardi, les interventions du vendredi et du samedi, je ne compte même plus le nombre de délégués ayant dit clairement « je suis mandaté pour dire non à la synthèse », parfois ajoutant en rigolant quelque chose du style : » sauf si tout notre texte de motion était repris ». Réponse de Vincent en DN, reprise par Henri au Mans, quand l’opposition commençait à s’accumuler un peu trop : « mais vous n’avez pas à être mandaté pour ça, vous déciderez seulement si nous allons en commission des conflits ou non » suivi de « mais nous ne pouvons pas aller au congrès en disant que nous ne voulons pas la synthèse », puis lors du congrès « mais nous ne pouvons pas ne pas aller discuter en commission ». Militants, délégués, même combat : vos gueules…
    * Un délégué propose que l’AG des délégués reste réunie durant la commission des conflits afin d’être tenus au courant des évolutions et éventuellement que nous puissions voter si les avancées étaient suffisantes ou pas pour la synthèse. Réponse cinglante d’Henri : ‘Mais bien sûr que non, je n’ai jamais vu ça à un congrès’. Le débat est clos. Merci la rénovation !
    * Lors de l’AG du samedi soir, la synthèse était visiblement tellement assurée dans la tête de certains de nos ex-dirigeants qu’ils en ont oublié deux point qui étaient pourtant importants : si la synthèse ne se faisait pas, nous étions censés discuter et voter sur l’opportunité de présenter un candidat en 1er national, et voter sur qui se serait présenté… eh bien non, rien de ça. Je suppose que là encore, on nous aurait dit que les délégués n’étaient pas mandatés pour ça ?

    … et je pourrais continuer les anecdotes comme ça un bon moment (sur l’AG du dimanche par exemple).

    Non vraiment, je suis plus qu’amer de ce congrès. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, je n’ai pas reconnu le NPS. Sauf bien sûr Arnaud qui a sauvé l’honneur du courant, et la mise des très nombreux délégués qui n’ont ni pu, ni voulu, défendre cette « synthèse discount » en rentrant dans leur fédé.

    Mais comme je suis sur le blog de Benoit, je vais m’adresser un peu à lui : toi qui es d’habitude si réactif sur ton blog, et je t’en félicite car j’aime beaucoup le parcourir régulièrement, outre le fait que ton silence sur le congrès en dise long, peut-être serait-il intéressant, maintenant, de mettre une explication sur ton abstention en vote interne ?

    Et afin d’offrir le minimum de transparence, peut-être pourrais-tu suggérer à tes accolytes qu’au lieu d’envoyer des compte-rendu anonymes sur les listes du nps, il serait utile que nous ayons aussi ces fameuses 11 pages d’amendements NPS que vous avez emmené en commission des conflits, et pas uniquement les 145 lignes restantes, non ?

  28. olivier

    26 novembre 2005 à 00:05

    Ce qui est surtout incroyable, c’est d’abord que Benoit a déjà répondu ici et que beaucoup, visiblement, ont du temps disponible pour venir l’agresser ici. Allez sur le terrain, camarades, tractez, collez, essayez de convaincre…vous verrez que s’etre rassemblés sur une synthèse à gauche n’est pas si mal, et ce d’autant plus qu’une synthèse n’a jamais interdit de mener un combat… à moins de préférer le perdre d’avance pour etre surs de rester purs, voire puritains, de refuser des compromis qui seraient évidemment des compromissions.
    Je suis né, j’ai grandi et je vis dans un milieu ouvrier. Franchement, la 6e les interesse moins que leur pouvoir d’achat et de notre capacité à propose un aute chemin en 2007. Alors j’explique que la 6e permettrait de mieux regler les problemes, de mener de meilleures politiques. Mais, d’une part la question sociale doit primer, d’autre part je prefererais que vous meniez vos combats contre d’autres que vos camarades

  29. monique durand

    26 novembre 2005 à 02:20

    1.Qui va pouvoir me dire par qui et comment ont été désignés les camarades qui représentaient la motion 5 lors de la commission des résolutions ? !en tout cas, une certitude, pas par l’AG de motion ….
    Peut-on savoir qui , lors du vote interne de la motion 5 à la commission des résolutions, a voté pour (14), contre (5) et n’a pas pris par au vote (5). Depuis dimanche, bonjour la transparence sur ce point……! Pouvez-vous assumer vos votes camarades ? Merci.
    2. Je confirme pour avoir été présente dans toutes les AG de la motion 5, que le mandat était global et très cadré, qu’il portait bien sur quatre points incontournables et entiers, pas sur quelques pièces destinées à compléter le puzzle  »motion 1 ».
    NPS portait un projet complet, cohérent qui avait une logique politique globale. Est-ce que cela aurait échappé à certains par hasard ? Les mêmes qui demain vont partager les postes de la direction avec JM Bockel, DSK et quelques autres. Bien joué, camarades ! 3.On était beaucoup à attendre de vous un peu plus d’amour propre, de volonté ( le courage, j’oublie, ça ne fait manifesteemnt pas partie du vocabulaire de beuacoup ).
    Quand un camarade dit qu’on ne nous a même pas demandé en AG si NPS voulait présenter un candidat face à Hollande, c’est exact et c’est aussi la preuve, désolée d’être aussi cruelle, que les dés étaient pipés et que la synthèse serait faîte, coûte que coûte….Et si la dernière réunion a été aussi houleuse, c’est bien parce que les délégués (dont beaucoup n’ont pas pû s’exprimer d’ailleurs : grand numéro d’Emmanuelli, à l’ancienne, d’ailleurs qui a tenu le micro les 15 dernières mn), les délégués donc ont senti (pressenti) qu’on allait la faire la synthèse, à minima  » de chez minima et fils », en bradant les fondamentaux . On en est, pour certains, sortis, les larmes aux yeux de cette AG avec le sentiment d’avoir été manipulés oui, et depuis plusieurs mois, par ceux qui nous promettaient qu’NPS avait une vocation majoritaire (nous on avait compris , pauvres idiots, gagnants et pas à plat ventre).
    Elle était où notre différence samedi soir, notre façon de faire de la politique autrement ? Et maintenant, ca va être cool d’entendre le porte -parole officiel de la 1 (forcément) s’exprimer en notre nom…Chouette alors ! C’était bien la peine de la critiquer la motion 1 pour l’avaliser ensuite dans les grandes largeurs en mendiant des miettes.

    4.Quant à l’image du PS aujourd’hui, vu ce qui se prépare, l’année qui vient pourrait être comment dire…amusante. Sauf qu’à être entrés dans cette majorité de ….(camarades, bien sûr!), je ne vois pas comment désormais pouvoir critiquer et la ligne et les pratiques de la direction ?? Donc, NPS (enfin, si tenté qu’ à cette heure NPS ait encore un sens )va forcément en pâtir et tout ce que nous avons porté depuis 3 ans de modernité, de renouveau, de valeurs ( tout simplement)pschitt, parti en fumée.
    J’en suis malade.
    Tiens, aujourd’hui, un revenant, B. Kouchner qui monte au créneau, à son tour, dans la presse.
    Vous avez dit…je cherche le mot…..unité, c’est bien ça !
    On croît rêver.

    Monique

  30. Boulgakof

    26 novembre 2005 à 04:26

    Pour moi Montebourg et les autres avaient tout à fait le droit de ne pas signer la synthèse s’il ne le voulaient pas. Ce qui me dégoute, par contre, c’est qu’il en fasse de la publicité personelle. C’est du pain bénit pour la presse de droite, toute heureuse de pouvoir montrer aux français que le PS ne pense qu’à lui-même.
    La pureté des idées est facile et donne rapidement bonne conscience. Mais la pureté de l’action, c’est plus compliqué, parce que le monde n’est généralement pas comme on l’imagine. Alors à tous ceux au NPS qui ne sont pas contents, je vous dit: tâchez d’agir pour changer le monde en cessant de vous admirer.

    PS: Benoit, je ne suis pas sûr que tous les intervenants soient du NPS, voire du PS (comme moi d’ailleurs)

  31. "Un NPS uni pour un PS conquérant"

    26 novembre 2005 à 11:37

    Que personne ne se réjouisse, Arnaud et ses partisans quittent le NPS. Et croyez-moi, beaucoup sont sur sa ligne politique.
    De Fouras au Mans, le laps de temps fut court mais marqué.

    Au fait, bon Conseil National.

  32. St Justine

    26 novembre 2005 à 13:54

    Je suis heureux de voir que la machine à broyer majoritaire fonctionne toujours aussi bien; ça a un côté rassurant, de voir que les choses ne bougent pas au PS…quand on n’est pas dans la situation d’un français d’en bas

    Et puis, c’est vrai quoi, Montebourg devrait se taire maintenant, car non seulement il donne du travail à la presse de droite, mais il risquerait de gêner ses camarades du NPS qui vont avoir du travail…au sein de la majorité

    Vive l’Unité, vive la Démocratie, vive la Liberté d’expression aux (N)PS et victoire aux éléphants

  33. Helder

    26 novembre 2005 à 14:00

    A lire !

    http://permanent.nouvelobs.com/politique/20051126.OBS6664.html

    Bravo & bon courage ;-)

  34. stephane

    26 novembre 2005 à 19:28

    pour tous ceux qui trouvent que l’attitude de Peillon /moscovici, Hamon et Assouline est marquée par l’opportunisme et la résiliation aux principes fondateurs de l’engagement politique, je les invite à rejoindre Arnaud et les incorruptibles.
    restez sur le net …. car il va il y avoir des suprises …

    bye à tous

  35. marc farouge

    26 novembre 2005 à 19:58

    Je ne vois pas en quoi il y aurait des surprises.Depuis l’AG de samedi dernier au Mans, par un volonté de sectarisation des militants de la part des colonels d’Arnaud, nous avions compris que le départ était programmé. Cette histoire de synthèse n’est que le pretexte pour Arnaud pour partir dans la mesure où dans son conflit avec Vincent depuis 6 mois il n’est pas arrivé à remporter le morceau dans le NPS. Non pas que Vincent soit meilleur qu’Arnaud, mais les militants du NPS ne suivent pas les logiques personnelles.

    Cette manipulation qui prend en otage les camarades du NPS au profit d’un seul est loin des leçons de démocratie et de la remise en cause de la personalisation de la Vème. Arnaud est décevant, il vient de se peter sona avenir et entraîne des camarades dans le mur. C’est dommage, mais l’avenir appartient au combat collectif pour sortir de la situation de casse sociale menée par la droite. Il n’y a pas de victoire sur des cendres.

  36. Emmanuel

    26 novembre 2005 à 20:28

    Très chers camarades qui quittez le NPS pour d’autres horizons avec Arnaud, je voudrais juste vous adresser une requête : n’allez pas trop loin dans l’invective aux camarades qui décident de rester au NPS (comme moi). Nous nous retrouverons bientôt, et plus rapidement que vous ne le pensez, j’en suis sûr.

  37. Sly

    26 novembre 2005 à 20:59

    Pour info, j’étais délégué et la liste des membres de la commission des résolutions a été lu, me semble-t-il par Arnaud et les délégés ont votés !! les délégués, vous savez c’est ceux qui avaient le droit de représenter des militants, c’est la différence avec les invités et cela s’appelle la démocratie.
    j’invite les camarades également à aller dans un syndicat du type UNSA, CGT et vous saurez que les revendications sont toujours maximun et que si on en obtient une partie, on dit oui. Autrement, effectivement, on n’est plus réformiste et on veut avoir raison contre tous les autres.

  38. eric

    26 novembre 2005 à 21:45

    Le NPS c’est fini, blessé à mort par qui on sait! vidé de son sens suite aux libertés prises avec la démocratie interne et au noyautage de la direction. Plus personne ne prend la direction NPS actuelle au sérieux empétrée qu’elle est dans ses contradictions.
    Il faut maintenant passer à l’étape suivante envoyez massivement vos démissions du NPS, et rejoignez nous !très vite des infos sur le net. Faites vous connaitre auprès de nos correspondants dans vos sections et fédés!
    Vous êtes déjà très nombreux!

  39. jeje 33

    27 novembre 2005 à 10:44

    Eric,
    je crois que tu fais fauuse route.
    A mon sens la démocratie interne a été respecté et ce n’est par le départ de celui là ou celle ci qui va forcément cassé la dynamique.
    Si certains ne se reconnaisse plus dans la voie choisie par la majorité( régle pourtant clair de la démocratie, tant pis pour eux mais le Nps continue encore et pour longtemps.

  40. Pierre_91

    27 novembre 2005 à 12:27

    Bonjour,

    Je suis sympathisant du PS dans l’Essonne et sensible à vos thèses depuis plusieurs années…Mais Pas militant car je vis dans une commune au nord d’Evry qui est dirigé par un de vos responsables nationaux. Cette personne qui parle de rénovation a une pratique différente de son discours…Dommage.

    Pour revenir sur vos débats, je crois qu’il n’y avait pas d’autres choix que la synthèse si vous vouliez laisser une chance à la gauche de gagner les élections Présidentielles, législatives, municipales et cantonales de 2007-2008. Seul une gauche unie, nous permettra de battre la droite.

    Au fait je viens de lire dans le Parisien que NPS de l’Essonne avait soutenu une certaine Marianne Louis. Pourquoi ?

  41. romain de l'hérault

    27 novembre 2005 à 12:33

    Il faut être réaliste camarades NPS ne pouvait pas ne pas faire synthèse comte tenu de tous les amendement ratifiés, tout n’y est pas c’est vrai mais rappelons une règle élémentaire à toute organisation et valable de tout temps: le rapport de force. Comte tenu de notre score nous avons bien tiré la ligne globale à gauche, et une synthèse nous permet d’influer sur de nombreux camarades pas encore convaincu, car bloquer dans une opposition de principe, je n’ai pas d’énemie dans la synthèse(tant que cette dernière durera)je n’ai que des camarades à convaicre nottament de la nécéssité d’une sixième republique.

  42. St Justine

    27 novembre 2005 à 13:38

    Je suis désolé Romain, mais lorsque les camarades délégués sont partis pour la Mans, mandat leur était donné, et c’était la consigne nationale, de défendre un certain nombre de points considérés comme incontournables par NPS.

    La synthèse ne pouvait intervenir qu’une fois tous les points, en leur intégralité, acceptés par Hollande et sa sauce. Or, le compte n’y est pas: 35 sur 40 signifie que tout n’a pas été accepté; la synthèse ne pouvait donc se faire.

    Le niveau d’exigence a donc été rabaissé sans consultation des militants…CQFD

  43. olivier

    27 novembre 2005 à 14:41

    Au milieu de tous ces commentaires plus acides et désargeables les uns que les autres, je vais en faire un de positif (désolé pour les grognons).
    Oui, le NPS existe et il est utile au PS comme nous le voulons (voulions???) tous.
    Oui, les avancées de la synthèses sont bonnes à prendre. Imaginez un instant que c’est benoit qui deveint SN aux affaires européennes, un noniste à la barre de l’Europe pour le PS , qui l’aurait cru??? C’est un signe positif pour l’électorat, pour la gauche.

  44. olivier

    27 novembre 2005 à 14:41

    Au milieu de tous ces commentaires plus acides et désargeables les uns que les autres, je vais en faire un de positif (désolé pour les grognons).
    Oui, le NPS existe et il est utile au PS comme nous le voulons (voulions???) tous.
    Oui, les avancées de la synthèses sont bonnes à prendre. Imaginez un instant que c’est benoit qui deveint SN aux affaires européennes, un noniste à la barre de l’Europe pour le PS , qui l’aurait cru??? C’est un signe positif pour l’électorat, pour la gauche.

  45. eric

    27 novembre 2005 à 15:42

    réalisme, sens des responsabilités , bla bla bla… On arrive toujours à se justifier de ses actes. Le NPS est mort. Il faut accepter cela. Ceux qui y ont contribué peuvent maintenant verser des larmes de crocodile. C’est trop tard! Petite précision : nous n’étions pas contre la synthèse , mais pour une synthèse exigeante, et pas des accords de couloir. Benoit martiallement nous annonçait que 95 % des militants NPS le suivaient (preuve qu’il est de moins au contact des dés dits militants), hier il parlait de 80 %. Dans quelques jours il constatera que c’est 50 % des fédés et la majorité des militants qui sont partis. Il doit affronter la triste réalité, le résultat de sa désertion en ligne.

  46. Marie (ex nps75)

    27 novembre 2005 à 16:24

    Quelques copiers-collés pour comprendre le décalage entre les ce qu’écrivait le NPS, et aujourd’hui fondu dans la synthèse:

    Rappel des statuts du NPS :
    L’association se donne pour charte fondatrice le texte de la motion C présentée au congrès de Dijon du Parti socialiste, en mai 2003.

    Dans cette motion, il y a entre autres LA 6ieme REPUBLIQUE.

    -

    Motion 1 présentée par François Hollande (synthèse définitive)

    SOCIALISTES
    POUR REUSSIR A GAUCHE

    Volonté — Vérité — Unité

    I – UNE NOUVELLE DONNE DEMOCRATIQUE

    La crise démocratique profonde dans notre pays (abstention massive, montée des extrêmes, affaiblissement de la représentativité des partis de gouvernement) s’est traduite par une distance de plus en plus grande à l’égard des politiques et même de défiance à l’égard de la politique.

    Les socialistes proposent de promouvoir une République Nouvelle qui met le Parlement au cœur de la vie politique et qui rééquilibre les pouvoirs entre le Président de la République et le Premier Ministre et qui donne aux citoyens de nouveaux moyens de peser sur les choix.

    A – Démocratie politique : une nouvelle République

    Les institutions de la Vème République et la pratique qui en est faite par l’actuel Chef de l’Etat ont conduit à une véritable crise de régime : confusion dans l’exécutif, irresponsabilité des gouvernants, affaiblissement du Parlement, représentation déformée de la réalité politique et dessaisissement du citoyen.

    Plusieurs principes sont susceptibles de participer à l’indispensable évolution de nos institutions :

    - La pleine souveraineté législative et le contrôle du Parlement qui retrouverait la maîtrise de son ordre du jour (article 48). Pour mettre fin à la tutelle de l’Exécutif sur l’Assemblée nationale, les contraintes du parlementarisme rationalisé doivent être levées, en restreignant notamment le champ d’application des articles 38 (ordonnances), 44 (vote bloqué) et 49-3 de la Constitution. La procédure législative doit être rénovée, allégée et recentrée sur les commissions, dont le nombre doit être accru ;
    - Le mandat parlementaire unique verra le jour dès que nous aurons mis en œuvre le statut de l’élu ;
    - Un véritable statut de l’opposition ;
    - Le respect de la parité.
    - La réforme du Conseil Constitutionnel

    Donc, pas de 6e république. Quant aux changements de taille que nous annoncent nos camarades Peillon-Hamon et Montebourg, il sont uniquement « susceptibles » de participer… Bravo pour l’avancée chers camarades!

    -

    Eric a raison. Le NPS vous pouvez pleurer dessus, vous l’avez tué, ne fuyez pas vos responsabilités.

  47. Boulgakof

    27 novembre 2005 à 17:27

    Pour Olivier: et bien moi j’y ai cru, Benoît à l’Europe. Je l’ai même écrit sur ce blog. Ya pas à dire, je suis vraiment très fort, et visionnaire, et intelligent, et…. pas NPS, parce que je ne suis pas d’accord avec vous sur plein de points. Alors peut-être que le NPS que vous connaissiez est mort, mais les idées persistent et, mieux encore, elles seront en partie réalisées.
    Votre candidat n’est-il pas le projet?

  48. Nico

    27 novembre 2005 à 21:50

    Dire que NPS est mort à l’issue du CN est considérer que NPS était là pour porter Arnaud et non pas pour porter à la fois un certain renouveau et un projet ambitieux. Je suis désolé, mais nous disons depuis le début que pour nous, le candidat c’est le projet. Arnaud commençait à l’intégrer, certains militants NPS proches d’Arnaud beaucoup visiblement d’après les posts sur ce blog et les différentes réactions que j’ai pu observer en fédé.
    Faire un blocage sur la 6ème République est un faux débat. La motion de synthèse parle de République nouvelle en la déclinant avec les éléments contenus dans…. la motion 5, la nôtre.
    Ne nous trompons pas d’analyse sur les perdants de ce Congrès. Nous sortons de ce Congrès sans majorité arithmétique mais en étant majoritaire sur le fond, sur les questions politiques. Le grand perdant de ce Congrès s’appelle DSK dans la mesure où il était majoritaire dans la motion 1, il ne voulait pas de synthèse, il aurait en toute logique devenir numéro 2 du PS or il s’est fait imposé cette synthèse par Hollande, il est SN de 2nde voire 3ème zone. Le fond politique de la synthèse, c’est bel et bien NPS qui l’a construit. Nous avons imposé notre ligne sur la question européenne, sur la question sociale et sur la rénovation du parti notamment lors de la réalisation de cette synthèse. Le numéro 2 est issu des signataires de la motion 5.
    La question aujourd’hui ne doit pas être si oui ou non il fallait faire cette synthèse. Elle est faite. 80% de nos délégués l’ont acceptés et ils sont en mesure de l’expliquer dans les fédés. La question est : et maintenant ?
    Et bien, maintenant il est temps de se pencher sur le projet. NPS a su imposer 90% de ses exigences sur la synthèse, nous avons des représentants pour la rédaction du projet, pour la rénovation du parti et pour les relations avec nos partenaires, nous avons beaucoup avancé sur le fond depuis le début de l’aventure NPS. Nous saurons donc faire avancer le parti sur le projet qui sera présenté par le candidat socialiste à la Présidentielle et par nos candidats dans toutes les circonscriptions dans la foulée.
    Il faut donc que nous soyions en capacité de faire que nos idées soient fassent partie de ce projet. Nous en avons les moyens, ce qui n’aurait pas été possible sans synthèse.
    Il faut également que nous soyions en capacité de faire que le candidat que NPS choisira sera celui qui portera ce projet. Cette seconde partie est autrement plus délicate. Nous le savons tous. C’est pourquoi je me tourne vers les proches d’Arnaud. N’allez pas trop loin dans vos procès d’intention sur une pseudo-trahison, sur le soit-disant manque de démocratie au sein du courant durant le week-end au Mans, car vous savez très bien que la seule force capable de soutenir éventuellement Arnaud reste NPS. Je ne sais pas ce que décidera NPS au moment des investitures, mais si vous continuez tous comme cela les procès d’intention, ça risque d’être difficile de venir nous voir après pour nous demander de soutenir Arnaud.

  49. stephane

    27 novembre 2005 à 22:30

    Nico,
    vous semblez hors du Monde … ou plutôt , vous le faites exprès … Peillon depuis quelques mois fait la campagne de DSK, vous pouvez feindre de l’ignorer mais parlons sincèrement sans chichi et flafla … ça pouvait durer combien de temps comme ça ?
    Et je peux vous dire, ils ne s’interessent même pas à convaincre les militants (que de temps perdu) mais les prétendus cadres du NPS tout frais …
    Mon représentant NPS de chez moi était en train de me convaincre de m’engager vers DSK !! j’en croyais pas mes yeux …

    Je lui demandais vraiment ce qu’était de mettre en place une potique de l’offre (thèse DSK) … il a été incapable de me répondre et j’ai vu tout de suite que le pauvre petit homme était visiblement abusé . Me certifiant à la fin que Fabius n’allait jamais gagner (sur quoi il doit avoir raison).

    Disons-le Arnaud a eu tort politiquement de s’engager au début avec Fabius mais son avis a évolué … mais de la à s’engager vers DSK , il ne faut pas exagerer.

    L’erreur d’analyse est depuis le début quand vous avez cru que le duel allait se jouer entre Fabius et DSK !

  50. robert

    27 novembre 2005 à 22:31

    allez plutot voir ça:
    http://nonalasynthese.free.fr/

  51. robert

    27 novembre 2005 à 22:31

    allez plutot voir ça:
    http://nonalasynthese.free.fr/

  52. Nico

    27 novembre 2005 à 23:09

    Il est faux de dire que NPS s’est allié avec DSK.Je suis désolé que le représentant NPS de Stephane lui demande de s’engager vers DSK.
    Je souhaite tout de même rappeler un point. DSK avait tout pour être imposer à Hollande de ne pas faire synthèse car il voulait absolument que chacun campe sur ses positions de motions, ce qui lui permettait de laisser en marge NPS et ridiculiser Fabius. Dans ce cas, il devenait n°2 du Parti et le candidat du PS.
    Or, nous sommes loin de ce scénarii. Hollande, sachant certainement qu’un PS divisé aujourd’hui nous emmènerait droit dans le mur en 2007 et ferait perdre l’appareil qu’est le PS à son « camp », a imposé aux signataires de sa motion d’aller faire synthèse. Nous avons mis un certain nombre d’exigences, dont on aurait a priori même pas imaginé pouvoir en faire passer la moitié. Il s’est trouvé que 90% de nos exigences ont été acceptées et intégrées dans la synthèse. Alors, bien sûr, on peut pointer les 5 amendements qui ne sont pas passé, notamment sur le numéro de la République. Mais avoir un minimum d’honnêté est de reconnaître l’ensemble du contenu de la synthèse.
    La question du candidat viendra plus tard, nous en sommes au projet. Cependant, DSK ne semble pas être le candidat à la candidature qui sort grandi de ce Congrès, bien au contraire.

  53. michel moine, maire d'Aubusson

    28 novembre 2005 à 01:11

    Benoit, je te félicite du débat qui s’instaure sur ton blog. Il y manque néanmoins tes réponses aux questions qui te sont posées.

    amicalement

  54. Benoît Hamon

    28 novembre 2005 à 08:20

    Salut Michel, bonjour à tous les autres,

    Il y a des choix qu’il est plus simple et plus utile de commenter à froid.

    J’en profite d’ailleurs pour répondre à St Justine. Je ne crois pas que toutes celles et ceux qui suivront Arnaud dans sa décision regrettable, appartiennent à un fan club.

    Mon coup de gueule visait ceux qui viennent sur ce site qui leur est ouvert, prononcer des sentences de trahison et excommunier à tour de bras. C’est valalable aussi pour ceux qui restent à NPS et semblent oublier un peu vite la place et le rôle primordiaux qu’a occupé Arnaud à la création de notre courant et dans son essor.

    Ensuite je préfère réserver ce blog à mon activité de parlementaire européen, ce qui est sa fonction initiale principale.

    Bonne journée

  55. nissa la bella !

    28 novembre 2005 à 14:48

    En avant !

    je n’ai pas l’intelligence de ces « grands predicateurs de la verité révélée » qui du haut de leurs certitudes politiques nous expliquent comment nous , militants N.P.S nous nous serions fourvoyés dans la compromission tout simplement parcque nous aurions fait un choix different de ce qu’ils attendaient..

    Je respecte le choix d’arnaud meme si je ne partage pas ses positions et pour paraphraser brel je reste persuadé que « si nous ne prenons pas le meme chemin nous avons le meme port »

    La synthese etait je le sais une partie de plaisir pour personne à N.P.S.

    Je n’ai pas de certitudes juste la conviction qu’il nous fallait choisir (choisir c mourrir un peu..lol )
    entre les urgences et les attentes des gens que nous sommes censés defendre et la possibilité de sauver l’integralité de nos positions politiques ds cette synthese.

    Face à la misere, l’injustice quotidienne organisé par par ce gouvernement je me dis que nous n’avons qu’un seul outil pour repondre à la droite c le parti , oh certes il n’est pas aussi aiguisé aussi tranchant que nous le voudrions mais si une alternatives politique credible existait à gauche je pense que nous en serions deja depuis longtemps…

    Alors plus que des critique sans alternatives sans propositions credibles ce qu’ils nous faut maintenant c peser sur les choix peser sur les orientations optimiser nos espaces pour que le projet de 2007 soit au plus prés de ce que nous defendons de ce que nous croyons juste de ce que nous croyons noble en politique !

    En avant benoit !!

  56. pierre

    28 novembre 2005 à 14:59

    signataire de la motion 1, j’ai toujours regardé avec bienveillance les réflexions et les propositions du NPS. Que vous dire aujourd’hui alors que les échanges sur ce blog témoigne de la crise que vous traversez ? Peut être, tout d’abord, que pas mal de camarades de la motion 1 sont plutôt ravi de voir la synthèse s’opérer avec vous. Peut être, aussi, que l’alliance avec Hollande n’est pas plus déshonorante que celle avec Emmanuelli et Fabius (permettez moi de penser que, sur la question des pratiques militantes, nous sommes peut être plus en phase). Enfin, que nous serons plus nombreux à peser dans ce conglomérat dont chacun mesure les difficultés pour faire avancer des thèmes qui nous sont communs. Je pense très honnêtement que l’idéal des camarades qui s’expriment a été malmené dès la fusion avec Emmanuelli et Dolez. Elle portait en elle la bombe à retardement qui a fait imploser le NPS, déchiré entre la stratégie identitaire de l’isolement dans la pureté et le rassemblement dans le compromis. Ne pensez pas néanmoins que la crise du NPS nous réjouit. En tous cas, ce n’est pas mon cas. Bon courage en tous cas.

  57. Pierre Gérard

    28 novembre 2005 à 18:03

    Merci Benoit pour ces paroles d’apaisement bienvenues, et je comprends que tu souhaite faire un distingo.

    Ce que j’ai pu lire ici m’avait également semblé très décalé par rapport à ce que j’avais vécu lors des différentes réunions de notre motion:

    Sur le mandat:
    Il est tout à fait exact que plusieurs camarades se sont exprimés le samedi soir pour dire qu’ils étaient opposés à la synthèse (surtout en début de réunion), et ils ont été très applaudis par une partie de la salle (les 10 premiers rangs de la rangée centrale, je crois que c’est cet aspect très « bloc » qui a pu choquer les autres camarades). Mais d’autres se sont également exprimés en faveur de cette synthèse. Au final, lors du vote, l’unanimité des délégués -moins quatre abstentions- s’est prononcée pour que NPS aille en commission des résolution. Le mandat était donc clair et partagé. Je rappelle que les délégués représentent leur fédération.

    Sur le contenu du mandat:
    Le périmétre du mandat a été énoncé par Arnaud lui-même. Il s’agissait des trois points identitaires dans notre texte: Mondialisation, Europe, Institutions. Suite à une question dans la salle, David Assouline a précisé que les 11 pages d’amendements étaient tout simplement les 11 pages de notre texte consacrées à ces points. Il s’agissait bien d’un périmétre à l’intérieur duquel nos représentants allaient essayer d’obtenir le plus de choses possibles. Personne n’a jamais dit: « si les 11 pages n’y sont pas mot pour mot, on ne signe pas! ». D’ailleurs, comme Arnaud est quelqu’un qui dit toujours ce qu’il pense, il l’aurait dit si il avait un problème. En l’occurence il a voté pour.

    Sur la liste des réprésentants mandatés:
    La liste a été lue à l’assemblée générale des délégués le samedi soir, personne (délégué ou pas) n’a émis d’objection.

    Sur la commission des résolutions:
    Au terme des négociations, les 24 représentants mandatés se sont réunis pour décider de leur vote: 14 ont estimé qu’il fallaient voter la synthèse, 6 ont estimé qu’il fallait continuer encore un peu la négo et se sont abstenus, 4 ont voté contre. Lors du vote, les 6 qui se sont abstenus ont suivi l’avis majoritaire et ont voté pour, les 4 qui avaient voté contre n’ont pas respecté l’avis majoritaire mais ont préféré ne pas participer au vote (« afin de ne pas empêcher la synthèse » dixit Arnaud sur France Info).

    Sur la validation du mandat:
    Le dimanche matin, l’assemblée générale des délégués s’est à nouveau réunie pour valider les résultats. Différents avis se sont exprimés reprenant les débats de la nuit. Néanmoins, personne n’a remis en cause la synthèse. En effet, si quelqu’un dans la salle estimait que les délégués avaient été trahis il suffisait de demander un vote. En l’occurence, ni Arnaud, ni Thierry, ni Karine, ni Christian n’ont demandé ce vote. Je ne sais pas pour quelle raison mais je crois qu’il aurait été plus simple qu’ils le demandent ce jour-là, cela nous éviterait d’avoir à refaire l’histoire sur le blog de Benoit…

    Donc voilà ce que j’avais à dire, depuis vos premiers messages l’histoire a avancé puisqu’Arnaud a décidé de nous quitter. Je trouve cela dommage car il nous apportait beaucoup. Néanmoins NPS va continuer à se battre parceque notre aventure ne se résume pas aux choix d’un homme, même aussi talentueux qu’Arnaud. Le plus étrange sera lorsque nous nous retrouverons côté à côte pour défendre la 6ème République… J’espère alors que tout le mondre comprendra que personne n’a trahi, que nous avions simplement fait un choix différent et que nous pourrons nous retrouver.

    Le plus tôt sera le mieux car face à la Droite néo-conservatrice tout le monde doit être sur le pont.

    Amitiés socialistes,

    Pierre

  58. eric

    28 novembre 2005 à 18:58

    Question pertinente que j’ai lu sur un autre blog. Les courants théoriquement ça n’existe qu’au moment du congrès sauf s’il n’y a pas synthèse. Puisque synthèse il y a, et que ceux du NPS qui l’ont signé sont très très contents de ce qu’il y a dedans,et qu’ils étaient tellement bons négociateurs qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient, donc à quoi sert NPS maintenant? Si NPS a atteint ses objectifs alors il ne sert plus à rien.
    A moins que NPS maintenant ne soit plus qu’une vulgaire écurie ?
    Pour la 6 ème je dirai à Pierre , merci mais on va se débrouiller sans vous étant donné que vous l’avez sacrifié sur l’autel de la synthèse….
    N’oublions que Vincent Peillon a dit texto que ce n’était pas un point majeur dimanche au Mans. Faudrait savoir ! Non, je le réécris et l’affirme NPS est mort depuis dimanche dernier.

  59. marie

    28 novembre 2005 à 19:04

    Message à Pierre: étonnant, car j’étais au mans, à chauqe AG et je n’ai vraiment pas vécu les choses comme toi! l’histoire a un sens, s’y plonger c’est mieux préparer l’avenir…
    1- le mandat était tres clair: le cote a porté pour un mandat complet, sur la liste complete des amendements et pas un « à minima ». Ayant dénoncé pendant des mois, la mollesse de la motion 1, la gauche « à minima », ce qui figurait ds nos argumentaires, il allait de soi que ce « à minima » n’était pas de la nature de la démarche du NPS
    2- le vote à la majorité a porté sur ce mandat complet. La salle telle que tu la décris n’a pas été « faconnée », genre on reserve les 10 premiers rangs expres. Tout le monde pouvait rentrer, pas de carton d’invitation distribués par Montebourg! désolée cher camarade, mais la salle était majoritairement contre la synthese.
    3- sur la composition de la commission de résolution: elle n’a aucunement soumise au vote. Son contenu a été découvert alors que tout le monde se levait et commencait à quitter la salle. C’est un camarade, et non Arnaud (!), qui l’a lue sur un portable posé sur la tribune… Cette composition ne respectait pas le mandat d’ailleurs: le resultat qui te conforte n’a aucune valeur. Et si 80% de la commission avait été le reflet de 80% des délégués des fédérations, tu crois vraiment que les résultats auraient été les memes???
    4-sur la validation du mandat le dimanche matin, désolé cher camarade, mais ce vote n’est pas « statutaire »: seule la commission pouvait voter en dernier ressort. D’ailleurs, le samedi soir, un camarade a demandé qu’une AG puisse se tenir à la fin de la commission de résolution, Emmanuelli l’a totalement envoyé balader…

    Et si tu as encore quelques doutes sur le déroulement précis de ce congres, je t’invite à revoir le reportage réalisé par Moati diffusé hier sur la 5, dont on sait le sérieux et la neutralité: tu y découvriras combien tout s’est fait dans le dos des militants, combien Montebourg a été sincère jusqu’au bout vis à vis des militants du NPS et combien Emmanuelli-Peillon ont pactisé dans leur unique interet.

  60. St Justine

    28 novembre 2005 à 22:16

    Sur la synthèse, je suis énormément sceptique, et je ne vois pas le NPS s’en sortir autrement qu’avec les postes obtenus et peut-être aussi à obtenir, c’est-à-dire bien peu.

    Sans vouloir focaliser uniquement sur la VIè République, celle-ci est un outil indispensable pour pouvoir faire vraiment mener une politique de gauche. Or, tout ce que nous propose la synthèse, c’est le rafistolage de l’outil Vè Rép.; cependant, cet outil Vè Rép. a été tellement malmené, déjà rafistolé à la vite qu’un énième rafistolage ne sera, premièrement que superficiel, c’est-à-dire encore moins ambitieux que la République nouvelle de la synthèse, et secondo inefficace.

    Evidemment, nous souhaiterions nous retrouver avec Pierre et les anciens camarades du NPS pour faire aboutir la VIè République, car le combat est à mener non seulement au sein du PS car sans lui, pas de changement. Mais il est aussi à mener dans la société…et au sein du NPS.
    Je m’explique: la volonté de Pierre n’est semble-t-il pas parmi les plus répandues au sein du NPSynthèse, puisque Peillon ne la considère, subitement, plus comme un point majeur, mais le discours rôde chez de nombreux responsables locaux, et ce, pas de la manière la plus élégante puisque celle de la motion 1 (du genre « on ne va pas se bloquer sur un chiffre »).
    Scepticisme vis-à-vis de la synthèse, et déception de la mollesse de certains camarades…du NPS.

  61. Passant

    29 novembre 2005 à 06:10

    Hééééééé !!! Les NPSeux minoritarisés : comment on fait quand on ne connait rien aux choses du PS et qu’on souhaite marquer son soutien à Montebourg ?

  62. Emmanuel

    29 novembre 2005 à 13:06

    Marie, j’ai vu le film de Moati sur la 5ème dimanche, et je n’y ai pas vu la même chose que toi. Comme quoi on pourra toujours palabrer des heures sur ces événements sans se comprendre.
    Cessons là les bavardages inutiles et concentrons nous chacun sur ce que nous avons à faire : développer NPS et peser sur le projet du parti pour les uns, développer un nouveau courant avec Arnaud pour les autres.
    Dans tous les cas nous nous retrouverons cote à cote dans un avenir pas si lointain.

  63. Boulgakof

    29 novembre 2005 à 18:16

    Pour info, Moati n’est pas (plus) ce qu’il y a de plus sérieux. Et contrairement à ce que sa barbe et ses mimiques pourrait laisser croire, il n’est pas de gauche. N’avez vous jamais remarqué comment il se débrouillait pour faire masquer par le brouhaha les questions pertinentes?

  64. John Doe

    29 novembre 2005 à 23:41

    Mon cher Passant, tu n’as qu’à adhérer à la convention pour la 6eme République, nous sommes très accueillant.

  65. v.

    30 novembre 2005 à 23:45

    Bonjour Benoit Hamon,

    Je découvre votre blog et le trouve très intéressant, notamment pour le traitement terrain de votre aventure européenne.

    J’ai cependant une divergence concernant le présent post sur la directive services.

    Pour moi, le PPO ne concerne que les conditions d’accès aux professions : par exemple, en Italie, il y a besoin d’un diplôme pour être manucure, alors qu’en France il n’y en a pas besoin. La directive services permettra au français d’aller faire de la manucure en italie.

    Basé sur le principe de la réciprocité, ce PPO ne me gêne pas, c’est ça l’Europe, on doit se faire confiance.

    En revanche, le PPO ne s’applique pas sur la pratique dans le pays d’exercice, ie si un plombier polonais vient travailler en France, il le fait en respectant le droit du travail français et l’ensemble des autres contraintes juridiques, notamment commerciales.

    Donc si c’est ça, si j’ai bien compris, je ne vois pas bien où se situe le « dumping social ».

    Pouvez-vous m’éclairer ? Merci d’avance.

  66. Benoît Hamon

    1 décembre 2005 à 15:17

    Quelques précisions en réponse à ces questions sur la directive services et sur le PPO :

    1- La question de la reconnaissance des qualifications professionnelles est déjà largement réglée par la DIRECTIVE 2005/36/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Dans ce dossier, suivi de près au PE par le groupe PSE, dirigé en l’occurrence par Evelyne Gebhardt (qui deviendra ensuite rapporteure du PE sur la directive services/Bolkestein), le groupe PSE a eu à cœur de permettre la libre circulation des travailleurs, tout en garantissant, par des mesures d’harmonisation, qu’il n’y ait pas de course au rabais entre les pays quant aux niveaux de formation.

    Aujourd’hui, nous restons attachés aux libertés de circulation garanties par les traités européens (personnes, services et travailleurs notamment) mais dans une démarche d’harmonisation, pour que ce grand marché unique européen ne se transforme pas en un grand « far West » déréglementé, ou tous les dumpings seraient autorisés, mais au contraire un espace ou tous les citoyens, en tant que travailleurs, entrepreneurs ou consommateurs, peuvent à la fois bénéficier du grand espace économique européen tout en étant protégés partout dans leur droits (au niveau social, au niveau de la protection de la santé, de l’environnement etc.).

    S’il y a aujourd’hui un problème quant à la libre circulation des manucures en Europe, il faut bien entendu y remédier, au besoin en modifiant la directive précitée sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.

    2) Quant au PPO, au plombier polonais et au droit du travail français, une réponse sur la forme et une sur le fond. Sur la forme, je n’aime pas beaucoup cette référence constante à la figure du « plombier polonais ». Cette formule, mentionnée pour la première fois par Frits Bolkestein, renvoie à l’idée selon laquelle les opposants à la directive seraient xénophobes et oublieraient leur devoir de solidarité avec les nouveaux Etats membres de l’UE. En réalité, nous savons bien qui sont ceux aujourd’hui, notamment dans les négociations budgétaires européennes, qui demandent une diminution du budget européen et des dépenses en faveur du développement des nouveaux Etats membres.

    Sur le fond, quant au droit applicable à l’exercice d’une activité de service quelconque en France par un travailleur (indépendant ou salarié) ressortissant d’un autre pays européen, là est bien la question fondamentale.

    Il faut savoir que les déplacements dans l’UE des travailleurs salariés sont déjà réglementés par la directive sur le détachement des travailleurs, qui organise un système par lequel, grosso modo, les travailleurs détachés dans un autre pays sont soumis aux dispositions de droit du travail du pays où ils travaillent. La Commission affirme ne pas vouloir toucher cette directive, mais en réalité vise, avec la directive Bolkestein, à démanteler toutes les mesures et les instruments qui permettent aux inspections du travail nationales de vérifier que la directive détachement, càd le respect par les travailleurs détachés et leurs employeurs du droit social et du travail national, soit effectivement appliquée. Lors du vote de la Commission des affaires sociales du PE (avis Van Lancker) sur la directive services, la gauche a obtenu que le droit social, le droit du travail et la directive détachement soient préservés (de jure et de facto) de l’impact de la directive services. Mais la question va se poser à nouveau lors du vote en plénière.

    Pour ce qui est des travailleurs indépendants, la proposition est encore beaucoup plus dangereuse. En cette matière c’est bien l’application intégrale du PPO qui est proposée par la Commission Européenne, autant pour les conditions d’accès au marché national que pour les conditions d’exercice du service. La rapporteure (SPD allemande) Evelyne Gebhardt a proposé un amendement de compromis qui réserve l’application du droit du pays d’établissement du prestataire de service pour ce qui est de l’accès au marché et celle du droit du pays de destination du service pour les conditions d’exercice du service. Malheureusement la majorité de droite de la commission du marché intérieur du PE a rejeté cet amendement et est revenue à l’application intégrale du PPO, avec le soutien des députés UMP.

    En conclusion, la directive services organise bel et bien en Europe non seulement le dumping social, mais un dumping qui s’étend à toutes les législations et réglementations (santé publique, protection de l’environnement, protection des consommateurs, sécurité etc.), à tous les aspects du secteur des services. En installant le PPO comme principe fondamental du marché intérieur des services sans aucune harmonisation préalable, il est évident que les entreprises de services s’installeront en priorité dans les pays à la réglementation plus laxiste et moins coûteuse, et que les Etats entameront un cycle infernal de dérégulation pour attirer et conserver des emplois et des contribuables.

    Cette directive est fondamentalement nuisible et dangereuse, c’est pourquoi je voterai en faveur du rejet de l’ensemble du texte. Je voterai, en cas d’échec de la motion de rejet, en faveur des amendements qui tendent à atténuer les effets néfastes du texte, en protégeant autant que faire se peut les services d’intérêt général, en combattant le principe du pays d’origine et en essayant de sauvegarder la capacité des autorités publiques de réguler et de légiférer pour protéger l’intérêt général.

    Benoît Hamon

  67. Amélie

    23 août 2006 à 19:55

    je relis les posts de nos camarades RM quelques mois après… ces belles leçons de morale… aujourd’hui Arnaud Montebourg parle de la nécessité du compromis et des alliances. je ne comprends pas.
    la motion 1 me semblait moins chocante que les propos de Ségolène sur l’encadrement militaire des jeunes.
    alors ?

  68. marc

    29 août 2006 à 11:10

    Benoît Hamon, le troisième leader du courant. «Aux yeux du peuple de gauche, François Hollande est celui qui offre le maximum de garanties.»

    Peut on avoir des explications ? Le choix est déjà fait ?

  69. Antoine

    29 août 2006 à 20:14

    Une dépèche AFP vient de le confirmer… Benoit tu nous déçois énormément. Comment peux tu nous dire à La Rochelle qu’il va y avoir un débat et ensuite annoncer deux jours après que tu choisis Hollande.

    En plus, l’AFP a raison de rappeler :
    « le NPS a été fondé en 2003, après l’échec de Lionel Jospin, contre l’orientation de continuité du premier secrétaire ».

    Merci Benoit de nous avoir mené en bateau. Quel déception… j’espère que tu as au moins négocié un poste de ministre pour ça…

    Tout ça me donne envie de pleurer.

Réagissez !

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aie crainte de la chèvre. Amadou Hampaté Ba